Vive la vaisselle !

Amis parents qui culpabilisez de mettre vos enfants aux tâches ménagères manuelles, cet article est pour vous !

Nous avons tous constaté autour de nous, l’augmentation des allergies diverses et variées chez les enfants et même chez les adultes tout au long de la vie. Les causes en sont probablement multiples; La pollution automobile, la pollution atmosphérique ou les allergènes ont déjà été identifiés comme favorisant ces allergies.

A contrario, plusieurs études ont montré qu’une exposition précoce aux bactéries réduisait le risque d’allergies de l’enfant.

L’étude suédoise qui récure les idées reçues :

C’est le cas d’une étude suédoise publiée dans la revue scientifique Pediatrics, qui suggère dans ses conclusions que laver la vaisselle à la main réduirait les risques d’allergies chez les enfants…

En effet, selon les chercheurs suédois, le lavage de la vaisselle à la main, exposerait les enfants aux microbes, contribuant ainsi à renforcer leurs défenses immunitaires et permettant de diminuer le risque de développer des allergies.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont analysé les résultats d’un questionnaire portant sur l’asthme, l’eczéma et la rhinoconjonctivite, soumis à 1 000 enfants, âgés de 7 et 8 ans. Les antécédents familiaux d’allergies ainsi que les habitudes alimentaires depuis la naissance de l’enfant ont été pris en compte. Les données recueillies ont ensuite été corrélées avec l’utilisation d’un lave-vaisselle ou non par les parents.

Résultat : les scientifiques remarquent que les enfants élevés dans une famille ou la vaisselle est lavée à la main souffrent d’environ deux fois moins de phénomènes allergiques que les enfants élevés dans des familles ou la vaisselle est lavée à la machine

Dans le détail, sur les 1029 enfants, 38% de ceux souffrant d’eczéma ont des parents qui utilisent un lave-vaisselle à la maison, contre 23% chez les enfants dont les parents font leur vaisselle à la main. Les résultats concernant l’asthme soulignent également une nette diminution: 7,3 % des enfants issus d’un foyer qui possède un lave-vaisselle y sont sensibles, contre 1,7% issus d’un foyer faisant la vaisselle à la main.

L’hypothèse hygiéniste et la théorie des vieux amis :

Bien sur, cette étude ne permet pas dire que les enfants deviendraient allergiques à cause de la machine à laver la vaisselle. Elle tend néanmoins à confirmer l’existence d’une corrélation microbes-allergies, appelée «hypothèse hygiéniste». Elle a notamment permis de constater qu’un environnement trop aseptisé pourrait être à l’origine du développement des allergies.

De nombreuses recherches et études avaient déjà étudié ce lien. David Strachan, alors chercheur à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, expliquait déjà dans une étude en 1989, qu’il existait un lien entre l’exposition aux microbes durant la petite enfance et l’épidémie d’allergies.

Voire, le lien entre nous et les bactéries serait plus subtil encore…

En effet, Graham Rooke dans une publication en 2003, suppose que seuls quelques-uns, qu’il nomme nos « vieux amis », sont nécessaires. Ces bactéries, virus ou parasites existent depuis des dizaines de millénaires et ont coévolué avec l’Homme, pour composer par exemple notre flore intestinale. Le lien symbiotique qui nous unit permettrait aux enfants de développer des défenses pleinement efficaces, leur évitant l’allergie. En revanche, les virus du rhume ou de la grippe n’auraient aucun intérêt pour l’immunité.

Mais, amis parents, vous l’aurez compris, l’essentiel de l’intérêt de ces études n’est pas là...

Les taches ménagères c’est pour ton bien !

En effet, finies les récriminations voire les culpabilisations du genre  » Pourquoi on continue à faire la vaisselle à la main et que l’on a pas de lave vaisselle comme tous les parents de mes copains ? » ou « Ranger ma chambre ça sert à rien !  » ou bien « Pourquoi je passerais le balai, on n’a qu’à embaucher une femme de ménage, ça fera de l’emploi… » .

Je nous entends déjà leur répondre : « Mais mon petit chéri, la vaisselle à la main c’est pour que tu n’aies pas d’allergies graves » ou « Ma choupinette, ranger et balayer toi même ta chambre, c’est pour t’éviter les réactions aux méchants acariens…« .

Rien que pour le plaisir de prononcer ces petites phrases en toute bonne foi, moi je dis que l’on devrait donner un prix Nobel de médecine éducative à ces chercheurs suédois !

 

Sources et remerciements :

Un grand merci à Rabah pour m’avoir alerté sur le sujet de cet article (Rabah, continue à m’en envoyer de cet acabit...)

L’article complet de la revue « Pédiatics »: Lien

La recherche pour l’hypothèse hygiéniste

Futura Sciences, pour la théorie des vieux amis

Les blogs de Luc Perino et Albert Amgar pour la réflexion sur ces sujets

20 minutes et Docbuz pour les articles sur le sujet

Neige à la Chenevarie

Souvent on entend dire : « Vous, les montagnards, vous avez toujours la pêche ! C’est normal, vous vivez au grand air, vous faites du ski, des raquettes, de la randonnée.. ».

Au risque de casser le mythe, je suis bien obligé de dire que la véritable raison de notre condition physique est ailleurs : c’est la pratique assidue de la pelle à neige !

En effet, à l’instar du commun des mortels, nous sommes obligés de prendre notre voiture pour aller bosser et pour cela, encore faut-il réussir à la sortir du garage…Pas toujours très simple quand il est tombé plus de 70 cm de neige en deux nuits…

Mais reprenons depuis le début…

Or donc, ce matin, alors que le jour était à peine levé, je contemplais la neige qui tombait dru sur le hameau de La Chenevarie à Lans en Vercors :

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Je décidais donc de faire le tour de la maison pour juger de la situation et surtout, de l’ampleur de la tache…

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Résultat de l’examen de la situation : plus de 70 cm et une surface assez importante à déblayer pour deux fonctions vitales : accéder au tas de bois de chauffage et sortir la voiture…

Je commence alors à me dire que le plan que je caressais d’aller faire un peu de photo de paysage sous la neige est assez compromis et que, si je ne me speede pas un peu, je vais être carrément à la bourre au boulot…

Pas d’autre choix que d’empoigner le traineau et la pelle à neige, faire chauffer l’huile de coude, débrancher le cerveau et s’y mettre…

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Après plus de 2 heures et demie d’efforts, la plateforme devant les garages et l’accès au tas de bois sont enfin déblayés…

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Je réalise alors que je n’ai pas vu le temps passer et que je me sent bien, en forme et même tout guilleret….Je lève la tête et m’aperçoit que la neige s’est arrêté de tomber et qu’un rayon de soleil perce les nuages…

Sans plus me soucier de l’heure, je décide d’aller faire un tour dans le hameau et de profiter de l’instant.

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Mais les meilleures choses ayant toujours une fin, il est grand temps de reprendre la route pour aller voir si le monde continue de tourner…

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Je m’arrête néanmoins à mi-pente du chemin qui rejoint la route, pour profiter une dernière fois de cette matinée, me disant que je suis vraiment un privilégié de pouvoir vivre ici…

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Finalement, c’est peut être pour ça que l’on a tant la pêche à la montagne

 

Connaissez vous les Troffs ?

Non ? Et pourtant, je suis sûr que vous en avez déjà croisé des quantités…

En effet, le Troff est une espèce endémique qui vit et prospère surtout dans les forums et autres blogs, et plus précisément dans les commentaires de bas de page.

Comme son cousin le Troll, il ne produit rien par lui même mais se nourrit de la critique des autres. Heureusement, il a (parfois) une intention pédagogique, somme toute positive, de nous aider à améliorer notre écriture; c’est son coté professeur refoulé…

Le Troff est donc un croisement génétique de pollueur de forum et de gentil pédagogue refoulé.

Oh, bien sur, il n’est pas très malfaisant; au début, on le trouve même instructif et pertinent dans ses corrections. En effet, dans le principe, il n’a pas tort : bien écrire le français c’est le meilleur moyen de pouvoir communiquer avec tout le monde et d’éviter les replis communautaires ou les modes de langages qui excluent les autres.

