Rare comme un merle blanc…

Les fêtes de fin d’années et leurs difficultés de digestion ont parfois pour conséquence de nous procurer de drôles de rencontres.

Non, je ne parle pas ici de l’oncle qui raconte toujours les mêmes blagues salaces au moment du digestif ou de la charmante cousine qu’on avait pas vue depuis qu’elle avait huit ans et qui a bien changé depuis…

Non, je vous parle d’une rencontre improbable avec un drôle d’oiseau, si peu fréquent que son nom en est quasiment devenu synonyme de rareté dans la langue française : le merle blanc.

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Mais reprenons du début : cette année, j’ai passé les fêtes de noël en famille à Revel à la limite de la Haute Garonne, du Tarn et de l’Aude. Après trois jours d’un régime spécial à base de foie gras, chapon farci et autres bûches à la framboise, le besoin d’aller marcher un peu avant d’attaquer le repas du quatrième midi se fit sentir…

Évidemment, je ne conçois pas d’aller me balader sans prendre un boitier avec moi, même si ça fait souvent râler ma famille… Qui plus est, il y avait une jolie lumière et je me disais que ça me changerait des oiseaux de faire quelques photos d’ambiances… Et d’ailleurs, je n’avait qu’un zoom 28-135 mm avec moi donc, pour une fois, je n’allais vraisemblablement pas taquiner les volatiles.

Pourtant, alors que nous marchions sur un sentier longeant La Rigole de la Plaine, mon regard fut attiré par une tache blanche au milieu d’une haie de lauriers.

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Évidement, c’était un oiseau mais je me demandais bien quel oiseau blanc pouvait se retrouver perché, en cette saison, au milieu d’une haie…Sans doute un juvénile mais de quelle espèce et si tard dans l’année ?

Il y a bien quelques goélands et mouettes qui rodent près de la décharge et sans doute une aigrette ou deux qui doivent trainer près du Lac de Saint Ferreol mais, là, dans une haie, c’était plutôt étrange…

Je m’approchais donc doucement, tout en pestant de ne pas avoir mon 300 mm, ni même mes jumelles avec moi…

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Je réussis à m’approcher à moins d’une dizaine de mètres sans trop l’inquiéter et je pus donc l’observer à loisir :

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Et là, pas de doute, il s’agissait bien d’un merle et de taille adulte ou quasiment… J’avais bien déjà entendu parler d’oiseaux albinos mais je n’en avais jamais observé. Tout excité, j’essayais de me souvenir de la théorie sur la dépigmentation chez les oiseaux.

En fait, le merle blanc est un Merle noir (Turdus merula) atteint de leucistisme ou d’albinisme.

Normalement noir avec un bec jaune, il arrive parfois qu’un merle ait un problème de pigmentation, d’origine génétique, qui peut porter sur tout ou partie du plumage et du corps.

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Le merle blanc albinos, c’est-à-dire dont les cellules sont incapables de synthétiser la mélanine qui colore normalement son corps de brun-noir, aura un plumage entièrement blanc, des yeux et pattes rouge rosés mais le bec jaune grâce à la présence d’autres pigments (caroténoïdes).

Le merle blanc leucistique, c’est-à-dire dont les pigments ont des problèmes pour migrer dans les cellules, pourra présenter seulement quelques plumes blanches ou bien, au contraire, quelques plumes noires résiduelles, avec toutes les possibilités intermédiaires, selon le degré d’atteinte de sa pigmentation. Si les pattes ou le bec peuvent être décolorés également, l’œil, quant à lui, reste noir.

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Albinisme et leucisme concernent toutes les familles d’oiseaux, mais à des degrés divers. Chez Turdus merula, on observe assez souvent des individus (presque toujours des mâles) avec diverses parties du corps tachées de blanc.

Ce caractère lié au sexe et certaines descendances d’individus leuciques laissent supposer une origine génétique.

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La couleur de ces oiseaux les expose plus à l’attaque des prédateurs. Plus vulnérables, les individus entièrement blancs ont donc de moindres chances de survie et de reproduction.

De plus, les albinos ont une déficience visuelle qui les voue à une mort rapide. Les albinos rencontrés sont donc le plus souvent des sujets jeunes.En revanche les merles leucistiques n’ont pas d’atteinte oculaire et peuvent très bien atteindre l’âge adulte.

Et c’était vraisemblablement le cas pour celui-ci. j’avais donc affaire à un merle atteint de leucinisme.

Comme je décidais de tenter de me rapprocher encore un peu plus, il regagna le couvert de la haie et je ne vis plus qu’une petite tache claire qui, finalement, disparut.

J’étais tout estabousit, comme on dit dans le Languedoc, et je m’empressais d’aller me documenter sur cet animal.

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J’appris ainsi que, sans être rarissime, c’était un animal très peu fréquent au point d’avoir généré quantité d’expressions :

  • « Un merle blanc » est, dans le langage familier, une expression désignant une chose exceptionnelle ou rarissime
  • « C’est le merle blanc. » : se dit par extension de quelqu’un qui possède des qualités très difficiles à réunir.
  • Pour défier quelqu’un de faire une chose qu’on regarde comme impossible, on dit quelquefois : « Si vous faites cela, je vous donnerai le merle blanc ».

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Il a également inspiré les poètes et les auteurs :

  • Jules Renard : « Le merle blanc existe, mais il est si blanc qu’on ne peut le voir, et le merle noir n’est que son ombre. ».

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Et pour finir, je laisserai le dernier mot à Georges Brassens dans « Embrasse les tous » :

« En attendant le baiser qui fera mouche,
Le baiser qu’on garde pour la bonne bouche,
En attendant de trouver, parmi tous ces galants,
Le vrai merle blanc,
En attendant qu’ le p’tit bonheur ne t’apporte
Celui derrière qui tu condamneras ta porte
En marquant dessus « Fermé jusqu’à la fin des jours
Pour cause d’amour« , embrasse les tous ! »

Ce sera toujours plus fin et plus enrichissant que les blagues salaces de l’oncle au moment du digestif, qui lui n’a rien, hélas, d’un merle blanc…..

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Sources, liens et remerciements :

Actualités de l’APON

Bioclicetphotos.blogspot.fr

Wikipedia

Le site du canal du midi

 

 

la mangeoire pour photographe

Cette année, le père noël est passé avant l’heure !

Dans sa hotte, un joujou expérimental et spécialement conçu pour les photographes passionnées par les oiseaux et aimant bien prendre des clichés à la mangeoire.

Je l’ai reçue vendredi soir alors que je rentrais d’une dure semaine de boulot et, sans même prendre le temps de me changer, j’ai commencé à l’examiner sous toutes les coutures…

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Il s’agit d’une structure en teck très légère avec une partie du toit en plexiglas. Tout a été conçu pour laisser passer un maximum de lumière et faciliter les angles de prises de vue :

Elle a été spécialement conçue par Michel (dit Mejazz) concepteur et réalisateur de toutes sortes d’objets et de meubles en bois : des boites en rondin pour bijoux (très demandées parait-il), des objets de bureau, des aménagements de jardins et des tas de mangeoires à oiseaux rigolotes et très esthétiques.

Je vous conseille donc vivement d’aller faire un tour sur la page Hoaw Art Works, c’est un vrai plaisir pour les yeux des profanes comme moi et aussi pour ceux qui sont amoureux du joli travail sur bois.

HAW

Donc un grand merci à Michel pour m’avoir envoyé cette mangeoire, faite sur mesure pour l’amoureux des photos d’oiseaux que je suis; je suis très touché…

Venons-en maintenant aux tests de mon nouveau joujou; car enfin, c’est une chose de m’enthousiasmer mais encore faut il que ça plaise aux principaux intéressés, les oiseaux de mon jardin… Et ils sont difficiles les bougres car je n’arrête pas de leur proposer de nouveaux dispositifs à graines…

Bon, reconnaissons néanmoins, qu’en les alimentant avec des graines de tournesol bio produites dans la Drôme par l’ami Sébastien Blache, c’est assez facile de les attirer dans mes dispositifs…

J’ai donc simplement posé la mangeoire sur mon balcon sans même utiliser le système prévu pour la fixer à un mat, juste pour tenter des angles différents et voir la réaction des oiseaux. Et force fut de constater qu’ils ne mirent pas longtemps pour s’emparer de mon joujou…

Comme souvent, ce fut une mésange nonnette, les plus aventureuses de cette famille, qui tenta le coup la première. Ses cousines, les mesanges bleues ne tardèrent pas à rappliquer

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Et très vite la bataille fit rage…

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Cette première escarmouche tourna à l’avantage de la mésange bleue qui, malgré sa petite taille, est une des plus agressives.

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Mais, elle ne put pas grand chose quand sa cousine la mésange charbonnière vint se joindre à la bataille pour ce nouveau territoire alimentaire :

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La mésange charbonnière avait l’air un peu intriguée par cette nouvelle mangeoire et par son toit transparent…

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Mais pas au point de lui couper l’appétit tout de même…

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Avant que la Sittelle Torchepot, qu’on surnomme le bandit masqué, ne vint les mettre toutes les trois d’accord et squatter la mangeoire durant un bon bout de temps…

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Ces premiers utilisateurs prirent donc vite leurs marques et je pus, tout à loisir, leur tirer le portrait en faisant varier la position de la mangeoire :

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Au final, pour une séance d’essai, ce fut très concluant. Même si je n’ai pas eu beaucoup de temps pour avoir plusieurs espèces différentes et leur interaction, ce fut une bonne séance dans une jolie lumière quasi estivale.

Cette mangeoire a pour principal avantage de vraiment laisser passer la lumière et son toit en plexiglas rajoute un éclairage supplémentaire qui donne un vrai plus pour bien faire la netteté et voir les détails du plumage.

Ses montants ouverts sur les cotés sont aussi assez intéressant pour « encadrer » le sujet même si, sur la plus grande face, le fait qu’il soit scindé en deux fait que, trois fois sur quatre, l’oiseau se pose sur le coté opposé à votre angle de prise de vue… L’idée de mettre une barre horizontale pour se poser est très bonne mais je supprimerai la barre verticale centrale pour ouvrir en grand cette « fenêtre ».

De plus, j’y rajouterai bien deux ou trois petits reposoirs sur les cotés afin que d’autres oiseaux puissent attendre leur tour, tout en restant dans le champ de netteté, sans devoir changer tous les réglages…

Je me disais également qu’on pouvait utiliser des feuilles de papier coloré ou du plexiglas amovible jaune ou orange pour rajouter une luminosité encore plus chaude ou un effet « vitrail »sur la scène.

Un autre intérêt réside dans sa facilité à le déplacer et à ajuster son orientation au fur à mesure de la course du soleil sans que ça n’ait eu l’air de gêner les oiseaux. Et j’ai plein d’idées pour déplacer la mangeoire (à photographe…) dans d’autres endroits insolites et propices à capter la lumière dans le plumage des oiseaux.

Donc un grand merci à Michel pour la conception et à Charlotte pour le cadeau de noël avant l’heure…

 

Le Hibou moyen duc

Le lundi matin, je ne travaille pas et j’en profite généralement pour aller faire de la photo en toute tranquillité.

En effet, on ne croise pas grand monde sur les chemins du Vercors ce jour là. Ni joggeur, ni cycliste, ni promeneur, ni chasseur et je profite donc à plein de ce moment de liberté dans la nature.

Mais, lundi dernier, malgré une belle journée qui s’annonçait, j’avais décidé, à contrecœur, de déroger à ma règle pour m’attaquer à une pile de courrier en retard et à une montagne de cartons à vider…

Cela faisait bien une heure que je m’escrimais avec des factures quand j’entends frapper à ma porte.

C’est Olivier mon voisin, un appareil photo compact à la main : « Je viens d’apercevoir une petite chouette dans mon jardin et je n’arrive pas à la photographier avec cet appareil…Tu veux pas m’aider à le régler ? ».

– Une petite chouette ? Grande comment ? 

– Ben, environ 30 cm de haut….

Évidemment intrigué, je lui fait un réglage sur le compact, tout en me disant que le courrier en retard peut toujours attendre encore un peu et qu’il faut que j’aille voir de quoi il retourne…Par pur esprit scientifique, bien sur…

Et comme mon boitier déjà équipé d’un 300 mm est posé là à se morfondre sur la table  je décide de l’amener prendre prendre l’air avec moi…

Olivier me donc conduit dans son jardin vers un bouleau au feuillage encore dense en cette fin septembre.

Tout d’abord, je ne vois rien tant l’oiseau est bien fondu dans les branchages. Après qu’olivier, sans qui je chercherai encore, me l’ai indiqué, je finis par l’apercevoir :

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Waouh ! En fait d’une chouette, c’est un hibou moyen duc, le premier que j’arrive à observer dans mon hameau.

