Alfheim

Le Royaume d’Alfheim

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Introduction :

Alfheim est le principal pays des elfes du « monde connu » du continent de Brun  et l’une des plus puissantes nations elfiques de  Mystara. Il s’agit donc de la patrie elfique par excellence,

La terre d’Alfheim est autant renommée pour les mystères de ses forêts pleines de magie que pour le savoir et la vaillance de ses habitants elfiques.

Il n’est donc pas étonnant qu’on n’y trouve quasiment que des elfes sous les frondaisons des arbres immémoriaux de cette forêt.

 

Géographie :

La forêt d’Alfheim est appelée Canolbarth d’après le nom du premier des magiciens qui la créa. Canolbarth se situe au sein des frontières de la nation humaine de Darokin mais est indépendante.

Certains érudits nomment Selinar la partie orientale de la forêt, mais ce nom s’applique plus exactement aux quatre lacs qui s’y trouvent.

Alfheim s’étend sur une plaine qui s’élève en pente douce depuis la vallée de la rivière Streel à l’ouest vers les montagnes de l’Altan Tepes au nord-est et les montagnes de Cruth au sud.

La forêt est principalement constituée de chênes géants, hauts d’une trentaine de mètres, aux branches entremêlées de façon si dense que peu de lumière arrive au sol. Elle est appelée forêt magique car une intense magie est nécessaire pour maintenir à la fois chaque arbre individuellement et l’écologie toute entière.

En effet, Alfheim était jadis une steppe aride avec quelques petits chênes. Les elfes firent augmenter les précipitations locales grâce à la magie. Ainsi vivifiés, les chênes se transformèrent en versions géantes d’eux-mêmes.

L’incroyable volume d’eau que génèrent les pluies nocturnes est drainé par les rivières d’Alfheim. Elles se jettent toutes dans le Déversoir, qui conduit les eaux de ruissellement de la forêt vers la mer à travers un système de cavernes.

Alfheim possède des villages, des villes, des centres claniques et ses légendaires nœuds de magie, bons et mauvais. Des chemins elfiques maillent les centres claniques entre eux et une large route commerciale relie par l’ouest la ville d’Alfheim à Darokin et au reste du monde.

L’histoire d’Alfheim telle que la racontent les elfes

Longtemps avant que les hommes ne découvrent le langage, les elfes prospéraient sur la terre enchantée d’Evergrun. Les arbres y étaient grands et les forêts verdoyantes. Nos frères animaux nous fournissaient le gibier et honoraient nos flèches de leur mort. Là, nous apprîmes la voie de la forêt, comment partager ses bienfaits avec tous ses occupants et nous étions heureux.

Mais dans un pays lointain, à l’autre bout du monde, l’empire maléfique de Blackmoor grandissait et enserrait toute la terre de ses tentacules. Lorsque les gras prêtres-marchants de Blackmoor atteignirent les rivages d’Evergrun, le peuple elfique fut stupéfait et ébloui. Dans notre folie, nous les accueillîmes à bras ouverts.

Mais les hommes de Blackmoor ne faisaient pas seulement commerce de biens. Ils vendaient aussi des idées : des idées éblouissantes, mais dont la substance était corrompue. La sagesse des elfes fut balayée par ces idées et ils commencèrent à pratiquer les arts noirs enseignés par ces intrus venus de loin.

En effet, le produit de ces arts était beau, mais son usage vicié. Ils polluèrent les forêts d’Evergrun. Les plus sages d’entre nous fuirent ces artifices à la recherche de terres que la vilenie de Blackmoor n’avait pas encore touchées ; c’est ainsi que la race des elfes fut sauvée.

Bientôt les dieux intervinrent et châtièrent Evergrun par la Pluie de feu, en même temps que Blackmoor fut frappé. La terre, la lune et le soleil changèrent de place et les glaciers descendirent des montagnes pour ne plus repartir.

Ceux parmi les elfes qui ne périrent pas sous la Pluie de feu se rassemblèrent dans le pays jadis connu comme Grunland, dans ce qui est maintenu connu comme le continent méridional. Pourtant, là aussi, le blasphème de Blackmoor se fit sentir. Sans se laisser perturber par la colère des dieux, des elfes faussement sages de cet endroit voulurent maintenir la pratique des vils arts qui avaient mené Evergrun à sa perte.

Ilsundal, le plus sage parmi nos ancêtres, ne souffrit pas de les écouter. Il rassembla ses fidèles (ceux qui connaissaient la voie de leurs aïeux et ne prêtaient pas l’oreille aux propos des sages corrompus) et les mena vers le nord du continent sauvage. Au temps de la gloire d’Evergrun, cette terre sauvage n’était que neige et hiver, mais les récits qu’on rapportait maintenant parlaient de soleil, de prairies et … d’arbres.

Grandes furent les peines et les épreuves de cette longue marche, et les pertes de notre peuple furent terribles. Néanmoins, ils découvrirent dans le nord une terre lumineuse et boisée qu’ils baptisèrent le royaume Sylvain, où ils s’établirent.

Et Ilsundal devint un Parangon immortel, un dieu parmi les elfes, dont l’amour pour son peuple était si grand qu’il nous fit cadeau de l’Arbre de vie. Le royaume Sylvain grandit en beauté sous les branches de l’arbre sacré.

Mais vint le jour, après plusieurs dizaines de printemps, où le pays Sylvain ne put plus abriter tous les chasseurs et toute la magie des elfes. En explorant au-delà des limites de leur forêt protectrice, les elfes découvrirent trop d’humains dont les champs écorchaient la terre tout autour des bois. Nos pionniers devaient découvrir un autre chemin pour quitter le royaume Sylvain.

Et voici que vint Maelinden l’Astrologue, sage parmi les plus sages de nos guides, qui découvrit la voie de l’Arc-en-ciel. Il rassembla autour de lui ceux parmi les clans qui cherchaient une nouvelle terre et pria Ilsundal de les guider. À chaque clan, Ilsundal offrit un surgeon de l’Arbre afin qu’il devienne l’arbre de vie de chaque clan. Riche de ce présent, Maelinden conduisit les elfes sur la voie de l’Arc-en-ciel vers leur nouveau foyer.

Hélas, ce nouveau foyer était lui aussi envahi par les Hommes tueurs de forêts. Sans se décourager, les clans continuèrent plus au nord, jusqu’à découvrir les steppes désolées qui s’étendent entre les montagnes d’Altan Tepes et Roclogis. Aucun homme, demi-homme ou nain ne voulait de ces terres arides, mais Maelinden le sage vit les promesses dont elles étaient porteuses.

Les mages elfes se réunirent. Plusieurs années durant, de grandes cérémonies furent célébrées. Finalement, la terre bougea, les nuages de pluie dévièrent de leur route habituelle… Et l’eau du ciel se déversa sur Alfheim.

La terre avide but toute l’eau, mais les plantes ne poussèrent pas. De nouveaux rituels furent accomplis et la terre but l’eau à nouveau, mais les plantes ne poussèrent toujours pas. Pour la troisième fois, les mages chantèrent et le peuple elfique pria. Et quand les pluies vinrent une fois de plus, la soif de la terre fut étanchée et les plantes poussèrent enfin.

Alors, il advint que d’autres furent jaloux de notre nouvelle forêt. Mais nous connaissions maintenant bien l’humanité et nous étions préparés à leur traîtrise. Nos archers connaissaient leurs cibles et la nouvelle forêt trahissait chaque pas de l’envahisseur. Nous défendîmes la forêt contre tous les assaillants jusqu’à ce chaque homme, nain ou demi-homme reconnaisse qu’elle était