Malheureusement, on déchante vite…

Tout d’abord, vous remarquerez qu’il n’expose jamais sa propre pensée...Il se contente de corriger la forme de celle des autres sous prétexte que les inexactitudes et fautes la rendent inintelligible…

Ensuite, il n’aime rien tant que de s’attaquer à des articles de journaux nationaux comme Le Monde ou le Figaro et mettre en évidence LA coquille à la ligne 4 de l’article…Et il développera toujours le même argument : « Ils devraient embaucher des correcteurs au Monde ou arrêter de faire rédiger par des stagiaires.. ».

Vous aurez bien sûr compris le sous-entendu, tellement il est évident : « Pourquoi ne m’ont-il pas embauché, moi, à la place de cet incapable qui ne sait même pas écrire convenablement notre noble langue ? ».

La réponse à sa question est pourtant évidente : pour écrire dans un journal national, il faut bien sûr maitriser la grammaire et l’orthographe mais il faut surtout avoir des idées et un peu de style…Et ça, ça ne s’append pas en lisant et relisant le Bescherelle…Ce serait trop simple…Être journaliste, c’est un vrai métier, n’en déplaise à tous ceux, qui tapant sur le clavier, se pensent déjà comme les nouveaux Sainte Beuve

Parfois, comme je l’ai lu la semaine dernière, il se permet même d’intervenir sur l’orthographe de l’article, alors que tout le monde discute du deuil de la famille d’un manifestant dans le Tarn…Car le Troff ne tient pas compte du contexte ou de l’émotion, ce sont des données secondaires pour lui tant qu’il arrive à placer sa pique et à montrer sa science…

Et surtout, il n’a pas conscience qu’il crée l’exclusion et diminue l’échange intergénérationnel en faisant fuir les plus jeunes et tout ceux qui ne maitrisent pas, comme lui, le français académique.

Et c’est là où il est quasiment aussi malfaisant que son cousin le troll ; en effet, on finit par ne retrouver que les mêmes types de personnes qui osent exprimer leur pensée en bas de page. Les autres ? Ils sont partis vers d’autres forums où on ne les culpabilise pas à chaque fois qu’il veulent réagir sur un évènement…

Car enfin, personne n’a envie de se sentir comme un gamin de 8 ans, face à son instit, qui lit à haute voix pour toute la classe, les fautes qu’on a commises…

Et enfin, pour nous consoler ou pour essayer de le calmer un peu quand on le croise trop souvent, on peut lui raconter l’histoire de son ancêtre le Troffus. Celui-ci sévissait dans les académies littéraires françaises jusqu’au XVIème siècle : à force de rejeter toutes les tentatives d’innovations linguistiques proposées au latin, un beau jour, il se réveillât avec une nouvelle langue officielle en place, le français, et son cher latin, n’était plus qu’une langue morte…

Au moment de clôturer ce petit billet d’humeur grisâtre, une inquiétude sournoise m’étreint…Et si j’avais fait des fotes d’aurtografes, de grand-mère ou de conjusgayzon dans mon article ?

Bref, vais-je me faire Troffer allégrement ?

Je préfèrerais mille fois que l’on prolonge ou que l’on contredise ma pensée, par quelque argument bien troussé ou bien étayé…

A vous la plume numérique…

 

 

Répétition au Bolchoï

– Non, non et non, Irina Garzettova !

Cela fait dix fois que je vous le dit : vous n’êtes pas prête ! Et la grande première du spectacle est dans moins d’une semaine….

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– Mais Monsieur Martin, je fais pourtant de mon mieux…

– Et bien ce n’est pas suffisant ! j’ai été engagé spécialement pour vous faire répéter et, foi de Martin Pêcheur, vous allez travailler vos figures !

Bon, reprenons, faites moi quelques pas simples et gracieux :

–  Et bien, ce n’est pas gagné…On dirait une poule d’eau…

– Ah non, vous faites erreur Monsieur Martin, les poules d’eau sont des Gruiformes comme les grues, les râles d’eau, et les foulques, alors que nous, les aigrettes garzettes sommes des Pelecaniformes comme les pélicans, les ibis ou les hérons…

Et nous sommes même précisément de la famille des Ardeidae comme les hérons, les butors, les crabiers et autres blongios…

– Oui, admettons, mais ici c’est un cours de danse pas un leçon de sciences naturelles…

Allez, faites moi la figure avec les ailes déployées maintenant :

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M’oui…C’est mieux mais ce n’est pas encore ça…Quand vous déployez vos ailes, l’important c’est d’essayer de capter la lumière afin de donner de la transparence diaphane à votre mouvement, vous me suivez ? Allez, essayez encore !

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Bon, là, c’est mieux ! Passons maintenant à des figures plus aériennes; je veux qu’on ait l’impression que vous ne touchez pas terre, que vous êtes soulevée par la grâce; vous pouvez me faire ça, Irina Garzettova ?

– Je vais essayer monsieur Martin…

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– Bien, bien, c’est pas mal ! Il faut reconnaitre que vous faites preuve de légèreté pour votre gabarit….

-Mais Monsieur Martin, je ne mesure qu’environ 65 cm et je pèse entre 500 et 650 gr, ce n’est pas beaucoup par rapport à mes cousins les hérons ou les grues…

– Bah, vous savez moi je mesure 16 cm et je pèse 40 gr et je suis réputé pour mon vol acrobatique en rase motte sur l’eau, entre 40 et 45 km/h. Alors ça ne m’impressionne pas…

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Mais, nous ne sommes  pas là pour parler de moi….Bon, faisons une petite pause avant de passer à la suite.

Mais, mais, vous êtes en train de manger durant la pause ! Et votre régime ? Et d’abord, que mangez vous donc là ?

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– Oh, que des choses naturelles et protéinées…Généralement, je me nourris de petits poissons, de lézards, de grenouilles, d’insectes aquatiques et de petits crustacés.

– Et comment arrivez vous à trouver une telle diversité d’aliments ?

– Oh, c’est simple, je me balade au bord des berges là où l’eau est peu profonde et je marche lentement les ailes partiellement déployées pour réduire la réverbération du soleil et procurer de l’ombre afin d’attirer quelque proie sous la surface de l’eau.

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Puis, je me sert de mes pattes pour remuer un peu l’eau. Je peux même me tenir debout sur une seule patte, tandis que je remue la vase avec l’autre pour effrayer les poissons, ou faire des vagues pour amener mes proies près de mon bec.Et là, je les attrape ou je les transperce d’un coup de bec ! Et je n’ai plus qu’à les ingurgiter….Miam, miam…

– Oui, bon, reprenons.

D’ailleurs, voilà votre partenaire qui arrive pour travailler les scènes à deux…

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– Euh, vous voulez dire que je vais danser avec la grande aigrette en personne ?

– Ben, oui, pourquoi ? Ça vous pose un problème ? Je pensais que vous étiez de la même famille ?

– Oui, enfin, on porte le même nom de famille mais uniquement dans le langage commun…

Nous sommes effectivement toutes les deux de la famille des Ardeidae mais, nous les aigrettes garzettes, notre véritable nom c’est Egretta garzetta  alors que le sien c’est Ardéa alba.

Et on ne se rassemble pas tant que ça. D’abord, elle est beaucoup plus grande que moi avec ses 105 cm et son envergure de 140 à 170 cm. Et puis, elle pèse 2 à 3 fois plus que moi avec ses 1 000 à 1 500 g…

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Ensuite, nous avons un bec gris/noir et elles un bec jaune ! Et puis nos costumes n’ont rien à voir…

– Comment ça, rien à voir ? Mais vous portez toutes les deux un justaucorps et un tutu blanc…

– Oui mais nous les garzettes nous avons un collant noir et des chaussons jaunes alors que les grandes aigrettes ont un collant noir et des chaussons noirs...

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– Certes, certes mais vous avez beaucoup de points communs à ce qu’on m’a dit….

D’abord, vous mangez sensiblement la même chose toutes les deux et vos techniques et lieux de pêches sont identiques même si votre cousine la grande aigrette s’aventure parfois dans des zones plus profondes :

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Et puis vous nichez toutes les deux dans les roselières, les zones broussailleuses humides ou les arbres près de l’eau, même si vous les garzettes vous pouvez être à une hauteur de 20 mètres et les grandes aigrettes rarement au dessus de 12 m !