Au début, j’hésite entre le moyen duc et le petit duc car il est ramassé sur lui même et ne parait pas bien gros.

Mais un certain nombre de critères ne trompent pas :

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D’abord, sa taille. Avec ses 35 cm de long (env.), le moyen-duc est légèrement plus grand que le petit duc qui mesure en général 20 cm.

C’est également le cas de son envergure de 86 à 98 cm, alors qu’elle est de 50 à 54 cm pour le petit duc. Bon, il faut bien reconnaitre que ce n’est pas très facile à voir en vol, mais c’est quand même presque le double…

Mais le critère principal pour identifier le moyen duc, surtout par rapport à la chouette hulotte qui lui ressemble beaucoup, ce sont ses « cornes ».

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Bien sur, ce ne sont pas des cornes mais deux grandes aigrettes de plumes. Quand elles sont dressées, on dit qu’il « fronce les sourcils ». Et d’ailleurs, elles sont couchées quand le hibou est serein et tranquille.

Cet attribut lui sert vraisemblablement à impressionner ses adversaires ou prédateurs. Voire à percevoir des informations en fonction des vibrations sonores.

Un autre critère de différenciation, réside dans la couleur de ses yeux. En effet, ils sont d’un jaune-orangé (jaunes chez le petit duc ) et au centre d’un disque facial arrondi de couleur beige/roux.

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Au niveau de son cri, on l’entend surtout à la saison des amours. Le male pousse alors un  « hou-ou » répété toutes les 2 secondes environ et souvent exécuté sur une longue période. Selon la situation, il est peut être audible à plus de 200 m.

On peut également l’entendre mettre en garde ses adversaires par un « wupp wupp ».

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Ensuite, c’est un rapace qui vit dans les zones boisées, les taillis, les bosquets et les bouquets d’arbres et les petites plantations dans les campagnes ouvertes.

De jour, il se cache dans les branchages épais où il se tient immobile et ainsi se fond dans le décor grâce à son plumage à l’aspect d’écorce au-dessus brun/roux marbré de brun foncé, et le dessous est plus clair, parfaite tenue de camouflage…

Il s’y repose de sa longue nuit de chasse.

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En effet, le hibou moyen-duc chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe.

La plupart des proies sont capturées sur le sol, ou dans la végétation. Après l’avoir attrapé, le hibou moyen-duc la tue en tapant l’arrière de la tête, et ensuite, il l’avale entière. Il régurgite des pelotes, environ trois à quatre heures après s’être nourri.

Il affectionne principalement les petits mammifères, surtout les campagnols et les mulots qui représentent respectivement 78 % et 15 % de son régime alimentaire. Mais il consomme également des oiseaux (moineaux, ou pinsons), et parfois des coléoptères..

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Le hibou moyen-duc niche dans des zones boisées, caché dans une végétation dense. Il utilise habituellement un nid abandonné, fait avec des brindilles par une autre espèce.

La femelle dépose 4 à 5 œufs blancs, lisses et brillants. L’incubation dure environ 25 à 30 jours, assurée par la femelle. Elle reste au nid toute la journée, mais elle sort brièvement la nuit.

Les poussins sont couvés par la femelle pendant deux semaines. Le mâle apporte de la nourriture à la femelle et aux jeunes pendant l’incubation et la période au nid.

Au bout de 35 jours, les jeunes commencent à effectuer des vols courts. Ils deviennent indépendants au bout de dix à onze semaines.

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Le hibou moyen-duc bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981, relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.

Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu.

Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

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Mais on peut le photographier…. Surtout si on évite de le déranger ou de trop s’approcher de lui quand, en journée, il se repose de sa longue nuit de chasse.

Et surtout les lundis, même si on a décidé de ne pas faire de photos ce jour là…

D’ailleurs, si ça permet de faire de telles rencontres, je crois bien que je vais faire semblant de faire du courrier tous les lundis matins….

 

Sources, liens et remerciements :

Un grand merci à Olivier sans qui je n’aurais pas eu l’opportunité d’une telle rencontre.

Oiseaux.net  pour la fiche technique détaillée

Wikipedia pour les compléments

Cahiers d’Habitat « Oiseaux » – Inventaire National du Patrimoine Naturel MEEDDAT- MNHN

Etude : Le Hibou moyen-duc (Asio tous) et son régime alimentaire dans le massif dunaire de la Slack, Courrier de l’environnement de l’INRA n°45, février 2002

Et pour les curieux qui n’en ont pas eu assez, quelques photos complémentaires :

 

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Diguem no ! Je dis non !

En février 1939, environ 500 000 réfugiés espagnols arrivèrent à la frontière française. Ils fuyaient l’avancée des troupes du dictateur Franco et sa répression sanglante envers les républicains espagnols.

Parmi cette cohorte de malheureux transis par le froid et la neige, il y avait mon père, mon oncle, mon grand père, ma grand-mère, ma grande-tante et mon arrière grand-mère.

Mon grand-père était très engagé dans la seconde République espagnole, démocratiquement élue en 1931 et alliée de la République française. Il était également un fervent partisan de l’indépendance de la Catalogne. A ce titre, il se savait condamné par la répression franquiste aveugle (au minimum 80 000 exécutions sommaires de républicains entre janvier et mars 1939).

Après la chute de Barcelone, il prit la décision d’abandonner tout ce qui faisait sa vie à Lérida et de mettre sa famille à l’abri en France, confiant dans l’accueil de la République française.

Les premiers réfugiés étant arrivés début janvier 1939, la France avait d’abord mis en place un dispositif d’empêchement avec fermeture de la frontière. Mais la chute du front de Catalogne et la prise de Barcelone, générèrent un exode massif.

La frontière fut alors ouverte le 27 janvier par le gouvernement français. Cette ouverture ne fut, dans un premier temps, concédée qu’aux civils, les gardes mobiles et le 24e régiment de tirailleurs sénégalais faisant le tri, repoussant même de force les hommes valides. Lors de l’entrée sur le territoire français, les réfugiés furent dépouillés de tout : armes, mais aussi bijoux, argent liquide, etc.

Début mars1939, les autorités estimèrent le nombre de réfugiés à environ 500 000 ou plus, dont un tiers de femmes, enfants et vieillards. Sur ce total, 330 000 furent hébergés dans l’urgence dans les Pyrénées-Orientales, et plus de 130 000 furent évacués dans les départements des deux tiers sud de la France.

Les conditions de vie dans les camps de concentration, hâtivement bâtis sur les plages du Roussillon, furent terribles, particulièrement à Argeles. On estime que de février à juillet 1939, 15 000 personnes moururent dans les camps, la plupart de dysenterie…

Des femmes et des enfants morts sur des plages, ça ne vous rappelle rien ?

Mon grand-père sera séparé du reste de sa famille et interné durant 10 mois au camp de concentration de Bram, dans l’Aude. La photo en entête, prise par Agusti Centelles, un grand photographe catalan, le montre lors de son arrivée au camp.

Pendant ces dix longs mois, il sera sans aucune nouvelle de sa femme, de ses deux fils, de sa mère et de sa soeur. Il ignorera même qu’ils sont internés à plus de 600 km de lui, à Charmont près d’Angers, dans une ancienne carrière d’ardoise transformée en lieu d’internement…

Tous ces réfugiés ne bénéficièrent pas d’un accueil optimal, c’est le moins que l’on puisse dire. Malgré un gouvernement en place issu du Front populaire, la France de 1939 est loin d’être pour les Espagnols, la République sœur dont ils espéraient obtenir réconfort et soutien.

Rongée par la crise économique, en proie aux sentiments xénophobes, repliée sur elle-même, la société française offre aux réfugiés un accueil plus que mitigé.  Plusieurs décrets ont été édictés par le gouvernement Daladier, dont celui du 12 novembre 1938, qui prévoit l’internement administratif des étrangers « indésirables », c’est-à-dire susceptibles de troubler l’ordre public et la sécurité nationale…

Ce climat et ces mesures, ça ne vous rappelle rien ?

Et pourtant, malgré les déchaînements de haine et de xénophobie dans les journaux de l’époque, malgré les diatribes des partis d’extrême droite sur le « péril rouge » qui allait contaminer la France et les appels incessants à les renvoyer chez eux en Espagne, il y eut très peu d’incidents provoqués par ces réfugiés.

Qui plus est, la guerre étant déclarée à l’été 39, beaucoup combattirent spontanément pour la France dans la légion étrangère, furent souvent les premiers cadres des maquis naissants ou les troupes d’élites de la fameuse 2ème DB qui libéra Paris.

Et les familles qui n’avaient pas été renvoyées de force, s’intégrèrent et participèrent au développement français de l’après-guerre.

Je suis un des fruits de cet exode et même si on parlait parfois catalan à la maison, si on supportait le Barça et si on mangeait de la paella le dimanche au lieu du cassoulet, on s’est toujours sentis français.

C’est pourquoi, la situation récente des réfugiés de Syrie ou d’Irak me touche au plus haut point. Je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle avec cette époque, tant les points de ressemblance sont nombreux.

Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas l’impression que la perception de l’urgence et du drame de cette crise humanitaire touche vraiment les français…

Ou plutôt si, elle en fédère beaucoup dans le rejet de ces migrants… On retrouve quasiment les mêmes discours qu’à l’époque où il suffit juste de transformer « péril rouge » par « péril islamique ». On parle également de gens qui ne veulent pas s’intégrer et qui menacent nos prétendues valeurs. Voire de 5ème colonne, comme dans les années 30…

De plus, j’en ai assez d’entendre beaucoup de gens dans les conversations ou sur les forums, ânonner la même phrase « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde… ». Pensez, une phrase dite par un premier ministre de gauche… Le plus souvent, ils oublient d’ailleurs la fin de la phrase : « ..mais elle doit en prendre sa part ».

J’ai du mal à penser que l’on fasse partie de la même France… La mienne, elle s’est construite depuis deux siècles sur les valeurs de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Rien à voir avec cette prétendue civilisation séculaire chrétienne européenne, qui n’était qu’une société féodale où le plus fort imposait sa loi au plus faible et où l’obscurantisme religieux pouvait vous conduire au bucher si vous pensiez différemment…

En somme, cette société ressemblait curieusement à celle que ces migrants de Syrie ou d’Irak veulent fuir pour que leurs enfants aient la chance de pouvoir échapper à la tyrannie et avoir une vie meilleure, déterminée par leur mérite et pas par leur naissance…

Et puis, j’ai honte que ce soit l’Allemagne et Mme Angela Merkel, que nos médias nous présentent depuis longtemps comme une horrible libérale, qui prennent l’initiative de faire tomber le mur de l’indifférence et de l’égoïsme, en décidant d’accueillir largement ces réfugiés.

Et si certains prétendus vrais français veulent continuer à attiser les braises de le discorde, du repli sur soi et de la haine de l’autre, et bien tant pis pour eux, qu’ils restent dans leur médiocrité et leur égoïsme.

Car de mes racines catalanes, il me reste certaines maximes comme « Nosaltres no som d’eixme mon !« . On pourrait la traduire par « Nous autres, nous ne faisons pas partie de ce monde là..« .

S’intégrer ne veut pas dire raser les murs, faire taire ses valeurs et hurler avec les loups contre les faibles et les opprimés, sous prétexte que 20% des français votent pour l’extrême droite…

En effet, je refuse qu’ailleurs en Europe, on m’assimile à cette frange de français frileux, racistes et égoïstes qui, s’ils sont nés par hasard dans l’hexagone, ne méritent pas d’être qualifiés de citoyens français !

Et pour continuer dans la langue natale de mon grand-père, « Digem no ! » : Je dis non ! Non à la la peur et à l’indifférence.

Allons, mes frères citoyens français, montrons que nous sommes à la hauteur de l’histoire et de la grandeur de notre nation, en tendant la main à ces réfugiés !

C’est dans l’engagement que se joue l’avenir de notre République, pas dans le repli sur soi !

 

Sources, liens et remerciements :

Un très bon article issu du Musée de l’histoire de l’immigration

« Nosaltres no som d’eixe mon » d’après une chanson de Raimon Digem no !

Wikipedia

Photos d’Agusti Centelles

 

Mangeons français ! Enfin, faut voir…

J’imagine que depuis quelques semaines vous avez du, comme moi, voir ou entendre ces injonctions gouvernementales qui fleurissent dans nombre de médias : « Pour soutenir l’élevage français, consommez de la viande française ! ».

Ca parait frappé du sceau du bon sens et faire consensus large. D’ailleurs, avez vous essayé d’aborder le sujet en société ? Et bien, c’est la quasi unanimité ! Pour une fois, tout le monde se range derrière le gouvernement et les syndicats agricoles, pourtant pas souvent du même avis…

Tout le monde ? Enfin presque…Quelque part dans les villes et les campagnes, des irréductibles consommateurs résistent à l’envahisseur idéologique.