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Le nid est une plate-forme faite de brindilles ou de roseaux. Vos femelles y déposent 3 à 5 œufs bleu verdâtre clair et l’incubation dure environ de 21 à 25 jours, partagée par les deux parents.

Et puis surtout, il y a cette fameuse aigrette qui vous a donné votre nom de famille !

A la saison des amours, de très longues plumes ornementales, appelées aigrettes ou crosses, descendent des épaules ou de l’arrière du crane, et tombent sur votre queue ou sur le bas du dos.

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C’est d’ailleurs cette aigrette qui a également failli vous perdre toutes les deux

En effet, la beauté de ces plumes est telle qu’elles étaient très recherchées pour les chapeaux des dames ou pour les costumes de music-hall. Les chasseurs et les piégeurs vous avaient quasiment décimées en Europe de l’ouest. Heureusement, aujourd’hui, ces pratiques sont interdites en Europe et vous et vos cousines êtes protégées…

Mais trêve de bavardages et revenons à la danse car votre partenaire arrive :

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– Bien le bonjour grande aigrette ! Je présume vous avez bien lu le scénario qui sert de base à ce ballet ?

– Corr ! Corr ! On m’a juste dit de venir pour la répétition et qu’on m’expliquerait tout…

– Ah, ces stars…Bon, je vais vous le raconter…Il s’agit d’un projet avant-gardiste pour cette noble institution : nous allons créer un ballet sur l’amour sans frontières entre deux individus différents mais qui s’aiment….Et ça ne plait pas à leurs familles qui voient cette union d’un mauvais oeil…Un genre de Roméo et Juliette ou de West side story moderne quoi…

Mais aujourd’hui, nous n’allons travailler que la rencontre et le début de l’amour entre ces deux êtres de lumière…Si ce premier acte obtient du succès auprès des abonnés, nous écrirons la suite de l’histoire avec, en particulier, la réaction des familles…

Donc, voilà l’histoire :

« Il était une fois une aigrette garzette de bonne famille qui s’ennuyait sur sa rivière…

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Ses parents voulaient la marier avec un autre jeune homme de bonne famille qui ne lui plaisait pas…

Elle en était à se demander s’il ne vaudrait mieux pas qu’elle fugue et qu’elle aille migrer là bas, très loin au sud, vers un territoire magique de liberté dont parlent les romans et qu’on appelle la Camargue, quand il apparut….

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Il était grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud et le poisson frais…En une fraction de seconde notre aigrette garzette tomba amoureuse…

Mais pas question de lui donner l’impression qu’elle était une oie blanche facile à plumer…Elle mima l’indifférence…

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Mais alors qu’il se rapprochait, son plumage l’éblouissait et elle avait de plus en plus de mal à rester distante…

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Il s’approcha d’elle lentement, jusqu’à la frôler. Son parfum l’envouta, sa tête tourna et elle fut sur le point de succomber et se laisser aller dans ses ailes si belles…Mais, non, elle n’était pas n’importe qui, elle ne pouvait pas céder comme ça…

 Il la regarda dans les yeux, mon dieu qu’il était beau avec son grand bec jaune….Et tenta de toucher son bec…Dans un immense effort de volonté, elle détourna la tête et contempla d’un air détaché le cours de la rivière…

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Surpris par sa réaction, il commença à s’éloigner doucement de la belle et farouche garzette…

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– Comment ? Mais ce grand imbécile n’a rien compris ! Mais c’est qu’il a l’air de vraiment s’en aller…Que vais je devenir s’il me laisse ici?

Allez ! Au diable les convenances et les bonnes manières, je me lance !

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Elle s’approcha doucement de lui, mettant en valeur au mieux possible la beauté de ses ailes

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Il se pencha vers elle, la regarda intensément dans les yeux, et il toucha son bec….

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 La belle garzette se laissa aller tout contre lui, tout à son bonheur, indifférente aux conséquences de son acte….Elle était enfin heureuse comme elle l’avait toujours rêvé…

– Rideau ! Voilà c’est la fin de l’acte I, dit monsieur Martin.

Maintenant c’est aux spectateurs de décider : s’il veulent la suite de ce ballet, il faut qu’ils le manifestent par leurs commentaires (bas de page ou via Facebook)…Le metteur en scène a déjà prévu la suite mais il attend pour achever de l’écrire…

En attendant, Irina Garzettova et la Grande Aigrette, vous avez du travail !

Allez, on reprend le premier mouvement et avec de la grâce s’il vous plait !

Une, deux trois, quatre, une, deux…

A suivre ?

 

Liens et remerciements :

Toutes les photos ont été prises entre la mi-septembre et la mi-octobre à la Réserve naturelle de Printegarde dans la Drôme.Il n’y a donc pas de photos de la grande aigrette avec ses aigrettes ou crosses car la période nuptiale était passée (mi-avril à juillet).

Mon album photo : Pour ceux qui veulent retrouver toutes les photos d’Irina Garzettova en meilleure résolution

La hulotte : et oui, on en revient toujours à La Hulotte dont je m’inspire pour ces petites histoires éducatives

Wikipedia, pour les généralités sur les aigrettes et martin pêcheur

Oiseaux.net pour les fiches détaillées sur les aigrettes et martin pêcheur

Oiseaux-birds.com avec des infos et de belles photos, en particulier de l’aigrette nuptiale de la grande aigrette

Cahiers d’Habitat « Oiseaux » avec plus d’infos sur l’aigrette garzette

Et si vous avez aimé ma petite histoire vous pouvez lire les autres de la même série dans : Les reportages

Vernissage de toiles

Aujourd’hui, s’ouvre le vernissage de la Grande exposition des meilleures toiles des artistes de la prairie !

Après de multiples débats passionnés entre les membres du jury, il a été décidé d’ouvrir nos murs à toutes les différentes écoles d’artistes.

Vous pourrez donc admirer, exceptionnellement, dans notre galerie :

  • les toiles géométriques de l’école des Orbitèles
  • les toiles en amas de l’école tridimensionnelle
  • les toiles de l’école dissidente des naturalistes


Les toiles géométriques :

A tout seigneur, tout honneur…Évidement, les artistes de l’école orbitèle sont les plus connus du grand public et tout le monde a déjà pu observer au moins une de leurs oeuvres.

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Il faut avouer que leur art de la structuration fascine les critiques d’art. Chaque artiste intègre une logique mathématique qu’il sublime, pour l’adapter à sa propre inspiration.

On reconnait d’ailleurs sa « patte » au nombre de rayons dans son oeuvre : par exemple, 21 rayons pour l’épeire angulaire, 32 rayons pour l’épeire fasciée, 42 rayons pour l’épeire soyeuse. Bien sur, ces chiffres sont des moyennes et certains artistes aiment à se distinguer en en produisant plus ou moins que l’habitude dans leur famille…

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Leur palette de matériaux pour créer leur toile est également très large.La majorité de ces artistes produisent le plus souvent 6 types de soies :

  • l’une pour les disques de fixation de la soie,
  • la seconde pour les fils de sécurité,
  • la troisième pour la soie pour emballer les proies, la couche externe des cocons et la toile spermatique chez le mâle,
  • la quatrième pour la couche interne des cocons ,
  • la cinquième est un liquide visqueux qui enduit les spires,
  • et la dernière donnant le fil spiral lui-même).

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Pendant longtemps, on s’est interrogé sur la composition de la matière première qui leur sert à composer leur toile : la soie…

On sait aujourd’hui, grâce à l’indiscrétion de certains artistes, qu’elle est composée en majorité de deux protéines qui sont la fibroïne et la séricine. La fibroïne est le plus gros constituant de la soie d’araignée car il représente 63,1% de la composition et la séricine 22,58%. Mais cette composition peut varier suivant son utilisation et les artistes gardent jalousement leurs secrets de fabrication…

Fritz Vollrath, chercheur au Département de zoologie de l’Université d’Oxford précise qu’elle a une densité six fois plus faible que l’acier tout en étant cinq à dix fois plus résistante que celui ci.

Qui plus est, celle de certaines épeires peut subir un étirement de plus de 40% avant de se rompre, elle est ainsi deux fois plus élastique que le nylon.

Et il ajoute que «la soie est si légère qu’un fil faisant le tour de la Terre, ne pèserait que 420 gr…».