Et j’en suis !

En effet, depuis le début, cette campagne me dérange et me parait tellement réductrice qu’elle en devient caricaturale. Et cela à plus d’un point.

Tout d’abord, que se passera t’il si les consommateurs des autres pays européens décident de faire la même chose ?

En effet, la France est le premier exportateur européen de bétail; d’après un rapport d’Interbev, c’est environ 240 000 tonnes de viandes par an qui partent à l’export dont 1,3 millions de bovins vivants.

Mais, me direz vous, on exporte beaucoup vers des pays d’Afrique ou du moyen orient qui n’en produisent pas et qui devront toujours en importer.

Oui, mais pas que… Par exemple, sur ces 1,3 millions de bovins, nous en exportons 906 000 vers l’Italie et 273 000 vers l’Espagne, soit 91% …

Si nous fermons nos frontières à leurs produits ou que nous continuons, à l’instar de ce qui s’est passé cet été, à intercepter leurs camions de viande, comment ne pas penser qu’ils feront la même chose et boycotteront ou brulerons nos productions ?

Et puis, toujours dans ce chapitre de la prétendu concurrence déloyale européenne, il serait bon de rappeller que nombre d’éleveurs et de producteurs touchent des aides européennes, afin que leurs productions soient économiquement rentables.

Toutes productions agricoles confondues, cela a représenté environ 7,5 milliards d’euros en 2014. In fine, cet argent provient des impôts des citoyens européens, lesquels citoyens pourraient trouver cette forme de solidarité bien amère, envers un pays qui choisit, indirectement, d’inciter au boycott des productions des autres nations du vieux continent…

Bref, cette forme de nationalisme de la consommation, est plutôt un choix à court terme pour ne pas dire à courte vue… Comme tous les natiolalismes d’ailleurs…

Mais pour ma part, l’essentiel nest pas là…

Manger français, d’accord mais à condition de manger de la qualité. Et c’est là où bien souvent le bât blesse.

En effet, cette campagne de communication sous-entend implicitement que les viandes françaises sont forcément de qualité et que celles des autres pays ne le sont pas ou le sont moins…

Tout d’abord, il suffit d’avoir un tant soit peu voyagé en europe, pour se rendre compte que nos voisins ont eux aussi leurs terroirs et savoirs-faire et que, bien de leurs produits, sont au moins aussi qualitatifs que les nôtres.

Pour être honnête, et à y regarder de plus près, ces campagnes disent juste que consommer de la viande française c’est soutenir les éleveurs français, pas que la viande est nécessairement de qualité…

D’ailleurs, ces logos déclinés pour chaque animal, ne sont pas des labels de qualité officiels à l’instar du Label rouge. Ils peuvent être apposé sur toutes les viandes françaises et donc sur les viandes produites industriellement.

Et oui, au cas où vous l’ignoreriez, la majorité de la viande française est produite dans des élevages industriels intensifs et de moins en moins par des agriculteurs dans une ferme avec des animaux se nourrissant à l’air libre.

En effet, selon les sources (et ce n’est pas si facile à vérifier.. ), environ 80% des animaux élevés en France le seraient de manière industrielle. Bien sur, il y a de grosses disparités entre le lapin (près de 99%) et le boeuf (environ 40%).

Et encore, sur la production de bovins, seulement 3% ont un des quatre véritables labels de qualité (Label rouge, AB, AOC, IGP).

Ces élevages intensifs produisent bien de la viande française quoique on pourrait se demander si une bête qui n’a mangé que du tourteau de soja importé du Brésil ou des farines protéinées venant des Etats unis est si française que ça…

Et que dire de l’impact sur la planète de cette production, des méthodes d’élevage dans le mépris envers un animal qui nous nourrit, sans même parler des conditions ignobles dans lesquelles il est bien souvent abattu…

Et oui, le tableau est bien sombre et l’on peut comprendre que d’aucuns choisissent de renoncer à la viande, française ou pas.

Il est clair que l’élevage français est à un tournant; va t’il aller encore plus loin dans l’industrialisation, par exemple vers le modèle de la ferme des milles vaches ? Ou bien va t’il revenir à des productions de qualité où l’animal est au centre de la préoccupation de l’éleveur ?

Pour ma part, cela fait déjà longtemps que j’ai exercé le seul choix qu’on a bien voulu me laisser (à part celui d’ouvrir ma gueule dans ce blog…) : acheter  de la viande de qualité, auprès d’éleveurs locaux dans des circuits courts.

Privilège de nanti me direz vous, voire de bobo ? Même pas ! Il faut juste accepter deux choses à la portée de tous : manger moins de viande par semaine et consacrer plus de temps à aller l’acheter auprès de producteurs.

Ça ne me coute pas plus cher qu’avant (j’ai vérifié…) et j’ai ainsi l’impression d’être en accord avec mes valeurs de protection de la planète tout en contribuant à aider à vivre des producteurs et des éleveurs qui ont l’amour du travail bien fait.

Et en plus, je me régale et ma famille aussi ! D’ailleurs, j’invite tous ceux qui le veulent à venir gouter chez moi l’agneau d’alpage produit par Didier Girard au Bourg d’Oisons, le veau de la Ferme des Merciers à Lans en Vercors, le boeuf ou le porc de la ferme des Colibris à Méaudre et les volailles de la ferme de Valensole à Saint Just de Claix.

De plus,  je continuerai à acheter du jambon de Parme italien ou du chorizo espagnol car la qualité n’est pas l’apanage de l’hexagone…

Et même si je ne connais pas encore de producteurs de sanglier, on pourrait ainsi se faire un banquet d’irréductibles consommateurs, qui résistent aux diktats du nationalisme alimentaire industriel…

Par Toutatis !

 

 Sources, liens et remerciements :

Synthèse du rapport d’Interbev et rapport détaillé sur les exportations françaises de viande.

Les chiffres clefs de la production de viande rouge par France Agrimer

Atlas de la viande pour les chiffres de l’impact de l’élevage sur la planète

Interview de Christian Le Lann,  Président de la Confédération française de la boucherie charcuterie traiteur (CFBCT),

 

La mésange et le composteur

Depuis le printemps, j’ai installé un composteur derrière ma maison, à la limite des prés, protégé du vent du nord par un bosquet et quelques arbres.

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C’est un modèle en pin du jura que la Communauté de communes du massif du Vercors propose aux habitants intéressés.

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L’autre jour, alors que j’observais de la fenêtre sous mon toit, une fauvette à tête noire, j’aperçus une mésange charbonnière posée sur le composteur.

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Concentré sur la fauvette qui sautait de branche en branche, je n’accordais qu’un coup d’oeil distrait à cette Parus major, que j’adore pourtant observer durant l’hiver…

Je vis bien qu’elle faisait des petits bons du haut du composteur au tas de bois mais cela n’attira pas mon attention plus que ça…

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Malgré tout, son manège avait piqué ma curiosité et je continuais à l’observer du coin de l’oeil…

Et bien m’en prit, car je la vis pénétrer dans le composteur par une des ouvertures…

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Ma première réaction fut de me dire : « Tiens, elle niche dans le composteur ? C’est pas normal ça…Et puis, je l’aurai vu avant, pas plus tard que ce midi quand j’y ai amené les restes du repas… ».

Le temps de me dire que mon idée était absurde, la voilà qui ressort avec la clef de l’énigme dans le bec :

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Les graines du melon de midi…J’aurai du m’en douter tout de suite !

C’est vrai que les melons ne poussant pas vraiment dans le Vercors, leurs graines doivent avoir une saveur exotique pour les mésanges montagnardes…

En tous cas, ça c’est du circuit rapide de recyclage !

Cette fois-ci, mon intérêt était complètement éveillé et j’abandonnai l’observation des fauvettes pour suivre plus attentivement cette mésange.

Je m’aperçus bien vite qu’elle n’était pas toute seule à profiter du filon…

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Durant dix bonnes minutes, ce fut même un véritable balai aérien autour du composteur :

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Mais très vite le filon se tarit, et après une dernière graine pour la route, les mésanges disparurent.

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Cette rencontre imprévue m’inspira deux réflexions :

Les mésanges, surtout les charbonnières, sont des oiseaux très adaptables aux situations et on comprend donc mieux comment elles ont pu s’installer durablement et survivre aux rigueur du milieu et du climat du Vercors…

Et puis, point n’est besoin d’aller crapahuter longuement dans les forêts et taillis, il suffit, parfois, d’observer de sa fenêtre pour assister à des scènes insolites…

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Le Vulcain

Voici un beau papillon que l’on peut facilement observer dans les parcs, jardins et prairies. Mais le fait qu’il soit commun ne veut pas dire qu’il soit banal…

En effet, le Vulcain, ou Vanessa Atalanta, est placé sous le signe de la dualité dans nombre de ses caractéristiques.

Tout d’abord, on retrouve ce double aspect dans ses différents noms, qui évoquent les mythologies latines et grecques.

Latine, avec Vulcain le dieu du feu et des enfers chez les romains. En effet, Le couleur rougeoyante de sa livrée, associée au battu des ailes, évoquait aux anciens les soufflets et les feux des forges de Vulcain.

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Grecque, car son nom savant en est issu, avec Vanessa qui signifie briller et Atalanta qui était une vierge chasseresse. Elle aurait même été la seule femme à faire partie de l’équipage des argonautes, qui accompagna Jason dans la quête de la toison d’or

Son père souhaitant néanmoins la marier, elle ne voulut prendre pour époux que celui qui pourrait la battre à la course ; ceux qui échoueraient seraient mis à mort…La légende indique que les prétendants partaient les premiers, sans armes, et qu’Atalante, munie d’un javelot, tuait ceux qu’elle dépassait.

De nombreux prétendants moururent ainsi, jusqu’à ce que se présente Hippomène, qui aidé d’Aphrodite, laissa tomber trois pommes d’or, provenant du jardin des Hespérides, données par la déesse ; curieuse, la jeune fille s’arrêta pour les ramasser, et fut ainsi devancée à l’arrivée…Et forcée de se marier…

Ce lien aux fameuses pommes d’or est vraisemblablement lié à une autre dualité de ce papillon : son alimentation.

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En effet, ce papillon a la particularité d’être très attiré par les fruits mûrs, et même plus que mûrs…voire pourrissants.

De ce fait, et notamment en fin de saison, il s’observe fréquemment sur les pommes, poires, prunes, raisins, et autres fruits tombés, le plus souvent en compagnie de mouches, guêpes, et frelons.

Néanmoins, le nectar des fleurs est sa nourriture principale. Les fleurs les plus appréciées du vulcain sont celles de la famille des composées. On les voit souvent se nourrir sur les buddleias, les marguerites, les artichauts et bien d’autres fleurs.

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Double, il l’est également dans sa reproduction. Ou du moins, selon qu’il migre ou pas, il va donner naissance à une ou deux générations. On dit qu’il est bivoltin ou univoltin (1 ou 2 générations annuelles).

La femelle pond des œufs de couleur vert foncé qu’elle dépose de manière isolée sur des feuilles d’orties. L’éclosion des œufs a lieu après une semaine.

La chenille confectionne un abri bien reconnaissable en enroulant une feuille qu’elle maintient dans cette position au moyen de fils de soie, et dont elle ronge le pétiole, de sorte que la feuille pend librement. Au bout d’un mois environ, la chenille atteint environ 35 mm et se chrysalide. Le stade nymphal dure approximativement 15 à 20 jours.

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Mais le Vulcain est également célèbre pour sa capacité exceptionnelle de migration qui en font un véritable voilier au long cours. Et là aussi, il utilise deux voies possibles.

Ces lépidoptères aventureux quittent le Maroc au printemps en survolant le détroit de Gibraltar. Puis, soit ils longent les côtes atlantiques portugaise puis françaises pour ensuite se diriger vers les Îles britanniques jusqu’aux îles Shetland ou en Islande. Soit ils longent la côte méditerranéenne, empruntent la vallée du Rhône puis celle de la Saône, jusqu’aux Pays-Bas.

Dans les deux cas, les papillons arrivés dans le Sud de l’Angleterre ou en Belgique peuvent, pour certains individus, poursuivre vers les côtes danoises puis la Scandinavie, notamment la Norvège, et atteindre le cercle polaire arctique. Rien que ça…

Source : Wikipedia

Il existe également des départs depuis d’autres pays d’Afrique du Nord, auquel cas les papillons peuvent traverser entièrement la Méditerranée ou longer les côtes de Sardaigne et de Corse…

En France, là aussi, se distinguent deux voies de migrations principales : la voie occidentale (façade Atlantique, côtes de la Manche) et la voie orientale (vallées du Rhône et de la Saône, cols alpins). Chaque année, à l’automne, il est possible d’observer sur l’une ou l’autre des voies d’importants passages actifs : des milliers, voire des millions, de Vulcains peuvent survoler une région en quelques jours

Et pour finir, deux de ses caractéristiques intéressent particulièrement les chercheurs. Ses capacités à capter la chaleur et à réfléchir la lumière.