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Et que dire de leur capacité à refaire leur oeuvre tous les jours en avalant leur toile d’hier…Ces artistes ont même inventé le recyclage de leurs vieilles toiles…Il faut dire qu’elles sont très énergétiques et qu’il en faut des ressources pour refaire sa création tous les jours…

Et pour finir, il nous a été possible de reconstituer la création d’une toile géométrique du début à la fin…

Malheureusement, l’agent de l’artiste ne nous a pas permit de disposer gratuitement des droits et il vous faudra aller la regarder sur un autre média que notre modeste journal artistique des prairies :

 

Les toiles tridimensionnelles :

C’est l’école la moins connue du grand public et pourtant ces artistes qui construisent des toiles tridimensionnelles, représentent la majeure partie des araignées tisseuses.

On peut même parfois observer plus de 4 artistes au mètre carré se disputant les meilleurs emplacements lumineux…

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Chez les tridimensionnelles, pas de logique apparente, on cherche avant tout à occuper l’espace. À l’inverse des orbitèles, ces pièges ne sont jamais détruits ni reconstruits, ils sont simplement réparés et consolidés un peu plus chaque jour.

Les divers pièges peuvent être séparés en cinq catégories différentes selon leur forme :

  • les tubes,
  • les collerettes,
  • les nappes,
  • les dômes
  • et les réseaux diffus.

Mais ces termes techniques font partie du langage des spécialistes et, souvent, les artistes donnent leurs propres interprétation de la fonction et de l’apparence de leur œuvres…Il y a pour certains :

« Les vaisseaux fantômes » :

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« Les puys d’Auvergne » :

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« Le trou du Hobbit »:

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« Les twins flowers » :

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« Le Santiano » (c’est un fameux trois mats, hissez haut…) :

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« Le hamac du fakir » :

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« Le chevalier nettoyeur »

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Elles sont généralement posées sur la végétation (herbes, buissons, encoignures, murs,…), et forment une surface épaisse très fournie. Cette construction peut atteindre une structure considérable, parfois supérieure à cinquante centimètres.

Le support végétal soutenant la structure est assisté de fils verticaux qui tendent et supportent la toile. Ces derniers servent aussi d’obstacles pour gêner et faire tomber les proies sur la toile.Ces pièges ne sont pas tous constitués de fils gluants comme les orbiculaires, mais l’entrelacs retarde assez la proie pour que l’araignée puisse avoir le temps de la capturer.

Tout insecte tombant sur la nappe trébuche et s’empêtre dans les multiples fils entrecroisés. L’araignée sort de sa retraite, tire sa proie vers elle à travers la toile, puis l’emmaillote avant de la piquer et de l’emporter pour la manger.

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Pour l’artiste interrogé par notre critique d’art, c’est le meilleur moyen de « faire participer les spectateurs à la nature profonde de leur créationEt puis ainsi, ils viennent rejoindre et prendre leur place dans l’éphémère réalité de l’art . ».

Les toiles de l’école naturaliste

Ici, on touche du doigt la grande polémique qui agite tous les critiques d’art de la rive gauche du fossé

En effet, pour nombre d’érudits, il ne s’agit pas d’une véritable école d’artistes mais juste de quelques dissidents des deux écoles principales qui cherchent, par opportunisme, à se mettre en valeur en transcendant les codes de l’art classique.

Leur particularité, pour ne pas dire leur particularisme : utiliser des éléments naturels comme les quintessences aqueuses, vulgairement appelées rosée, ainsi que des éléments vivants comme des insectes pour donner un pouvoir d’attractivité à leur œuvre…

Il y a parmi eux les membres du GEBN ou Groupe Expérimental de la Bulle Nihiliste, qui ne jurent que par la sphère aqueuse :

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Et qui pensent que l’art doit servir à refléter la réalité, quitte à l’inverser…

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Ou à étirer et à déformer la réalité substantielle du cosmos :

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Et pour faire prendre conscience du tissu cosmique qui nous entoure et dans lequel nous baignons…

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Et puis, il y a l’autre branche, que d’aucuns qualifient parfois de groupuscule, la SPA ou Section des Peintres Animaliers.

Pour eux, l’art n’a de sens que dans le retour au sources et l’élément aqueux a beau être consubstantiel, il n’est pas suffisant en soi…Pour qu’une toile prenne tout son sens, il faut qu’elle inclue un insecte

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Évidement, nombre de critiques réputés les prennent pour des illuminés et qualifient même leur art de morbido-acqueux...

Mais force est de constater que leurs œuvres rencontrent un certain écho auprès du grand public, qui est fasciné par leur vision de l’art et qui achète en masse leurs productions.

Pour le plus grand bonheur des galeristes de la rive gauche du fossé qui sont prêt à abandonner tout classicisme, tant que ça fait vendre…

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Ainsi s’achève notre grande rétrospective 2014 des toiles de la prairie.  Les artistes vont désormais regagner leur atelier et se reposer durant l’hiver avant de revenir, à la belle saison, pour concevoir de nouvelles œuvres surprenantes.

Rendez vous donc à l’automne 2015, au Grand palais de la Prairie pour découvrir leurs nouvelles créations…

 

 

Liens et remerciements :

La hulotte : et oui, on en revient toujours à La Hulotte et en particulier aux N° 73 et 74 dont je me suis inspiré pour l’idée d’exposition

Science étonnante avec un article sur la résistance des toiles

Insectes.org avec des détails sur les toiles irrégulières

Le monde et nous avec une approche sur la composition chimique de la toile (et une bibliographie)

Le Taylor burger

Les robots sont l’avenir de l’homme !

Depuis Isaac Asimov et ses « Trois lois de la robotique », nous nous étions habitués à ce concept et au fait que rien de mauvais ne pouvait venir des robots, vu qu’ils étaient programmés pour ne pas nuire à l’homme.

Hélas, depuis que nos as de la finance dominent les entreprises de haute technologie, les choses évoluent et par forcément dans le bon sens. C’est le cas de Momentum machines, une société américaine de San Francisco qui vient de concevoir le premier robot à fabriquer des hamburgers.

Je vous arrête tout de suite, n’essayez pas de vous imaginer un robot à la japonaise, sorte de cuisinier androïde avec un tablier plastique qui viendrait prendre sa place au sein de l’équipe des cuistots, derrière le comptoir de votre fast food habituel..

Non, là, on a fait dans le rationnel, dans l’industriel, en concevant une mini-chaine de production robotisée :

Machine à burger

Il suffit de charger les ingrédients dans des conteneurs cylindriques et le robot s’occupe de tout, y compris de hacher la viande, de découper des rondelles de tomate qui sont donc toujours fraiches et d’assembler le tout. Le hamburger est alors cuit dans un four spécial ultra-rapide, en fonction les préférences du client.

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La machine peut produire à elle toute seule environ 400 hamburgers à l’heure ! Et seulement 10 secondes suffisent pour assembler un burger, du moins d’après les inventeurs de ce robot. Et on peut les croire sur parole car nous avons affaire à la crème des ingénieurs vu que l’équipe vient de l’université de Berkeley, de celle de Stanford ou de Californie et certains sont même des anciens de la NASA ou de Tesla Motors, excusez du peu !

Non jusque là, rien que de normal que les ingénieurs inventent des machines performantes destinées à remplacer l’homme…

Non, où le bât commence à blesser c’est quand on lit l’argumentaire commercial de Momentum Machines. Leur site web affiche fièrement que : « Il peut faire tout ce que fait un cuisinier humain, en mieux. » et que « Notre technologie va démocratiser l’accès à la nourriture de haute qualité, en la rendant accessible aux masses ».

Ah, je croyais que c’était déjà le cas depuis que les fast foods et autres producteur de bouffe industrielle existent…

Dans sa prochaine version, le BurgerBot pourra même concocter des « gourmet-burgers » personnalisés, par exemple « un tiers porc, deux tiers bison ». Ça donne envie pour votre prochain repas gastronomique, non ?

Momentum Machines n’affiche pas le prix de son BurgerBot, mais affirme que compte tenu des économies réalisées sur la masse salariale, son coût pourrait être amorti en un an. Ainsi, les propriétaires de restaurants pourront « utiliser de meilleurs ingrédients tout en baissant leurs prix » , se vante l’entreprise.

Et c’est là où, une fois de plus, on touche au fond du problème…On peut ne pas être des grands fans des fast foods mais apprécier pour autant qu’ils créent de l’emploi pour pas mal de personnes. Si on regarde bien, on a tous des potes qui y bossent ou qui y ont bossé. Au États Unis, ça représente environ 3 millions et demi de salariés d’après un article d’Yves Eudes dans le Monde

Ne vous y trompez pas, l’argumentaire commercial de Momentum Machines en direction des propriétaires de fast foods, tourne essentiellement sur cet argument : c’est en se séparant de l’humain non fiable et onéreux qu’ils vont pouvoir faire des marges plus conséquentes…

Alors, me direz vous ? Sommes nous condamnés à manger de la bouffe de plus en plus industrielle dans des lieux complétement déshumanisés où la machine à hamburger côtoiera le distributeur de sodas, le tout bercé par une musique de bas-aéroport ?

Mais non rassurez vous, la solution nous viendra…des robots eux mêmes...

En effet, n’ayant pas d’autres références, nos brillants ingénieurs de la cybernétique se sont, à peu près partout, basés sur les lois de la robotique d’Asimov dans leur programmation et en particulier de la première : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger« .

Et là, au bout d’un certain temps, nos robots qui n’ont ni affect ni gout pour l’argent, vont se rendre compte qu’ils ont pour fonction de produire de la nourriture dangereuse à long terme pour la santé des humains et, qui plus est, les pousse au désespoir en les privant de leurs emplois…

Devant un tel dilemme de programmation, ils reviendront aux lignes de codes premières et s’autodétruiront plutôt que de faire du tort aux humains…

Science-fiction me direz vous ? Peut être ! En effet, ça voudrait donc dire que les robots seront plus évolués que les humains….On peut toujours l’espérer mais, vu que c’est nous qui les avons programmé, c’est pas gagné….

Donc, la prochaine fois que vous allez dans un fast food, refusez de vous servir des machines automatiques, c’est la seule marge de manœuvre qu’il nous reste…

Avant d’être remplacés par des robots…Même s’ils sont notre avenir…

Meurtre conjugal chez l’Argiope

« – Bonjour Madame l’épeire fasciée, c’est la Brigade de Surveillance des Moeurs non Sauvages ! On peut rentrer ?

– Une minute, je suis sous ma douche de rosée ! Je me sèche et je suis à vous !

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– Me voilà, que puis-je pour vous ?

– Vous êtes bien L’épeire fasciée dite l’ argiope frelon et enregistrée sous le nom officiel d‘Argiope bruennichi ?

– Oui c’est moi; que me voulez vous ?

– Nous sommes de la Brigade de Surveillance des Mœurs non Sauvages et nous enquêtons sur la disparition d’un mâle épeire fascié comme vous…Sa famille a déposé un avis de recherche car il a disparu depuis plusieurs jours..

– Mais avant tout, faisons un peu connaissance afin de mettre nos fiches à jour…Vous habitez dans les hautes herbes, près d’une clôture, n’est ce pas ?

– En effet, nous les épeires fasciés nous affectionnons les champs en friche, les vallées chaudes et humides. On nous rencontre également à la limite des bois.

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– Dites moi, vous habitez une bien belle toile, très grande et très lumineuse…Je suis même surpris qu’elle ne soit pas plus dissimulée. Et surtout, votre pièce de vie a l’air d’être au vu et au su de tous, vous n’avez pas d’ennuis avec les oiseaux ? Ils ne cherchent pas à vous attraper ?

– Pensez donc ! Ces lourdauds de volatiles ne me font pas peur, ce serait même l’inverse ! En effet, avec ma belle tenue rayée de jaune et noir, ces idiots me prennent pour un frelon et se méfient de moi; c’est d’ailleurs pour ça qu’on me surnomme l’argiope frelon…

Et en plus, l’alternance des stries jaunes et noires double les captures d’insectes en agissant comme leurre visuel me rendant moins visible pour mes proies, bien qu’au milieu de ma toile…Un costume doublement utile donc !

– Ah, je comprends mieux pourquoi vous pouvez rester toute la journée immobile en pleine lumière…!

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– Mais dites moi, une maison aussi grande, ça doit demander beaucoup d’entretien, non ?

– Ne m’en parlez pas…Cette toile comporte de 19 à 41 rayons (généralement 30) ! Tous les jours je suis obligé de la refaire quasi entièrement afin qu’elle reste bien propre et que les insectes de passage ne l’aperçoivent pas trop facilement…C’est un boulot, vous n’imaginez même pas…

– J’ai vu que vous aviez un beau tapis blanc en zig-zag, c’est une création personnelle ?

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– Ah, vous parlez de mon Stabilimentum ? C’est un secret de famille…Certains vous diront que c’est pour consolider la toile, surtout quand on doit fuir rapidement, alors que d’autres vous diront que c’est pour refléter les Ultra Violets et attirer certains insectes… Ne comptez pas sur moi pour vous révéler tous nos petits secrets…

– A propos de petits secrets, et si ce n’est pas indiscret, vous mangez quoi généralement ?

– Ah, je vois que vous êtes curieux… Suivez moi vers mon garde manger… J’aime beaucoup les sauterelles et les criquets, miam, miam…Vous en voulez un petit bout ?

J’apprécie aussi beaucoup les petits insectes volants comme les moucherons, même si parfois, il leur arrive de s’échapper en plein milieu du repas, les malotrus  !

– Bien, bien, à propos de régime alimentaire, revenons en à notre enquête : nous avons interrogé vos voisins et certains nous ont relaté que des mâles de votre espèce avaient été aperçus il y a peu, à proximité de votre toile…

– Ah, les hommes… Que voulez vous que je vous dise…Ils sont toujours à me tourner autour, surtout après ma 2ème mue…Ces freluquets, car ils sont beaucoup plus petits que moi, essayent toujours de m’amadouer pour faire leur petite affaire…

– Vous n’êtes pas sans ignorer que d’aucuns affirment que, parfois, vous les empoisonnez et vous les mangez

– C’est une calomnie ! Et d’ailleurs, on n’a jamais retrouvé de preuve, alors ? Si on doit croire tous les racontars de ces insectes de bas étage… Et d’abord, je vous ai fait visiter toute ma maison ainsi que mon garde-manger, si javais mangé un de ces mâles, vous en auriez trouvé des restes, non ?

– Admettons pour votre garde-manger mais, dites moi, nous n’avons pas encore visité votre grenier…

– Euh, mon grenier…Mais, il n’y a rien, je vous assure, que des vieilles défroques…

– Allons y, nous en aurons le cœur net…Écartez vous madame, laissez nous passer.

Mais, qu’avez vous derrière vous ? Ma foi, on dirait un cadavre d’épeire entièrement vidé de ses sucs, non ?

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– Vous allez avoir du mal à nier désormais, n’est ce pas ? Allons, avouez nous tout, vous vous sentirez soulagée après..

– Soulagée ? Mais pourquoi ? Je n’ai fait qu’obéir à ma nature…Ce n’est pas ma faute si ce petit freluquet n’était pas assez rapide ni assez malin…

D’habitude, les mâles me laissent leur appareil génital en place et s’enfuient avant la fin du rapport et je m’en contente pour étancher ma faim…Mais celui-ci, allez savoir pourquoi, est resté en position…Il devait se croire un très bon amant et que j’allais le féliciter…C’est vrai qu’il était bon…Mais pas forcément dans le sens qu’il imaginait…

Je ne vais quand même pas verser des larmes pour un simple mâle sans toile fixe…

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– Bien écoutez, nous sommes de la Brigade de Surveillance des Mœurs non Sauvages pas de la SPA. Notre job c’est d’empêcher que les animaux se comportent autrement qu’en fonction de leur vrai nature…Bref, d’éviter qu’ils s’humanisent…Dans votre cas, nous pensons que vous n’avez fait que suivre votre nature et votre instinct

Donc, ça va pour cette fois, mais essayez d’éviter de trop manger vos mâles; vous allez finir par coller une très mauvaise réputation à toutes les araignées du secteur et les humains vont s’inquiéter et raconter des tas d’histoires fausses sur les arachnides à leurs enfants pour leur faire peur…

Comme si nous étions violentes par plaisir, nous les bêtes…

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Liens pour en savoir plus :

La hulotte : et oui on en revient toujours à La Hulotte et en particulier aux N° 73 et 74

Les Souvenirs entomologistes de Jean-Henri Fabre (je m’incline humblement devant le maître du récit entomologiste, lisez-le, son style vaut la peine…)

Le monde des insectes  : avec des hypothèses sur le Stabilimentum

La revue scientifique en ligne Persée avec un article de A Tilquin sur le Stabilimentum (pour ceux qui veulent approfondir la question…)

Le carnet de Glacas avec la fiche technique de l’épeire fascié.