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Pour se réchauffer par temps froid, le papillon déploie ses ailes au soleil. Les ailes capturent et gardent la lumière avec une efficacité remarquable. La couleur noire capte au maximum la lumière solaire. C’est sans doute à cause de cela que j’observe souvent le vulcain ailes toutes étalées se chauffant au soleil sur un support quand il ne fait pas très chaud, en hiver (sédentaire) ou au début du printemps.

Cette aptitude n’est pas seulement due à leurs pigments sombres, mais aussi à leur structure : ces ailes sont recouvertes de minuscules écailles qui se chevauchent. Ces dernières possèdent des rangées de trous en forme de nids d’abeilles et séparées par des crêtes pointues qui dirigent la lumière vers les trous. Cette structure ingénieuse capture la lumière du soleil, ce qui rend les ailes extrêmement sombres et réchauffe le papillon avec une incroyable efficacité.

Mais ce n’est pas tout car non seulement il captent la chaleur mais ils la réfléchissent également de manière très importante.

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Certains chercheurs vont même jusqu’à affirmer que le capteur du futur aura la forme… d’une aile de papillon !

En effet, en étudiant au microscope les complexes nanostructures qui donnent leur brillance aux ailes des lépidoptères, l’équipe de Radislav Potyrailo (USA) a réussi à modéliser la manière dont elles réfléchissent les rayons lumineux.

Ils ont aussi découvert que les ailes de papillon ont un autre pouvoir : la lumière qu’elles réfléchissent varie en fonction de leur environnement chimique et sont d’excellents détecteurs de chaleur. » (Revue « science et vie » 1136 – mai 2012 – M.F -)

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Et l’on pourrait encore trouver bien des dualités pour le qualifier, mais pour le décrire, mieux vaut laisser la parole au poète qui, en quatre vers, en dresse le meilleur des portraits :

« Voici le Vulcain rapide
Qui vole comme un oiseau
son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau. »

Gérard de Nerval, Odettes   (1834), Les papillons

 

Sources, liens et remerciements :

Article d’Antoine Levêque sur la migration des papillons dans la revue du Groupe“OPIE – Insectes migrateurs ».

Balades entomologiques pour le travail sur les couleurs

Insectes.net

Quel est cet animal ?

Urticamania avec de belles planches sur le vulcain et d’autres papillons

Le blog de Jean-Yves Cordier  avec un excellent article sur l’étymologie du vulcain

Wikipedia

 

L’affut de Printegarde

Ceux qui suivent mes petits reportages photos savent que depuis un an, je passe nombre de mes week-ends et temps libres à la réserve naturelle de Printegarde (26).

Là, entre Rhône, Drôme et Petit Rhône, beaucoup de lieux se prêtent admirablement à l’observation et à la photographie d’oiseaux.

Parmi tous ces petits coins de paradis, j’ai particulièrement jeté mon dévolu sur un espace en bordure de la rivière Drôme, entre la passe au poissons de Livron et le pont de la Via Rhôna.

La présence de la ripisylve, de gravières, de roselières, d’îlots sur la rivière, de petites criques et d’arbres et souches émergeant de l’eau, en font un lieu propice pour y observer nombre d’espèces qui viennent profiter de la diversité de ces milieux.

A l’automne dernier, j’avais donc décidé d’y installer un affut. Oh, n’allez pas vous imaginer une cabane sophistiquée mais plutôt un rideau végétal ou une palissade faite de bois morts assemblés sommairement.

En général, j’y rajoute quelques filets de camouflage et le tour est joué !

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Bien sur, cet affut n’offre pas une dissimulation totale aux regards perçants des oiseaux mais, si on reste suffisamment immobile, ils ne nous voient presque pas et s’approchent parfois à moins de 10 mètres.

Voici d’ailleurs quelques photos prises entre 5 et 20 mètres (cliquez sur une des photos pour les avoir en grand):

Et puis au delà du spot photo, c’est surtout un lieu apaisant où j’aime bien me fondre dans le milieu et, au fil des heures, me vider la tête et oublier le reste du monde…

C’est pourquoi, lors de ce week-end de début août, accompagné de l’ami Alain Ji, j’approchais du lieu avec allégresse.

Et là, douche froide !

Notre affut avait été entièrement saccagé, démoli et les troncs et branches jetés à la rivière :

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Pour Alain et moi, ce fut d’abord la stupeur devant ce spectacle…

Puis l’incompréhension :  qui pouvait avoir fait ça et pourquoi ? Les gestionnaires du site ? Des chasseurs éliminant la concurrence ? Des pêcheurs voulant récupérer ce coin ? des écolos ayant pris notre affut pour une hutte de chasseurs ? Des baigneurs cherchant la tranquillité loin des regards ? Des gamins ? Des fêtards ? Des simples abrutis ?

Et enfin, le découragement : tant d’heures passées à l’améliorer petit à petit qui tombent, littéralement, à l’eau…

Mais, passé ce 1/4 d’heure d’abattement,  nous décidâmes de le rebâtir ! Et encore plus fonctionnel qu’avant, non mais !

La première tâche consista à essayer de récupérer les troncs et grosses branches qui flottaient encore à proximité :

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Alain se mouilla, au sens propre, en prenant un bain de pieds pour tenter de les rattraper avec une gaffe improvisée, tandis que je les hissais sur la berge.

Et, petit à petit, au fur et à mesure de la récupération des bois flottants, le moral et même la bonne humeur nous revenait…

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Ce travail nous prit une paire d’heures mais nous réussîmes à récupérer la majorité des bois de la structure. N’ayant aucun outil avec nous, nous décidâmes de revenir plus tard, avec tout ce qu’il fallait pour le remonter.

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Or donc, le surlendemain, armés de scies, sécateurs et ficelle, nous attaquâmes le chantier avec entrain, profitant du grand soleil de ce début août.

Le principe que nous nous sommes donnés, c’est de ne couper aucun arbre ni branche mais de récupérer que du bois tombé aux alentours.

Et, au delà de tous les arbres que les intempéries couchent régulièrement, nous fumes bien aidés par la découverte des œuvres d’un castor, qui nous avait gentiment abattu un arbre à proximité…

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Il ne restait plus qu’à découper et ajuster les branches à la bonne taille.

Je dois reconnaître qu’Alain est bien meilleur bricoleur que moi et aime bien faire des choses solidement. C’est sur, sans lui, le chantier aurait été beaucoup plus sommaire…

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Une fois les bois découpés, nous pûmes commencer à les ajuster pour bâtir la structure.

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Le seul élément « exogène » que nous utilisons c’est de la ficelle afin de consolider la fixation des croisillons :

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Au fur et à mesure de la matinée, la structure se monta lentement :

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Une fois celle-ci terminée, nous entreprîmes de la couvrir de branchages garnis de feuilles :

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Petit à petit, notre abri commençait à prendre forme :

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Nous améliorâmes également la fenêtre d’observation, en prévoyant à la fois un champ de vision large et des endroits pour accrocher les filets de camouflages, destinés à finir de nous dissimuler

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Nous rajoutâmes en guise de touche finale, un écriteau sommaire (et attaché avec des liens naturels…) pour informer de la nature de cet abri et éviter les incompréhensions. Nous avons d’ailleurs l’intention d’en réaliser un autre plus durable…

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Il ne nous restait plus qu’à tester notre nouvel affut :

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Tout en profitant allégrement de notre nouvel abri pour observer la vie de la rivière, nous nous disions que ce serait intéressant de se regrouper avec tous les autres photographes qui fréquentent le site et de créer une association (exemple : l’Association des Photographes Animaliers de Printegarde ?).

Au delà du partage de nos expériences et de notre amour de ce site extraordinaire, peut-être cela nous permettrait-il d’avoir une existence légale et de faire une demande officielle auprès des gestionnaires du site, pour bâtir un ou deux affut photographiques permanents afin de faire découvrir le site à d’autres amateurs de faune sauvage…

Donc, si l’idée de ce projet vous intéresse, n’hésitez pas à laisser un commentaire en bas de page…

Et peut-être à bientôt à notre affut pour profiter de la magie de Printegarde…

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Épilogue :

Quelques jours plus tard, alors qu’Alain était seul à l’affut, il fut apostrophé et menacé par un individu armé d’un bâton et se promenant à poils…

Ses propos étaient décousus mais, en substance, Alain comprit qu’il cherchait à l’effrayer pour le faire déguerpir. Peut être craignait-il qu’on ne le prenne en photo durant ses séances de bronzage en simple appareil…

Il était sur la point de traverser pour aller au contact avec Alain quand, inopinément, arrivèrent deux gars équipés de détecteurs de métaux pour chercher les vestiges du passage de l’armée allemande en aout 1944.

Leur présence inquiéta l’individu qui fit demi-tour, non sans avoir menacé Alain de représailles sur sa voiture et de revenir à plusieurs s’occuper de lui…

En tous cas, cela levait vraisemblablement l’interrogation sur le responsable de la destruction de notre affut…

De retour chez lui, Alain m’appela et nous allâmes ensemble le lendemain sur place, persuadés que nous allions retrouver notre affut à nouveau entièrement détruit.

Bonne surprise, notre construction était intacte et rien n’avait été abimé. Peut être notre panneau avait il rassuré l’individu sur nos intentions : nous avons l’habitude de photographier de drôles d’oiseaux mais à plumes, pas à poils…

Ces péripéties nous ont fait réfléchir et nous ont encore renforcés dans l’idée de créer cette association pour officialiser notre présence.

Pour nous, tous ceux qui aiment et respectent le site ont leur place à Printegarde et nous sommes prêts à expliquer notre démarche et à faire partager notre passion de l’observation naturaliste (et pas naturiste…).

Mais nous ne pouvons pas grand chose contre ceux qui veulent s’accaparer la nature pour leur usage exclusif…Si ce n’est discuter avec eux, encore et encore…

Après, comme disais Brassens, « Quand on est con, on est con !« .

Et la connerie, ne fait pas partie de nos sources d’inspirations photographiques…

 

 

Le Circaète Jean-le-blanc

Alors que nous roulions de retour de la réserve de Printegarde (26) avec l’ami Alain Ji, j’aperçois une buse qui survole un champ et qui fait s’envoler une dizaine de corneilles apeurées.

Je m’arrête, ouvre la vitre et prend mon boitier. Sans réfléchir, je commence à la prendre en photo, tout en me disant qu’elle est bien grosse cette buse et très blanche…

Puis, je la vois faire le vol du saint-esprit, ce qui n’est pas très courant pour cette espèce…Un doute me gagne mais le temps de prendre une autre photo et la voilà qui s’en va, sans doute inquiète du manège de ces deux olibrius qui lui braquent leur oeil noir droit dessus…

Ce n’est que de retour à la maison que je vois de plus près la photo et que je me dit qu’elle est vraiment bizarre cette buse…

Alain aussi, dans le même temps, m’envoie des messages et la certitude nous vient : ce n’était pas une buse variable très blanche mais un circaète Jean-le-Blanc !

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Pourquoi ce drôle de nom me direz-vous ?

Si l’on en croit Henriette WALTER et Pierre AVENAS dans leur ouvrage La mystérieuse histoire du nom des oiseaux, le nom Circaète vient du grec Kirkos Aetos qui signifie « faucon aigle ».

Le circaète est un grand chasseur de serpents et, de ce fait, il jouissait au moyen age d’une image très positive auprès de l’Église qui voyait en lui un destructeur performant de cette émanation de Satan. Or, à cette époque, « Jean » (le disciple préféré du christ) était le surnom donné aux gens habiles et adroits.

On retrouve cette étymologie liée au serpent dans les autres noms du circaète :  Snake eagle en anglais, Schlangenadler en allemand et celui de la couleuvre en espagnol avec Aguila culebrera.

Quand à « Le blanc », cela fait vraisemblablement référence à sa couleur dominante quand on le voit de dessous.

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Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace de grande taille, mesurant environ 70 cm de long pour 1,70 à 1,85 m d’envergure. Son poids varie de 1,5 à 2 kg.

Il a le dessus des ailes brun et le dessous des ailes blanc. Le corps est parsemé de taches colorées, de couleur et densité variables suivant les individus (entre beige clair et marron foncé). Ces touches de couleur forment des lignes parallèles sous les ailes, et trois barres sous la queue.

Une bavette plus sombre s’étend du menton à la poitrine

La tête est plutôt large, ronde, avec un bec court et des grands yeux jaunes, ce qui lui donne un peu un air de chouette. En fait, la tête du Circaète diffère de celle des autres rapaces diurnes : les yeux sont plus gros et dirigés vers l’avant, ce qui lui confère une très bonne vision binoculaire.