 

 

 

Une paire d’épeires

Une histoire d’amour ça commence souvent par hasard…

Au détour d’un chemin, alors que je m’arrêtais pour refaire mon lacet, je l’aperçu. Elle se balançait, nonchalamment, sur un fil accroché à une grande herbe recourbée, là, juste au bord du talus, au vu et au su de tous..

C’était une épeire des bois ou épeire à feuille de chêne, de son nom savant Aculepeira ceropegia, (cf la fiche descriptive dans mon carnet virtuel).

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Cela faisait bien une dizaine de jours que je traquais de toutes petites araignées, allongé dans l’herbe mouillée durant des heures, à observer leurs toiles et à espérer qu’elles voudraient bien se montrer devant mon oeil macroscopique…Le plus souvent, je les distinguais à peine, prudemment tapies en retrait de leur toiles et s’arrangeant toujours pour ne pas apparaitre franchement devant mon objectif inquiétant…

Et elle, elle se dévoilait, sans pudeur, juste devant mes yeux… Je fus frappé par sa beauté qui étincelait dans la lumière du couchant.

Mais je fus surtout fasciné par sa grâce et sa légèreté. Elle se déplaçait le long de son fil de soie avec une précision incroyable :

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Mais le soir arrivait et je me résignais à abandonner ma nouvelle petite amie, me promettant de revenir le lendemain, en espérant qu’elle serait toujours là…

Le lendemain matin, je me levais tôt, tout excité par la perspective de la retrouver. Je me demandais si elle me ferait encore don de ses charmes où si, effarouchée par mon audace et mon empressement, elle serait revenue à plus de pudeur et de retenue devant mon objectif…

La belle était toujours là !

Mieux, elle était encore couchée dans son lit recouvert d’une couette de perles de rosée…Je pris cela pour une invitation et déballais mon matériel…

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Galamment, je détournais le regard alors qu’elle sortait de sa couche.

J’en profitais pour regarder l’ensemble de sa chambre, profitant que la lumière du petit matin et la rosée me permettait de la voir dans sa totalité.

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Hélas, pris par mon impatience à la retrouver , je n’avais pas pensé à apporter les croissants…Elle devait me trouver bien fat !

Heureusement, son garde manger était bien pourvu et c’est elle qui apporta le repas. Au menu ; fourmi volante faisandée. Hum !

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Évidement, la belle était assez goulue et ne mangeait pas forcément de manière très distinguée, mais je n’en perdais pas une miette..

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Ce festin attira même des pique-assiettes sans doute alléchés par le menu :

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Et je crus même un instant, qu’elle allait les rajouter au déjeuner…

Mais la belle était rassasiée et rejoignit sa couche, me signifiant mon congé…Elle était un poil rancunière et n’avait apparemment pas apprécié que je ne lui amena point de petit cadeau..

Elle me permit néanmoins, avant de partir, de jeter un oeil sur des parties de son anatomie qui me fascinèrent…

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Alors que je parcourais le chemin, l’âme en peine, me disant que j’étais responsable de ma disgrâce,  j’aperçus une autre belle !

Elle se tenait là, alanguie sur  un immense édredon moelleux et me faisait largement profiter de ses charmes…

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Mais la belle me parut fort mercantile et je la voyais qui m’observais pour voir si j’avais un petit cadeau volant pour elle…Elle avait même un regard inquiétant…

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Je m’empressais donc de faire machine arrière et je ressortis de son boudoir non sans claquer vivement la porte, ce qui provoqua une belle pagaille dans sa couche…

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Et je m’en retournai vers ma pauvre mansarde sous les toits, cherchant un peu de réconfort dans la compagnie de la lune mais le ciel, à l’égal de mon âme, était fort tourmenté…

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Le lendemain matin, à l’aube, je me précipitais devant les pénates de ma merveilleuse amie. Elle était toujours là, profitant des rayons mordorés du soleil naissant. Mon cœur battit plus vite et je m’avançais rêvant d’une nouvelle familiarité…

Hélas, je compris très vite qu’elle ne me ferait plus cadeau de ses familarités si touchantes ; point de nouveau repas à partager, plus d’acrobatie pour me dévoiler ses charmes secrets…

Tout juste pouvais-je l’apercevoir perchée sur son fil de soie : elle m’avait déjà oublié et, peut être, remplacé par un amant plus généreux….

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Je restais néanmoins de longues heures à l’observer, immobile, espérant un nouveau signe, mais en vain…Il me restait plus qu’a contempler de loin sa somptueuse beauté dans les couleurs vives de la matinée…

C’est déjà pas si mal et bien des amants ne peuvent en dire autant…

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Et puis, il me restait à tenter de séduire les pollinisatrices, les mouches et les sauterelles qui peuplent la prairie, pour qu’elles viennent s’exposer devant mon engin…

Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai sans doute, un jour prochain…

 

PS : Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’épeire des bois,vous pouvez aller consulter sa fiche sur mon nouveau carnet de terrain virtuel : Lien vers le carnet. Il est encore en phase de lancement mais la fiche de l’épeire des bois est faite : vers fiche de l’épeire des bois. Mais je vous préviens, l’amour et l’émerveillent y laissent la place à la science…

Et sinon, vous pouvez voir ces photos et d’autres d’araignées, en diaporama et en bonne résolution dans ma base de données photos : lien vers la base photos

 

 

Mes débuts à la macro

Cet été, comme j’étais encore convalescent et que je ne pouvais pas me permettre les grandes randos photos en montagne, je me suis mis à la macrophotographie.

En effet, point n’est besoin d’aller crapahuter des heures avec un sac à dos plein de matos photo pour faire des découvertes étonnantes… Il suffit d’aller fouiner près de chez soi, de préférence tôt le matin ou tard dans la journée, pour découvrir les merveilles minuscules

Évidemment, il faut se lever un peu tôt, à la rosée, même si le thermomètre affiche 5°, au moment où le soleil apparait au dessus des montagnes et éclaire le sol d’une lueur argentée, permettant à l’humidité de s’évaporer et rejoindre les nuées.

 

Le plaisir vient du fait que tout autour de chez vous, il y a des kyrielles de petits milieux anodins que l’on peut explorer…

 

Toiles d’araignées et rosée (lien vers les photos en meilleure résolution)

Mon premier émerveillement fut de découvrir les toiles d’araignées illuminées par la rosée. Dans un carré de terrain de 10 mètres sur 3, il m’est arrivé d’en compter une vingtaine…

Bien sur, tout le monde connait les grandes toiles géométriques mais je ne m’attendais pas à trouver également toutes sortes de formes de toiles en amas. La profondeur de champ, accentuée par la rosée et le soleil du matin, crée des jeux de lumières extraordinaires !

Hélas, il n’est pas toujours facile de réussir en photo, ce que notre oeil ou notre sensibilité à perçu…Du moins pour un macro-photographe débutant comme moi…

 

 Fleurs de givre : (lien vers les photos en meilleure résolution)

Tout en cherchant les toiles d’araignées, mon regard ne pouvait s’empêcher de se fixer sur des fleurs habillées de rosée et qui donnaient l’impression d’être recouvertes de givre.

Ses plantes, fort modestes et qu’on ne remarque guère d’habitude, brillaient de mille feux comme si elles avaient revêtues leur habit de gala pour prouver au monde qu’elles tenaient la comparaison avec les orchidées altières…

C’est le cas de la première photo qui représente une fleur de sarriette commune ou sarriette des jardins (Satureja hortensis). On la remarque à peine le long des chemins tant elle est commune, mais elle est capable de se métamorphoser et de vous en mettre plein la vue dés qu’il y a un peu de rosée…

 

Une paire d’Épeires :  (lien vers les photos en meilleure résolution)

Évidemment, à force de tenter de photographier les toiles d’araignées, on finit par apercevoir les architectes responsables de ces merveilles, à savoir les araignées.

Parmi les nombreuses espèces que j’ai croisé, il y eu particulièrement deux Épeires avec lesquelles je passais de nombreuses heures, à tenter de les immortaliser sous leur meilleur angle…Mais ce ne fut pas si facile et, croyez moi, j’en ai passé du temps allongé ou contorsionné, à chercher à capter la bonne lumière qui ferait ressortir leur beauté…

Il s’agissait d’une Épeire des bois (Aculepeira ceropegia) et d’une Épeire Fasciée ou Argiope frelon (Argiope bruennichi) que vous reconnaitrez à ses rayures jaunes qui évoquent le frelon.

Rassurez vous, je publierai bientôt un reportage complet sur mes deux petites amies et vous saurez tout sur les quelques jours que nous avons passés ensemble…

 

Les butineurs et leur dur labeur (Lien vers les photos en meilleure résolution)

Mais hélas, le soleil d’été assèche vite la rosée et il faut attendre le lendemain pour tenter de réussir de meilleurs clichés des araignées..

Heureusement, d’autres petites bêtes prennent le relais : les insectes (j’en profite pour rappeler que les araignées, qui ont 8 pattes, ne font pas partie de la famille des insectes qui en ont 6).

Des myriades d’insectes envahissent donc les prairies fleuries à l’assaut du précieux nectar qu’offrent généreusement des fleurs de toutes tailles et couleurs…

 

Les reines du camouflage (lien vers les photos en meilleure résolution)

Dans cette prairie, on remarque également une autre famille d’insectes : les sauterelles. En effet, dés que vous vous déplacez un tant soit peu, des dizaines de sauterelles décollent précipitamment et, d’un bon, tentent de s’éloigner de vos gros pieds maladroits…

Je me disais naïvement qu’elles allaient donc être assez faciles à photographier…C’était oublier leur rapidité et surtout leur talent pour se fondre dans le décor herbeux…Des vrais expertes du camouflage…

Qui a dit que les mouches sont moches ? (lien vers les photos en meilleure résolution)

Quand vient la chaleur de la fin de matinée, d’autres insectes apparaissent dans la prairie et viennent prendre leur part de nectar : les mouches.

Bien sur, elles ne sont pas trop aimées d’habitude mais je n’ai pas pu m’empêcher de les trouver vraiment belles avec leurs couleurs métallisées et leurs carénages futuristes.

Jugez en par vous même :

Un été si vite passé…

Voila, comme je vous le disait, point n’est besoin d’aller dans des réserves naturelles prestigieuses (enfin, c’est bien d’y aller quand même…) pour observer la faune sauvage et ses beautés. Il suffit d’ouvrir grands ses yeux et d’un peu de patience pour découvrir des merveilles insoupçonnées prêt de chez soi.

Pour ma part, ce fut surtout une découverte de la macro, de ses difficultés et de ses exigences. J’ai réalisé qu’Il me reste encore beaucoup de travail avant de maîtriser la technique et de faire de belles photos mais, j’ai passé tant de moment étonnants cet été durant mes journées d’observation, que je ne demande qu’à continuer…

Je publierai dans les prochaines semaines des reportages plus détaillés sur les différentes espèces avec les autres photos prises. Vous pourrez, par exemple, assister au repas de ma copine l’Épeire des bois…

Si vous voulez ne rien rater de ces reportages, vous pouvez inscrire votre mail en bas de la page (rubrique « Abonnez vous par mail ») et recevoir une info en direct à chaque nouveauté…

Et quelque chose me dit que je n’ai pas finit de photographier des insectes et des araignées…Si mes chers oiseaux ne me rappellent pas à leur bon souvenir d’ici la…

 

La tomate et la Coeur de boeuf

La tomate qui voulait être aussi grosse qu’une coeur de boeuf

 

Une tomate transgénique vit une cœur de bœuf

qui lui sembla de belle taille et pleine de saveur.

Elle qui n’était pas plus grosse qu’un œuf

et qui n’avait ni originalité, ni odeur,

envieuse, décida de se colorer et d’enfler

pour égaler son modèle en goût et en grosseur.

Disant : « Regardez bien, mon cher acheteur,

ne suis point aussi belle que cette ancienne variété,

que vous rêvez de déguster tout au long de l’année ? »

Hélas, la supercherie enfla tant qu’elle n’éclata…

…que le portefeuille de l’acheteur lambda.

En effet, tout consommateur veut manger à foison,

des variétés qui n’ont plus d’anciennes que le nom…

 

Fable me direz-vous ?

Certes ce petit texte, librement inspiré d’une des plus célèbres fables de Jean de la Fontaine, en est une assurément. Et pourtant…

En effet, la tomate est devenue un enjeu majeur du marketing des supermarchés. Vous pensez que j’exagère ? Jugez par vous-même :

D’après les chiffres cités par Jean-François Arnaud dans un article de Challenge.fr, la tomate est le deuxième produit le plus consommé du rayon primeurs, derrière la pomme de terre. La grande distribution réalise ainsi entre 6 et 10% de ses ventes de primeurs avec la tomate. Il se consomme aujourd’hui plus de 14 kg de tomates par an et par habitant en France. Et ce marché pèse 1,3 milliard d’euros. De quoi motiver nos as du markéting…

D’autant plus que nous sommes des bœufs…Si, si et ce n’est pas une fable…

Nous voulons nous régaler de tomates toute l’année, ce qui pousse les distributeurs à s’approvisionner en Andalousie ou au Maroc avec des produits moins goûtus mais qui peuvent supporter le voyage et le stockage, et nous nous plaignons qu’elles n’ont plus le goût et la saveur de celles que nous ramassions mures l’été, dans le jardin de notre grand-père…

La quadrature du cercle me direz-vous ? Mais à cerveau intéressé, rien d’impossible…

Surfant sur la mode des légumes oubliés, la filière horticole bretonne s’est mise à produire en quantité industrielle des croisements de tomates ayant l’aspect des cœurs de bœuf ou d’autres variétés anciennes. A tel point, qu’avec les Pays de la Loire, ils représentent aujourd’hui plus de la moitié de la production française…Et ces variétés croisées ont un rendement cinq à six fois plus efficace à l’hectare…

On est loin du petit jardin méditerranéen de mon grand-père et de ses tomates pleines de saveur…

Et ce n’est que le début car derrière cette cœur de bœuf d’autres variétés contrefaites sont annoncées : la tomate ananas, la noire de Crimée, la green Zebra, la cornue des Andes, etc..

Et comme si ça ne suffisait pas, une guerre pour breveter les semences fait rage et nombre de petits producteurs traditionnels, qui avaient pourtant sauvé cette variété ancienne en conservant amoureusement les graines, se voient attaqués en justice par les industriels qui leur réclament des « droits d’auteur »…

En effet, la dénomination est vague en l’absence de fiche d’identité déposée au Groupe d’études et de contrôle des Variétés, (Geves), en charge de l’état civil des plantes en France. Il est donc très facile de s’en attribuer la paternité.

Et pour cause. Le nom véritable de la cœur de bœuf, c’est « cuore di bue » car elle est d’origine italienne.  Dès lors, tout peut s’appeler cœur de bœuf en quasi-impunité. Ce que déplorent des producteurs, qui y voient la source d’une concurrence grossière et de tromperie pour le consommateur.

C’est le cas, par exemple, de Jean Luc Danneyrolles qui, dès juin 2007, alertait les consommateurs dans un article de « Semences Paysannes » sur la pression exercée par ces industriels de la tomate sur les petits semenciers.