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La technique de chasse du Circaète est particulière : d’un vol plané, très lent, il survole une étendue de terrain dégagée, en scrutant le sol, à une hauteur moyenne (entre 50 et 200 mètres).

Dés qu’il pense avoir repéré quelque chose, il passe en vol stationnaire, de quelques secondes à plusieurs minutes, appelé « vol du Saint-Esprit » (en souvenir de la colombe de l’Évangile, encore une image religieuse…).

Pour cela, il s’arrête simplement sur place en étendant ses ailes, face au vent, en régulant constamment les filets d’air par des changements plus ou moins rapides de l’extension de ses ailes, leur angle d’incidence, l’écartement de ses rémiges ou de sa queue, le tout en essayant de garder la tête le plus immobile possible…Pas si simple…

Quand il a finalement repéré une proie à coup sur, il se laisse tomber en pliant ses ailes, généralement les pattes en avant, d’un piqué assez rapide.

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Le circaète Jean-le-Blanc se nourrit presque exclusivement de reptiles, principalement des serpents, qui représentent 70 à 96% de ses prises. Ses proies préférées sont les grandes couleuvres (à collier ou d’Esculape). Une telle spécialisation est d’ailleurs un phénomène assez rare chez les rapaces.

D’après plusieurs travaux, l’estimation du nombre de serpents prélevés par un couple et son jeune par saison, serait de 700 à 800 individus. Il a même été observé des maximum de 1500 proies capturées…

Le Circaète Jean le Blanc est partiellement protégé des morsures par des écailles présentes sur ses pattes, et par l’épais plumage des cuisses et du corps. Mais, il n’est pas immunisé pour autant contre le venin et doit faire preuve d’habilité dans sa capture…

Il saisit le serpent dans ses serres et l’achève à coups de bec au niveau de la tête. Après la capture le serpent est ingurgité tout de suite s’il est de petite taille.

S’il est de grande taille, il l’emporte pour le digérer ailleurs. c’est pour cela qu’on aperçoit parfois un bout du reptile qui dépasse de son bec.

De plus, pendant la phase de rapprochement des partenaires, il arrive que le mâle laisse pendre une très longue portion de couleuvre hors du bec : il s’agit pour lui d’attirer la femelle, pour lui faire une « offrande » en vue de l’accouplement.

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Le circaete est un oiseau migrateur. Dés la mi-aout, ils s’envolent pour l’Afrique de l’ouest où ils passent l’hiver jusqu’au printemps suivant.

En France, il ne niche qu’au sud d’une ligne reliant la Vendée au Jura en passant par la Sologne, l’Orléanais, le sud de l’Yonne et la Côte d’Or.

Toutefois, la majorité des couples sont fixés dans le sud-est : régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, sud de Rhône-Alpes et sud-est du massif central.

Le passage migratoire pour les oiseaux français s’effectue, en majorité, par les Pyrénées dont 80% par l’Est de la chaîne, puis le détroit de Gibraltar pour rejoindre ses quartiers d’hiver sud sahéliens.

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Cette espèce a été moins persécutée que d’autres rapaces, du fait de sa « bonne réputation » de destructeur de serpents. Toutefois, les changements survenus dans les habitats à cause de l’augmentation de l’agriculture et de la déforestation, affectent les populations de certains pays.

Il bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Il est inscrit à l’annexe I de la directive Oiseaux de l’Union européenne.

Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

Et puis, au delà de la réglementation et de sa bonne réputation pour un rapace, il est si beau à observer !

Même quand on le rencontre par hasard, et qu’on le prend pour une buse….

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Sources, liens et remerciements :

La mystérieuse histoire du nom des oiseaux par Pierre AVENAS et Henriette WALTER

Le site de Marie-Christine Dehayes pour l’étymologie du Circaète

L’observatoire des rapaces de la LPO

Wikipedia

oiseaux.net

 

L’écureuil roux

Parmi les rongeurs, l’écureuil roux est sans doute un de ceux qui attirent le plus la sympathie des petits et des grands.

Il faut dire qu’avec sa queue en panache, sa silhouette gracieuse et son agilité, il nous donne l’impression d’un animal familier, auquel personne ne peut vouloir du mal.

Et pourtant, cette espèce rencontre nombre de difficultés pour survivre dans nos contrées.

Mais, commençons par l’examiner de plus près.

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L’Écureuil roux (Sciurus vulgaris) est donc un rongeur de la famille des Sciuridés et du genre Sciurus, nom provenant du grec ancien « skíouros » signifiant « dont la queue fait de l’ombre ».

Strictement forestier et arboricole, l’Écureuil roux est le plus gros des rongeurs de ce type de milieux. C’est d’ailleurs le seul écureuil autochtone présent en France.

Le pelage de l’Écureuil roux est variable selon les individus. Si une grande proportion d’individus présente un pelage roux, de nombreuses autres couleurs sont observées, allant du gris, au marron foncé, voire au noir.

Les individus foncés sont rencontrés plus fréquemment en montagne, dans les Alpes ou les Pyrénées. C’est d’ailleurs le cas de celui présenté ici et qui a été photographié dans le Vercors, à 1000 m d’altitude.

Son ventre est toujours blanc. Ses oreilles portent un pinceau de poils bien visible et caractéristique. Ces « toupets » deviennent encore plus importants en hiver.

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On peut l’observer toute l’année dès le lever du jour mais il cesse son activité dés la tombée de la nuit.

Il est présent dans les boisements composés de feuillus, mélèze, pins, sapins mais également dans le bocage, les parcs et jardins.

Il fréquente essentiellement la frondaison des arbres mais peut être également observé au sol, en  recherche de nourriture.

Ses membres postérieurs bien développés, lui permettent de faire des bonds importants de branche en branche.

Son pied postérieur est constitué de 5 doigts, contrairement à ses mains qui n’en comptent que 4. Tous sont munis de griffes acérées lui permettant de grimper facilement aux arbres, aussi bien en montant qu’en descendant y compris la tête la première….

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L’écureuil roux est omnivore et adapte son alimentation aux disponibilités en nourriture de son territoire.

Au printemps et en été, son régime est très diversifié : baies, fleurs, jeunes pousses d’arbres, fruits à pulpe (cerise par exemple), invertébrés (insectes, escargots), et occasionnellement œufs et oisillons (et oui…).

En automne, les fruits d’arbres tels que graines de conifères, faînes, châtaignes, glands, noisettes et noix sont enterrés au hasard de ses déplacements, mais de préférence rassemblés au pied des arbres, ou dans des cavités.

Il stocke également des champignons, séchés au préalable. Il redécouvre ses réserves au cours de l’hiver, lors de la recherche de nourriture.

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Contrairement à la croyance populaire, il ne niche pas forcément dans un trou d’arbre.

En effet, l’écureuil roux trouve refuge, et met bas, dans des nids qu’il construit généralement à la fourche d’une branche, ou dans la couronne d’un arbre, entre 5 et 15 m de hauteur, assez haut pour échapper aux mammifères prédateurs, mais pas trop haut, afin de ne pas être exposé aux vents violents.

Au cours des saisons, l’Écureuil roux fréquente plusieurs nids en parallèle, afin de tromper les prédateurs. Il arrive également qu’il s’installe dans des cavités d’arbres (ancien nid de pics par exemple) pour s’abriter, voire également pour mettre bas.

D’où l’image d’animal vivant dans une cavité…

Il n’hiberne pas mais restera volontiers blotti dans son nid par grand froid.

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En forêt de chênes et de charmes, l’Écureuil installe fréquemment son nid sur un charme situé à proximité d’un Chêne.

L’accès au nid se fera par le tronc du chêne (écorce bien adhérente), puis par les branches latérales, et se termine par un bond lui permettant d’accéder aux branches du charme.

En effet, l’écorce lisse du charme interdit l’accès direct au nid par le tronc et protège ainsi l’écureuil des prédateurs notamment la martreCelle-ci, d’un poids environ 5 fois supérieur, ne parvient pas à emprunter le même itinéraire que lui…

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Mais alors me direz vous, qu’est ce qui peut bien menacer l’écureuil ?

D’après les études scientifiques, les prédateurs naturels ne prélèvent qu’une infime partie des populations d’écureuils roux, et ils ne sont en rien responsables d’une diminution des effectifs de ce rongeur forestier.

En France, ses principaux prédateurs sont la martre des pins, le chat sauvage, l’autour des palombes, la buse, le renard roux, le chien et surtout, le chat domestique.

En effet, la prédation par les chats domestiques n’est pas insignifiante, notamment lorsque l’Écureuil se rapproche des habitations pour se nourrir à partir des aliments distribués par les particuliers.

Malgré son statut « d’espèce protégée » depuis plus d’une trentaine d’années, ses densités demeurent faibles excepté dans les habitats les plus favorables, dans les jardins à proximité des habitations, et dans certains parcs urbains.

La fragmentation de ses milieux de vie, les collisions sur les routes, voire l’arrivée de compétiteurs comme l’écureuil gris originaire d’Amérique du nord, fragilisent ses populations.

Bref, malgré l’impression que l’on peut avoir qu’il a toujours été là et qu’il sera toujours présent dans nos arbres, c’est un animal qui doit de plus en plus lutter pour sa survie.

Donc, si vous le croisez au détour d’un bois, prenez le temps de l’admirer car rien ne dit que vous le reverrez de sitôt…

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Sources, liens et remerciements :

Le muséum national d’histoire naturelle et ses pages écureuils

Wikipedia

 

Le ragondin

Et encore un mal aimé !

Et lui, actuellement, au rayon des parias, il a le pompon !

Tout le monde se souvient de ces images en marge d’une manifestation (âmes sensibles s’abstenir…), de quelques « agriculteurs » en train de les frapper à grands coups de pieds, pendant que leurs congénères rigolaient grassement du traitement infligé à ces bestioles…

En l’occurence, il s’agit d’un lynchage public sur des animaux sans défense dont la seule faute est d’exister…

Il semble que ces exploitants agricoles (tout un programme…) ne fassent pas la différence entre une autorisation de régulation d’une espèce classée nuisible et le fait de considérer des êtres vivants comme de vulgaires objets sur lesquels on peut se défouler.

Mais plutôt que de polémiquer, essayons de prendre du recul et de considérer avec un peu plus d’objectivité le cas du ragondin.

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Le Ragondin (Myocastor coypus) est un rongeur de la famille des Myocastoridae; Ce n’est donc pas un castor, qui lui fait partie des Castoridae.

Il est vrai que l’on peut aisément les confondre. Mais, hormis sa taille plus petite, la section de sa queue est ronde alors qu’elle est large et plate chez le castor.

On peut dire que la queue du castor ressemble à une pelle et celle du ragondin à une longue lime.

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Il ressemble également beaucoup au rat musqué mais celui ci à une queue ovale et est beaucoup plus petit.

Il pèse en moyenne 7 kg (mais parfois jusqu’à 10kg), mesure environ 50 cm et est doté d’une queue de 25 à 45 cm.

Sa tête est relativement grosse et ses oreilles sont toutes petites, mesurant 2 à 4 cm. Ses narines et ses yeux sont placés en hauteur lui permettant de respirer et de voir tout en nageant.

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Son pelage est brun foncé à brun-roux et légèrement plus clair sur la partie ventrale de son corps et sur ses pattes. L’extrémité de son museau ainsi que son menton sont blancs.

On note la présence de longs poils en forme de moustache et de couleur blanche de chaque côté de son museau (des vibrisses).

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On le reconnaît aisément par ses 4 grandes incisives orange facilement observables, comme chez les castors, mais tirant plus sur le rouge.

Le ragondin possède 20 dents dont 10 sur la mâchoire supérieure et 10 sur la mâchoire inférieure.

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Sur chaque patte antérieure, le ragondin possède 5 doigts munis de longues griffes ; on note que les pattes antérieures ne sont pas palmées.  L’empreinte laissée par cette patte mesure en moyenne 5 à 6 cm de long comme de large.

La patte postérieure du ragondin est palmée sur 4 doigts, laissant un 5ème doigt (externe) indépendant.

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Remerciements à http://animal.cheloniophilie.com pour l’illustration

Sa fourrure est épaisse et imperméable ce qui permet de nager durant une grande partie de son temps.

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Rongeur herbivore, son régime est normalement constitué de céréales, de racines, d’herbes et de glands.

Néanmoins, il s’adapte très vite aux ressources disponibles sur son territoire. Il consomme ainsi une grande quantité de de céréales comme le maïs et le blé. Majoritairement herbivore, il peut toutefois manger des moules d’eau douce.

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Il creuse un terrier de 6 à 7 m le long des berges. Ce terrier possède en général plusieurs entrées, dont une subaquatique.

Le ragondin atteint sa maturité sexuelle vers six mois et es mâles sont actifs sexuellement toute l’année. La femelle a deux ou trois portées par an de cinq ou sept petits en moyenne. Elle les allaite pendant sept à huit semaines.

Fait particulier, ses mamelles sont déportées vers les flancs au lieu d’être placées sous le ventre comme chez la plupart des mammifères, ce qui lui permet de nager avec ses petits accrochés aux tétines.

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Le froid est un facteur limitant et les hivers rigoureux leur sont fatals. L’organisme du ragondin n’est pas adapté au gel comme celui du castor. Lors d’hivers rigoureux, de nombreux ragondins ont la queue qui gèle, ce qui dégénère en gangrène mortelle.

Ce gros rongeur, originaire d’Amérique du Sud, fut introduit en Europe au XIXe siècle pour l’exploitation de sa fourrure bon marché.

Hélas, avec la chute des cours de la fourrure après la crise économique de 1929, de nombreux élevages relâchèrent les ragondins dans la nature.

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Dans les pays où il a été introduit, le ragondin n’a aucun prédateur naturel, tout du moins à l’état adulte, à part le renard roux. Les jeunes ragondins sont parfois les proies de mammifères prédateurs comme la fouine, ou des oiseaux comme le busard des roseaux, la buse variable et la chouette effraie.

Mais, ces prédateurs n’ont rien de comparable avec les caïmans, alligators et autres pumas qui le régulent dans le continent américain.

Résultat : il est désormais présent dans plus de 70 départements français et les populations ont augmenté de manière sensible ainsi que leur impact .

Pêle mêle, on lui reproche aujourd’hui :

  • la dégradation et la mise à nu des berges favorisant leur érosion progressive ;
  • la fragilisation des fondations d’ouvrages hydrauliques par le réseau de galeries ;
  • des dégâts causés aux cultures (céréales, maraîchage, écorçage dans les peupleraies…) ;
  • des menaces sur certaines espèces végétales aquatiques à cause d’une surconsommation;
  • la destruction des nids d’oiseaux aquatiques;
  • ainsi que la possibilité de transmission de maladies telles que la douve du foie ou la leptospirose.

N’en jetez plus !

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Depuis, en France, il est inscrit officiellement sur la liste des animaux susceptibles d’être classés nuisibles.

Dans certaines régions, il a fait l’objet de plans de lutte collectifs, à l’échelle de dizaines de communes. Les méthodes de lutte contre le ragondin sont les mêmes que celles autorisées pour les autres espèces nuisibles : tir au fusil, tir à l’arc, piégeage, déterrage…

L’empoisonnement avec des appâts garnis d’anticoagulants comme le bromadiolone, pourtant interdit depuis 2006, est parfois poursuivi.

Et tout cela ne semble pas vraiment efficace tout en ayant de l’impact sur d’autres espèces.

Pourtant, à l’inverse, lorsque sa densité n’est pas trop importante, cette espèce joue un rôle positif dans l’entretien de la végétation des marais (roseaux, lentilles d’eau).

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Au final, on a un peu l’impression que  cet animal « immigré » est chargé de tous les maux et problèmes du monde agricole de ce début du 21ème siècle…

Si les dégâts qu’il occasionne sont réels, nous ne pouvons oublier notre responsabilité dans sa prolifération et devons assumer sa régulation.

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Mais, cela doit pouvoir se faire dans le respect du à un être vivant, sans infliger de souffrances inutiles ni s’en servir de défouloir en place publique comme aux plus sombres heures du haut moyen âge….

On peut même le trouver beau, et à l’instar de mon ami Alain, se prendre de passion pour lui….

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Sources, liens et remerciements :

Wikipedia

Le documentaire de Catherine Lacroix et François-Xavier Pelletier : Ragondin – Les dents du marais
https://www.youtube.com/channel/UCaCq…

animal.chelionophilie

 

Le héron cendré

« Un jour sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
le Héron au long bec, emmanché d’un long cou ».                                                                                   

Depuis La Fontaine et sa fable, le héron nous est familier, même si le célèbre fabuliste y dessine un portrait peu flatteur de l’oiseau.

Donc, plus modestement, essayons d’esquisser, 
une image plus sensée, du héron cendré.

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Cet échassier a pour nom savant : Ardea chinera. Il fait partie de l’ordre des Pélécaniformes comme les pélicans, les ibis ou les spatules et, plus précisément de la famille des Ardéidés comme les aigrettes ou les butors.

 Le haut de sa tête est noir surmonté d’une huppe de la même couleur. Son cou est blanc, avec des striures noire sur la gorge. Le dos est gris, l’extrémité des ailes noires. Il possède un long bec jaune.

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Il possède une excellente vue panoramique latérale et une très bonne vision binoculaire frontale. Son ouïe, également très développée, le fait réagir au moindre bruit suspect.

Il atteint en général 95 cm de hauteur et une envergure de 1,85 m pour un poids de 1,5 à 2 kg.

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Le vol du héron cendré est lent, avec le cou replié (lové en S). Ceci est caractéristique des hérons, à l’opposé des cigognes, des grues et des spatules qui étendent leur cou en volant.

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Apparemment lent, il vole tout de même à 45 kilomètres à l’heure. C’est un migrateur partiel qui ne se déplace généralement pas au-delà de 500 kilomètres. Certains sujets demeurent même sédentaires.

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On le trouve tout particulièrement sur les marais côtiers ou intérieurs, les rivières à débit lent, les deltas, les étangs et les champs humides.

Si l’hiver est froid, il visite parfois les mangeoires garnies de déchets de cuisine et les étangs de jardin peuplés de poissons rouges…

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Le héron cendré se nourrit le plus souvent de poissons, mais il consomme également des batraciens, des reptiles, des crustacés, des petits mammifères (musaraignes d’eau, campagnols, mulots, rats), et même des végétaux (bourgeons).

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Les hérons cendrés se reproduisent de février à juillet. Ils nichent généralement en colonies, appelées héronnières, au sommet des arbres, en forêt, dans certaines zones humides ou aux bords de lacs et de rivières.

Les hérons y construisent un nid plat, en forme de plate-forme. La femelle y pond de 3 à 6 œufs de couleur claire mais ce nombre peut être largement dépassé (parfois doublé). Ces œufs vont être couvés alternativement par les deux parents durant 25 à 28 jours.

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On peut souvent appercevoir les « petits » immobiles dans le nid et attendant le retour des leurs parents.  Grâce au radiopistage, des ornithologues ont observé que les parents chassent dans un rayon de 15 à 40 kilomètres autour de la colonie.

Les petits apprennent donc la patience, car 4 à 7 heures peuvent s’écouler entre deux nourrissages.

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A mesure qu’ils grandissent, leur appétit augmente contraignant les deux parents à rechercher des proies sans relâche, chacun de leur côté.

On a même estimé que le couple peut parcourir jusqu’à 6 000 kilomètres durant la saison de reproduction et de nourrissage…

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Les jeunes prennent leur envol vers 50 jours et quittent le territoire des parents au bout de 8 à 9 semaines.

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Et puis, n’en déplaise au grand La Fontaine,
au delà de ces faits, de façon certaine,
peut être ne faut il, au final conserver,
qu’un seul élément de ce portrait, sa beauté !

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Liens, sources et remerçiements :

Oiseaux. net

Wikipedia

Oiseaux-birds.com

 

 

Le moro-sphinx

Et encore un papillon nocturne actif la journée !

Et en plus, on aurait presque tendance à le prendre pour un mini-colibri. D’ailleurs, il est parfois appelé Sphinx colibri ou Sphinx du caille-lait. Certains le prennent même pour un gros bourdon.

Son nom latin vient de Macroglossum = grande langue et stellatarum : des asters

Son nom commun, « moro » proviendrait des couleurs teintées de noir des ailes de ce sphinx, (Dr Paul Atgier, Les Maures d’Afrique). Pour d’autres, l’étymologie de moro-sphinx serait « Sphinx fou ».

Mais c’est bien un lépidoptère, nom savant de la plupart des papillons, issu du grec lepidoptera qui signifie « à ailes écailleuses ». Il appartient précisément  à la  famille des Sphindigaede, dont la plupart des représentants sont nocturnes.

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En été, cet insecte migrateur peut se rencontrer presque partout dans l’hémisphère nord mais il réside de manière permanente uniquement dans les climats tempérés les plus chauds (Espagne, Portugal, Italie, Turquie, Afrique du Nord).

En effet, il survit rarement à l’hiver aux latitudes plus nordiques.  Il est présent durant la saison chaude dans tous les départements de France métropolitaine.

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Le cors est trapu, grisâtre, velu, avec des taches blanches sur le coté. Les ailes antérieures sont de couleur brun-gris avec des lignes plus foncées, les postérieures sont rousses, grises à leur base, et plus sombre sur leur bord externe. Les antennes sont bien visibles et en forme de massues.

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Il est rare de voir ce papillon posé. On le remarque le plus souvent, volant de fleur en fleur pour butiner.

Pour cela, il utilise une très longue trompe et en restant immobile en vol stationnaire, à la manière du colibri, pompe le précieux nectar. Ses ailes battent tellement vite qu’elles sont à peine visibles.

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Le Moro sphinx peut voler jusqu’à 50 km/h40 km/h en moyenne, ce qui le place parmi les papillons les plus rapides. Toujours au titre des particularités vous noterez la vitesse du battement des ailes, de l’ordre de 75 par seconde, ce qui est considérable pour un papillon…

L’espèce peut donner deux générations par an, la première en avril-mai et la seconde de septembre à octobre.

Une partie de la seconde peut hiverner à l’état de chrysalides, et l’autre entreprendre une migration inverse, parfois jusqu’aux confins du Sahara… .Sans que l’on sache encore vraiment comment il peuvent se repérer, surtout pour ceux nées dans nos contrées…

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En tout cas, une chose est sure, le moro-sphinx est un papillon qui ne laisse pas indifférent et la diversité de ses noms et ses performances en vol ont, de tous temps, suscité la curiosité des petits et des grands…

 

Sources, liens et remerciements :

Insectes.net

Insectes.org pour l’étymologie

Wikipedia

Quel est donc cet animal

 

La pie bavarde

La beauté est elle liée à la rareté ?

Il y a quelques années déjà, un ami ornitho africain me disait : « Je ne comprends pas que vous les français, vous ne passiez pas plus de temps à observer les pies; ce sont pourtant des oiseaux magnifiques et fascinants…. ».

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Et c’est vrai qu’elles sont belles nos pies… De plus, c’est un oiseau que tout le monde, même les plus jeunes, reconnait au premier coup d’oeil sans hésitation.

Et c’est peut être pour cela qu’on s’y intéresse si peu…Trop commun !

Et bien, pour une fois, prenons un peu de temps pour l’examiner de plus près :

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D’abord son nom : pie bavarde (Pica pica en latin) et non pie voleuse. Sa réputation de voleuse a servi de prétextes à différents ouvrages comme l’opéra de Rossini La gazza ladra (La pie voleuse) ou la bande dessinée Les Bijoux de la Castafiore d’Hergé.

Une mauvaise réputation totalement injustifiée, même s’il lui arrive bien de subtiliser des proies à d’autres oiseaux plus petits qu’elle (un comportement largement répandu chez de nombreuses espèces), estiment des chercheurs de l’Université britannique d’Exeter dans une étude du comportement animal (voir article de Libé sur la synthèse).

Venons-en à sa morphologie : cet oiseau d’assez grande taille (de 44 à 56 cm de longueur) est doté d’une longue queue (de 20 à 30 cm). L’envergure varie de 52 à 60 cm et le poids de 190 à 250 g.

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Quand on pense à la pie, on a tendance à estimer qu’elles sont uniquement noires et blanches.

Pourtant, leur plumage montre des reflets métalliques, bleuâtres sur les ailes, violacés sur le corps et la tête, et verdâtres sur la queue, dus à une iridescence des plumes.

Un mélange de couleur bien plus riche que les simples dégradés de noir et blanc, jugez-en par vous même :

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Le bec puissant est noir. Les yeux sont brun foncé voire noirs. Les pattes et les doigts sont noirs.

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La pie bavarde est omnivore, se nourrissant surtout d’insectes et de chenilles (plus de 80 % de son alimentation). Mais elle consomme aussi des graines de conifères, des baies, des noisettes, des détritus, des petits rongeurs ainsi que des oeufs et des oisillons.

Ainsi, en milieu rural, en période de reproduction des passereaux, on peut observer un couple de pies, «ratisser» systématiquement de bout en bout une haie d’épineux ou parcourir de branche en branche tout le volume d’un buisson épineux, à la recherche de couvées ou nichées.

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La pie est un oiseau très sédentaire, plutôt fidèle à son nid (occupé toute l’année ou à chaque printemps) et très territorial en période nuptiale. Elle est  plus sociale en période inter-nuptiale.