Il insistait également sur sa beauté, sa fragilité, sa saisonnalité limitée à l’été et son goût subtil. Tous ces éléments que la fausse cœur de bœuf ne possède pas avec sa peau épaisse et sa consistance farineuse …

Heureusement, comme dans la fable, la vérité finit par éclater…Ces tomates qui se voulaient aussi grosses et aussi belles que les anciennes cœurs de bœuf, n’en avaient pas la saveur…

Et le consommateur floué, s’en trouva fort marri, jurant, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendrait plus…

Du moins jusqu’à la prochaine fois…

Le bon pasteur…

Tous les moyens sont bons pour faire (re)venir des jeunes hommes à l’église…

Du moins à Joplin dans le Missouri, où le brave pasteur Heath Mooneyham, désolé de voir que les hommes de 18 à 35 ans délaissaient son église, a eu l’idée de « muscler » un peu la fête des pères, en organisant une tombola un peu spéciale…

Selon le daily news du 23 juin (lien vers l’article), il aurait offert en guise de premiers prix, deux fusils d’assaut AR -15 ! Ce fusil est un des modèles les plus populaires aux Etats-Unis. Et donc le plus utilisé dans les tueries, comme ce fut le cas dans celles de l’école de Newtown, d’Aurora, de Santa Monica ou de Portland.

Interviewé par le journal local, The Joplim Globe (lien vers l’article), le Pasteur Heath Mooneyham, a même déclaré : « Nous avons pensé qu’au lieu d’offrir beaucoup de petites choses nous ferions don d’objets qui intéressent les hommes. LR-15 est la Lamborghini des armes à feu. Si nous pouvions avoir plus de gens pour suivre Jésus, je serai prêt à donner 1000 armes pour ça… »

D’autant plus qu’une traduction du nom de cette église (The Ignite Church of Jopkin) pourrait donner  » Enflammez-vous ! ». Le pasteur multiplie donc les actions pour mobiliser les jeunes comme démarrer l’office dominical plus tard ou passer du rock pour mettre le feu ! Une page facebook valorise même toutes ces actions et en particulier les deux heureux gagnants des armes à feu (lien vers la page).

On y voit les nouveaux possesseurs poser fièrement avec leur fusil et, pour l’un d’entre eux, tout en arborant une croix du christ autour du cou…

Depuis l’église est sous le feu des critiques…

Localement de nombreuses voies s’élèvent pour dénoncer cette pratique peu « orthodoxe ». Parmi elles, Steve Urie, un autre pasteur de Joplin :  » Je pense que cette action peut ouvrir la voie à une nouvelle violence. Je pense que c’est irresponsable et irréfléchi ».

Effectivement, on n’ose imaginer qu’elle aurait été la réaction de ces braves gens si c’était l’imam d’une mosquée locale qui avait prit la même initiative…

 

Le jour le plus chargé…

Aujourd’hui 20 mars, j’ai reçu toute une série de messages qui m’ont invité à célébrer ce jour si particulier.

Particulier ? Faut voir…

D’abord, il parait que c’est le jour du printemps ! Et oui, oubliez ce qu’on vous a appris à l’école, le printemps ne tombe pas forcément un 21 mars.

En effet, sur les 10 dernières années, le printemps est arrivé seulement deux fois un 21 mars (en 2003 et en 2007). Les autres années le printemps est arrivé le 20 mars et ce sera le cas en jusqu’en 2044. En 2045, le printemps sera le 19 mars et il faudra attendre 2102 pour fêter le printemps le 21 mars !

Mais qui décide du jour du printemps me direz vous ? En fait, il est fixée par les cycles astronomiques et plus précisément par l’équinoxe du printemps dans l’hémisphère nord. Il s’agit du moment précis où le soleil se trouve exactement à la verticale de l’équateur (ce moment diffère d’une année sur l’autre, la position de la planète par rapport au soleil n’est pas exactement la même d’une année sur l’autre).

Cette année, l’équinoxe de printemps se produit le 20 mars à 17 h 57 et 5 secondes (d’ailleurs, faut que je me dépêche de publier ce blog pour être dans les temps…).

Bon, pas de soucis, on comprends que le printemps soit parfois le 20 mars.

 

Mais le 20 mars c’est également la journée internationale du bonheur, si j’en crois mes mails !

Journée du bonheur

La journée internationale du bonheur ? A parce qu’on a le droit de n’être heureux qu’un seul jour dans l’année ? Je me suis dit que ce n’était pas sérieux et que c’était encore une invention des syndicats interprofessionnels de commerçants, pour nous vendre des fleurs, du parfum et autre colifichets..

Et bien, pas du tout ! c’est même on ne peut plus officiel vu qu’elle a été décrétée par l’ONU à l’unanimité des pays membres. Mieux, ni la Russie ni la Chine n’ont exercé leur droit de veto.

Le but de cette journée : faire prendre conscience aux gouvernements qu’il «faut envisager d’adopter la croissance économique dans une optique plus large, plus équitable et plus équilibrée, qui favorise le développement durable, l’élimination de la pauvreté, ainsi que le bonheur et le bien-être de tous les peuples».

On comprends mieux que les différents gouvernements soient tous d’accords pour concentrer ces nobles objectifs sur une seule journée de l’année

 

Le 20 mars c’est également la journée internationale de la francophonie

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Existant depuis 1998, c’est une occasion pour célébrer la langue française, ce lien qui unit les 170 millions de locuteurs recensés de par le monde.  La date du 20 mars a été retenue en commémoration de la signature, en 1970 à Niamey (Niger), du traité qui a créée l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), aujourd’hui Organisation internationale de la Francophonie.

 

C’est aussi la journée internationale sans viande !

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Elle existe depuis 1985. Elle a une origine américaine puisque promulguée par l’association FARM qui milite pour une alimentation sans viande et se propose de lutter pour le respect des animaux, la préservation de la planète et l’amélioration de la santé humaine.

Ses actions sont relayées en france par International campaigns, qui n’est autre que la plate-forme militante contre la vivisection et pour les droits des animaux.

 

C’est aussi la journée mondiale du conte :

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Lancée par un conteur suédois, Ulf Arnstrom, cette célébration en est à sa 13ème édition édition. À chaque année, de nouveaux pays se joignent à cette fête.

L’équinoxe du printemps a été choisi car ce moment de l’année coïncidait aussi avec la Journée nordique du conte célébrée dans les pays scandinaves.

 

Et je vous passe sur la fête de l’indépendance en Tunisie, le nouvel an Zoroastrien célébré en Iran ou la saint Herbert, Alessandra ou Svetlanna

 

Donc en résumé, le 2o mars, il faut être heureux de pouvoir écouter un conte en français sous un cerisier en fleurs, tout en dégustant des chips végétariennes faites en Tunisie…A moins que vous n’ayez une meilleure idée…

C’est pas si compliqué finalement….Il se passe quoi déjà demain 21 mars ?

 

Meeting aérien à ma mangeoire

Pour observer les meilleurs pilotes de voltige aérienne, point n’est besoin d’aller dans un aérodrome : il suffit parfois d’une mangeoire et d’un peu de patience pour voir les vols les plus incroyables :

D’abord, il y a le vol d’approche :

 

Puis l’approche finale,

 

L’atterrissage, parfois délicat :

 

Le ravitaillement, toujours très rapide

 

La préparation au décollage :

 

Et l’envol final :

Bref, un vrai spectacle à couper le souffle…

 

(Et pour voir les photos en meilleure résolution vous pouvez cliquer dessus ou aller les voir dans ma galerie)

 

Les couleurs de la Sainte Victoire

La montagne Sainte Victoire est comme une toile minérale plissée, d’un gris immaculé, qui n’attend que la lumière pour se doter de toutes les couleurs de la palette du peintre.

A la regarder de près, on comprend mieux pourquoi elle fascina tant Cézanne…

 

En effet, en quelques heures, elle peut changer du tout au tout et passer du gris le plus clair à l’orange le plus éclatant.

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Mercredi 5 février à 18h125février_18h12 (Large)

Jeudi 6 février à 9h206février_9h20 (Large)

Jeudi 6 février à 18h066février_18h06 (Large)

Jeudi 6 février à 18h146février_18h14 (Large)

 

A moins que cette magie ne soit due au contraste de la terre ocre et de la végétation méditerranéenne :

 

Ou bien est-ce du à la lumière qui essaye de rivaliser d’éclat avec la terre :

 

Et pourtant, quelque soit la lumière, la magie de la sainte Victoire demeure et reste imprimée dans vos souvenirs, comme un phare de pierre et de lumière.

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La prochaine fois, j’irai explorer sa face nord, peut être y trouverais-je d’autres pépites de lumière pour orner mes souvenirs…