Le territoire d’un couple de pies s’étend sur 1 à 2 hectares en ville, mais peut être chevauché par d’autres territoires de pies, notamment dans les parcs urbains. Il peut atteindre 4 à 5 ha en moyenne dans des habitats plus naturels

D’une année à l’autre, si des adultes reproducteurs se dispersent, c’est à faible distance. En milieu urbain, la pie semble encore plus sédentaire : les données récentes de Seine-Saint-Denis ont confirmé le caractère exceptionnel des déplacements de pies entre espaces verts (« Sur près de 500 pies baguées en 3 ans dans les parcs de Seine-Saint-Denis, seulement 4 ont été revues dans des parcs différents du lieu de leur baguage).

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La pie bavarde est dotée d’un cerveau proportionnellement plus important que celui de beaucoup d’autres oiseaux. C’est l’un des oiseaux qui mémorise bien son environnement et les endroits où il peut trouver à manger, y compris dans des cachettes où il a pu accumuler de la nourriture.

Il est le premier des oiseaux à avoir été capable d’avoir conscience de se voir dans un miroir, dans le fameux « test du miroir » réputé démontrer une conscience de soi (comme c’est le cas pour l’homme, le chimpanzéle gorille, l’orang-outan, le chimpanzé pygmée, le dauphin ou l’éléphant).

Il peut apprendre à ses petits une partie de ce qu’il a appris lui-même et , à priori, faire preuve d’empathie. Des pies ont même été observées en train « d’organiser des funérailles ». Les pies se sont tenues près du cadavre et lui ont même apporté de l’herbe…(travaux de Marc Bekoff)

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Avec tous ses éléments, il est d’autant plus difficile de comprendre pourquoi la pie bavarde est toujours classée «nuisible» dans 70 départements français, et donc, à certaines conditions, «régulable» par piégeage continu tout au long de l’année.

Il est évoqué sa prédation sur certaines espèces de petite faune et le fait qu’elle serait en concurrence avec les pratiques agricoles, d’élevage et de chasse…

Bref des arguments « anthropo-centrés » voire archaïques et basées sur des connaissances très approximatives de cette espèce.

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Pour ma part, et depuis mon enfance où je les observais dans le jardin de mon grand-père, j’ai toujours été fasciné par leur comportement.

A l’instar de mon ami africain, je pense que les pies sont la meilleure preuve que la beauté n’ést pas liée à la rareté ou à l’exotisme et qu’il suffit de regarder autour de soi pour découvrir des merveilles…

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Donc, la prochaine fois que vous croiserez une pie, prenez quelques minutes pour l’observer, vous ne le regretterez pas….

 

Liens, sources et remerçiements :

François Chiron, Dynamiques spatiale et démographique de la pie bavarde Pica pica en France : implications pour la gestion [archive] ; Thèse de doctorat en écologie, du MNHN, soutenue le 23 février 2007, PDF, 322 pages

Libération pour la synthèse d’une étude scientifique sur la pie « non voleuse ».

Oiseaux. net 

 Wikipedia

Mail on line pour les rites funéraires de pies

La zygène de la spirée

La zygène de la spirée est un papillon de nuit qui reste actif durant le jour !

Ça tombe bien, je ne fait pas trop de photos la nuit…Remarquez, c’est peu-être un tort vu la diversité d’insectes qu’on peut y rencontrer…

Mais revenons à notre Zygène. La Zygaena filipendulae doit son nom savant au latin Zygaena = « joug terrible » (allusion à ses antennes massives) et filipendulae = de la filipendule ou spirée.

Mais, contrairement à son nom, cette espèce ne vit pas sur les spiréé filipendules (comme les reines des prés) mais on la trouve le plus souvent sur les knauties des champs ou, comme ici, sur les chardons:

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Les ailes antérieures sont noires avec des reflets bleus ou verts. Elles comportent 6 points rouges (parfois jaunes), ce qui lui a valu son nom anglais Six-spot Burnet. A noter que les derniers points vers la tête sont souvent quasi fusionnés en un :

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La zygène un papillon aposématique, c’est à dire qu’ il se signale, par cette coloration noire tachée de rouge, comme toxique à ses prédateurs tel les oiseaux et les lézards.

En effet, son corps contient du cyanure au gout désagréable. De plus, s’il est attaquée, il exhale, par les pattes et la bouche, une sécrétion nauséabonde. Avis aux amateurs !

Mais ça n’empêche pas certains, comme cette abeille mellifère, d’essayer de le chasser de cette fleur appétissante…

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Pour se nourrir, à l’instar de nombreux lépidoptères (le nom savant de la plupart des papillons…), il utilise sa trompe longue et souple pour aller aspirer le nectar :

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Et pour finir, si vous avez aimé la beauté de ce papillon, sachez qu’il existe près de 800 espèces de zygène dans le monde dont 35 en France.

Ça vous laisse largement l’opportunité d’en croiser une, au détour d’une prairie fleurie avec des chardons…

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Sources, liens et remerciements :

Wikipedia

Quel est donc et animal

Microcox

 

L’aigrette garzette

Et pour ouvrir cette nouvelle galerie des « Bestioles du jour, »  je commencerais par un de mes oiseaux préféré, l’aigrette garzette.

L’aigrette garzette ou Egretta garzetta est un oiseau de l’ordre des Pelecaniformes comme les pélicans, les ibis ou les hérons, et plus précisément de la famille des Ardeidae comme les hérons, les butors, les crabiers et autres blongios…

On la distingue de ses cousines les grandes aigrettes par sa taille plus petite, vu qu’elle mesure environ 65 cm et pèse entre 500 et 650 grammes.

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Mais on l’identifie à coup sur à son bec gris/noir, ses pattes noires et ses pieds jaunes.

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On la rencontre le plus souvent aux bords des rivières ou des plans d’eau, même s’il n’est pas rare de la croiser dans les champs, en particulier en été.

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Elle se nourrit de petits poissons, grenouilles, lézards, vers, crustacés, mollusques, et d’une grande quantité d’insectes aquatiques.

L’aigrette garzette chasse souvent près de la végétation flottante, cherchant ses proies à l’ombre.

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Parfois, quand il n’y a pas d’ombre, elle s’accroupit, avec les ailes partiellement déployées pour réduire la réverbération du soleil et créer de l’ombre afin d’attirer quelque proie sous la surface de l’eau.

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Elle effectue également des courses précipitées dans les zones peu profondes. Elle peut transpercer une proie dans l’eau en marchant lentement.

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On peut aussi la voir debout sur une seule patte, tandis qu’elle remue la vase avec l’autre pour effrayer les poissons, ou faisant des vagues avec la même patte sur la surface de l’eau pour prendre ses proies au piège et les amener près de son bec.

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Sa méthode de pèche particulière donne souvent l’impression d’un ballet aquatique fait de figures de styles particulièrement gracieuses (voir le reportage « Répétition au Bolchoï« ) :

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Mais c’est surtout sa démarche et son port fin et élégant qui en font un de mes oiseaux préférés.

Et je ne me lasse jamais de la photographier en train de déambuler sur les rives de la rivière Drôme, à la réserve de Printegarde :

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La garzette

La garzette

Oui, si je ne devais plus photographier qu’un seul oiseau, ce serait assurément l’aigrette garzette…

 

Liens et remerciements :

Dans les rubriques « La Garzette » et dans « Les Reportages » vous pourrez en apprendre plus sur l’aigrette garzette et ses cousines les grandes aigrettes.

Oiseaux.net pour la fiche détaillée

Week-end à Printegarde III

Le week-end dernier, avec l’ami Alain Ji, on s’était dit qu’on allait passer un peu de temps à consolider et améliorer notre affut sur les bords de la rivière Drôme.

Nous avons choisit ce bord de rive car le milieu y est très varié avec des gravières, des vasières, des petits ilots, des souches et branches émergeant de l’eau, bref tout un tas de perchoirs et de coins à nourrissage pour des oiseaux assez différents.

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Cela fait déjà presque une année que j’y reviens régulièrement et, au fil du temps, j’ai commencè à l’aménager tout doucement. Grâce à Alain, bien meilleur bricoleur que moi, ça a pas mal progressé….

Bien sur, il ne s’agit pas d’un affut à proprement parler (une cabane ou une hutte d’observation en dur) mais plutôt de treillis de branches et des tiges qui créent comme un rideau végétal et nous dissimulent partiellement des oiseaux.

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On y rajoute des filets de camouflage, pour améliorer encore notre dissimulation :

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Nous avons même désormais plusieurs postes d’observation où l’on peut photographier à deux ou trois sans se gêner….

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Et nous voilà fin prêts. Il ne restait plus qu’à attendre les oiseaux…

Très vite, nous nous rendîmes compte que notre nouveau treillis végétal fonctionnait car des oiseaux venaient s’abreuver ou se nourrir très prêts de nous, à environ 5 à 7 mètres alors qu’auparavant c’était plutôt 20 à 25 mètres.

le premier qui ouvrit le bal fut un rouge gorge qui nous permit de lui tirer le portrait en gros plan :

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Puis ce fut le tour des bergeronnettes grises. Nous pûmes les observer longuement alors qu’elles venaient se nourrir sur les gravières ou se reposer sur les souches émergentes. Nous eûmes droit à la revue complète de la famille :

Le mâle :

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La femelle :

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Et même un jeune plutôt curieux :

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Nous eûmes même droit à des démonstrations de vol stationnaire ou d’atterrissages serrés, dignes des meilleurs meetings aériens…

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Avec Alain, nous profitions des temps calmes pour discuter des mérites des différents affuts. Je lui avait dit que sur celui ci, on avait de bonnes chances d’observer le martin pêcheur et, peut être, de réussir à le photographier…

En effet, on y aperçoit souvent cette flèche bleue qui survole à toute vitesse la rivière et qui vient se poser sur des perchoirs, souvent des branches isolées émergeant de l’eau, pour observer ses proies, les poissons…

Mais de là à réussir à le photographier dans de bonnes conditions, c’est une autre histoire….D’ailleurs Alain me disait qu’il n’avait jamais réussi à lui tirer le portrait…

Nous étions donc à l’affut, observant la rivière quand soudain, juste devant nous sur une branche, nous le vîmes se poser….

Vite, vite, une photo…

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Mais là, à notre grande surprise, il resta en place, changeant de branche mais toujours devant nous…

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Nous le vîmes même plonger et ressortir de l’eau :

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Puis, un petit poisson blanc dans le bec, se reposer sur une branche,

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et le déguster tranquillement :

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Une fois son repas terminé, nous étions persuadés qu’il allait s’envoler et disparaître aussi vite qu’il était apparu…

Quelle ne fut pas notre surprise de constater qu’il restait là, tranquillement perché sur sa branche !

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Il resta même une vingtaine de minutes à observer paisiblement la rivière, sans doute en train de digérer son poison.

Autant vous dire que nous pûmes le photographier sous toutes les coutures….

Et quand, finalement, il s’envola,

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…nous étions tout émerveillés de sa beauté et de la chance qu’il nous avait été offerte de pouvoir l’observer à loisir….

Après ce moment de grâce, et vu que la lumière devenait trop forte à cet endroit pour faire de bonnes photos, nous décidâmes de bouger vers un autre affut, en dur celui-ci..

En effet, Alain en utilise un autre, au bout de l’ile des Robins, au nord de Printegarde. On peut généralement y voir de très près des hérons cendrés et des aigrettes.

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Et ce fut le cas, avec un magnifique héron cendré (spécialement dédicacé pour Véro qui aime tant les hérons...) :

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Après toutes ces merveilles, nous décidâmes que ça allait pour une première journée et que nous avions bien mérité un petit apéro…

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Le lendemain matin, tout excité par les rencontres de la veille, je me réveillais vers 5h et après un p’tit déj rapide, me dirigeais à nouveau vers Printegarde.

Sur le chemin, alors que je traversais les zones de production fruitière, j’aperçus des quantités de pigeons ramiers installés sur les lignes téléphoniques :

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En les regardant, je pensais à des posts du groupe FB « Mon coin ornitho », sur la raréfaction d’une tourterelle, la tourterelle des bois et  donc sur la difficulté à la prendre en photo…Mais pour les pigeons ramiers, c’est plutôt facile dans la lumière du lever du soleil…

Avant d’aller sur les bords de Drôme, je décidais de m’arrêter à l’affut d’Alain, au cas où le héron y serait déjà.

Bingo ! Il était là dans la lumière naissante :

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Je pus l’observer, profitant des jeux de lumière du matin, avant qu’il ne s’envole :

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Après cette rencontre qui augurais bien de la journée, je me rendis à mon affut habituel où Alain me rejoignit.

Le lever du soleil sur les bords de la Drôme, ça vaut vraiment la peine de se lever tôt….

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Nous étions en train de parler du martin pêcheur d’hier et de notre chance incroyable, quand j’aperçus un oiseau, de l’allure d’un pigeon, qui venait de se poser sur une branche, visiblement dans l’intention de s’abreuver.

Mon appareil étant sur pied et réglé vers cette branche dans l’attente du martin pêcheur, je déclenchai avant même de regarder de quoi il s’agissait….

Et je m’en félicitais en regardant dans le viseur :

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Une tourterelle des bois ! L’oiseau que j’espérais apercevoir le matin même….

Vite une deuxième photo….!

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Elle resta moins de trois secondes, se retourna et s’envola vers le couvert de la ripisylve….

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Incroyable ! Je n’en revenais pas…Je me tournais vers Alain mais il n’avait pas eu le temps de l’ajuster…

On nous demande parfois pourquoi nous passons autant d’heures à l’affut; je dirais que c’est pour vivre de tels moments où l’émotion est si forte que l’on a le cœur qui bat et l’âme remplie de lumière…

Et la fête n’étais pas finie….

En effet, cette rencontre fut suivie d’un véritable festival d’aigrettes garzettes qui vinrent se nourrir très près de nous et dont nous pûmes admirer à loisir, la grâce et l’élégance :

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Le temps passa très vite à admirer un tel spectacle et c’est avec regrets mais le cœur rempli de joie, que nous quittâmes la réserve naturelle de Printegarde pour reprendre le cours de nos vies ordinaires….

Mais, pour la route, les aigrettes garzettes nous offrîmes un dernier spectacle à emporter avec nous (photo d’Alain Ji qui n’a pas pu prendre la tourterelle des bois mais qui a réussit une photo d’aigrette que j’aurai bien aimé faire...) :

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Encore une fois, ce fut un chouette week-end de photo avec Alain, dans un des endroits les plus magiques de la Drôme…

Vivement le prochain !

 

Roger le rouge-queue

Et bonjour les amis !

J’me présente, j’m’appelle Roger le rouge-queue mais mes parents me surnomment « l’aventurier »…

Ça vous surprend quand vous voyez ma petite bouille, non ? Attendez un peu, vous allez comprendre…

Mais, avant de vous raconter mon histoire, je vais d’abord vous présenter mes vieux…

Voici l’paternel, toujours très smart avec sa livrée noire et sa queue de pie rousse. Il porte sur la tête, une calotte noire grisâtre. Son front et sa face sont noirs. Ah, c’est sûr, on le remarque mon papa…

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Maman, quand à elle, préfère les couleurs plus discrètes avec un plumage uniforme gris-brun cendré. Sa poitrine grisâtre est légèrement striée de foncé.

Mais sa tenue lui permet de passer partout, dans les buissons, les branches d’arbres ou au sol. Ah, c’est sûr, maman, elle sait s’adapter à tous les milieux…

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Il faut dire que malgré notre apparente fragilité, nous sommes des passereaux très robustes !

Et puis, on est costauds car on mange plein de bonnes choses très énergétiques… C’est surtout de petits invertébrés tels que sauterelles, punaises, lépidoptères, mouches, fourmis, abeilles, guêpes, scarabées, araignées, petits mollusques et vers de terre.

Sans parler des chenilles, mes préférées, miam, miam…. On consomme aussi des graines, des fruits et des baies, surtout à l’automne.

Vous pouvez voir le tableau de chasse de mes vieux ci-dessous (et cliquer du bec sur une des photos pour les voir mieux…).

Et puis on est résistants car ma famille est originaire de la montagne, jusqu’à 2 500 m d’altitude, où elle vivait dans les roches et les éboulis.

C’est pourquoi, on aime bien s’installer dans des milieux qui nous rappellent nos origines, comme dans des trous, des cavités, des crevasses, derrière les gouttières et dans l’encadrement des fenêtres.

Actuellement, mes vieux crèchent en colocation avec des humains; on occupe le haut de la maison, juste en dessous du toit à gauche et eux vivent plus bas, sur la terrasse.

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Ils sont pas trop pénibles ces humains, à part peut être le barbu qui passe son temps à nous photographier; il doit s’embêter…D’un autre coté, on est tellement beaux que je le comprends…

Papa et maman sont des habitués de cette turne : chaque année, ils y reviennent même s’ils refont le nid à chaque fois. Voici d’ailleurs une vue de notre balcon avancé :

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Maman y dépose généralement de 4 à 6 œufs d’environ 20 mm de long. Ils sont brillants et blancs, parfois parsemés de taches brun-rouille. L’incubation dure environ 13 jours et c’est maman qui se tape tout le boulot de couvaison…Bon, papa lui amène à manger quand même…

Moi, je suis né à la mi-mai. J’étais aveugle et tout nu, juste revêtu d’un léger duvet gris-bleu, épars sur le dos.

Durant les jours qui ont suivi, mes vieux se sont relayés sans cesse pour nous nourrir mes frangins et moi. Faut dire qu’on a toujours faim à nos ages…

Et puis, c’est un peu un concours avec mes frangins : c’est celui qui ouvre le plus le bec qui a le plus de chance d’avoir les bonnes choses…A ce p’tit jeu, je gagnais souvent….D’ailleurs, papa dit que je suis vraiment une grande gueule ! Ça doit être un compliment….

Et puis, au bout de quelques jours, j’ai commencé à y voir. Je me suis rendu compte que mes vieux arrivaient toujours du même endroit, vers le coté d’où vient la lumière.

Alors, je me suis dit que si je m’avançait par là, je pouvais peut être les intercepter dés qu’ils arrivent et ainsi, manger plus de bonnes choses, sans avoir à partager avec mes idiots de frangins….

Et ça a marché ! J’ai même eu droit à une chenille verte qui m’a rempli le gosier….Et puis, j’ai pu admirer de près une démonstration de vol rapproché de papa, ça  déménage….

Quand j’serais grand, je volerai aussi bien que lui…

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Au fur et à mesure des jours, j’ai passé de plus en plus de temps sur ce rebord de toit, à attendre mes vieux mais aussi à observer le monde….

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Maman n’arrêtait pas de me dire de faire attention, de ne pas me pencher et qu’il était encore trop tôt pour faire le « Grand Saut »…J’ai pas vraiment compris de quoi elle parlait…De toutes façons, les vieux, c’est toujours inquiets ou à vous faire des tas de recommandations inutiles…

Et puis, c’est arrivé….

Le 15ème jour après ma naissance, alors que je contemplais le ciel, une espèce de gros insecte appétissant est venu voleter près de moi. J’ai tendu le cou pour essayer de l’attraper et j’ai glissé….

Hou la la ! J’ai compris ce que maman voulait dire par « Le Grand Saut ». J’ai bien essayé d’ouvrir mes p’tites ailes mais ça n’a pas servi à grand chose….

Et boum !!! Ah, mes amis, l’atterrissage fut vraiment rude…J’étais tout estabousi, comme disent mes cousins du sud…

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Au bout de quelques instants,j’ai repris mes esprits et j’ai commencé à regarder autour de moi; la lumière était très forte et me faisait mal aux yeux. J’étais posé sur des espèces de tiges vertes moins confortables que le nid que maman nettoyait tous les jours. Et puis, il ne faisait pas très chaud comme sous le toit.

Et il y avait plein de bruits bizarres tout autour de moi…Je dirais pas que j’ai eu peur (j’suis pas une mauviette…!) mais quand même…

Puis, j’ai levé les yeux et j’ai aperçu maman qui arrivait vers moi. Ouf, elle allait m’aider à rentrer à la maison…

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« – Roger,  je t’avais prévenu de ne pas te pencher ! Tu as fait « Le Grand Saut » un peu trop tôt. Ah, tu peux dire que tu m’en aura fait des plumes blanches….Mais bon, ce qui est fait est fait…

Maintenant, écoute moi bien cette fois-ci, car ta survie en dépend…Ce qui t’es arrivé est normal chez nous les rouges-queue. Tous nos petits doivent quitter le nid alors qu’ils ne savent pas encore voler ! Tu devras vivre au sol durant une quinzaine de jours environ, jusqu’à ce que tu saches bien voler.

D’ici là, tu dois te cacher dans les fourrés, les buissons, les tas de bois car, je te préviens Roger, il y a des tas de prédateurs qui essayerons de te croquer…

Et certains qui trainent dans le quartier, sont vraiment féroces…

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– Euh, même pas peur d’abord…Répondis-je d’une voix que j’aurai aimé plus assurée….

– Oui et bien tu vas m’écouter pour une fois et commencer à te dissimuler derrière des herbes ou des buissons. Tu vas essayer de ne pas faire trop de bruit afin que les prédateurs ne t’entendent pas. Quand je viendrai te voir, je ferai un signal et tu pourras me répondre à ce moment là. Tu as compris ?

– Oui maman. Mais comment je vais faire pour manger ?

– Et bien tu vas apprendre à attraper des petits insectes par toi même…Et puis, je continuerai à t’amener des choses à manger pour que tu ais assez de forces pour chasser.

– Même des chenilles vertes, dis maman?

– Oui, surtout des chenilles vertes mon grand…. ».

Comme maman s’envolait, je regardais autour de moi et trouvais quelques herbes pour me dissimuler. Mais j’avais grand faim et j’espérais que maman n’allait pas trop tarder….

A ce moment là, je l’entendis faire son claquement caractéristique : « Tia, tia, tia ». Je m’empressai de lui répondre et d’ouvrir grand mon bec….

Après cette collation (une chenille verte, merci maman…), la lumière commença à décliner et la nuit s’installa.

Il y avait des tas de bruits étranges et inquiétants….Et en plus, un orage incroyable s’abattit sur mon buisson…. En un rien de temps, j’étais complétement trempé et frigorifié….

Quand je pense à mes frères et sœurs qui sont la haut, bien au chaud dans le nid….Bah, de toutes façons, c’est des trouillards et des bébés…! Mais bon, j’échangerai bien ma part de chenille contre une place à l’abri…..

La nuit fut interminable mais le lendemain matin, malgré le fait que j’étais tout mouillé, j’étais en vie !

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Je profitais de la lumière pour découvrir un peu les environs autour de mon buisson et tenter de trouver un endroit plus à l’abri de la pluie…

Durant la matinée, j’attrapais mon premier insecte, une mouche…C’est moins bon et moins consistant que la chenille verte mais je l’ai eu tout seul, comme un grand….

En fin d’après midi, j’eus très peur….En effet, la bête sanguinaire que maman m’avais décrit rodait et elle reniflait juste en dessous de ma cachette ….

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Je me faisais tout petit, me préparant à lui donner un coup de bec dans l’œil, histoire de vendre chèrement ma peau, non mais ! Je l’entendis s’approcher lentement et écarter les herbes avec son horrible patte griffue….

A ce moment là, alors que je ne donnais pas cher de mes petits os, j’entendis des froissements d’ailes et des claquements de becs stridents ! Et là, je vis mon paternel qui volait au dessus du monstre et qui lui donnait des coups de becs rageurs et lui assénait des insultes bien senties en rouge queue….

Surpris par l’attaque, ce froussard s’enfuit sans demander son reste….

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Mon papa, c’est le plus fort du monde….!!!

Après cette alerte, je devins un peu plus prudent….Surtout qu’on ne sait jamais avec cette sale bête…Mais mon papa est toujours à proximité, posé sur un poteau ou une branche et il veille attentivement sur moi.

Les jours suivants, j’améliorais mes petits bons et j’appris à commencer à me servir de mes ailes pour voleter un peu.

Je réussis également à attraper de nouveaux insectes mais maman continuait inlassablement à m’amener des bonnes choses et parfois des chenilles vertes….

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Cela fait maintenant 8 jours que j’ai fait « le Grand Saut » et j’ai élu domicile dans un tas de bois, bien à l’abri. De plus, il y a plein d’insectes savoureux dans ce coin et même des chenilles que j’arrive à attraper tout seul, comme un grand !

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Mes parents viennent moins souvent me nourrir et d’ailleurs, aujourd’hui, je les ai vu se voleter autour et se chercher….M’est avis que j’vais pas tarder à avoir à nouveau, des petits frères et des petites sœurs….

En attendant, je contemple mon territoire au petit matin et, très bientôt , je vais enfin pouvoir me servir à plein de mes ailes et partir explorer le ciel.

Et là, j’serais le kador du coin; et même le chat aura peur de moi !

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Enfin, si je survis d’ici là…

 

 Liens et remerçiements :

Rappel : Le rouge queue noir bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

La hulotte : et oui, on en revient toujours à La Hulotte dont je m’inspire modestement pour ces petites histoires éducatives

Fiche détaillée du rouge-queue noir sur Oiseaux.net

Fiche dans « Mon carnet de terrain » (en cours, un peu de patience….)

Infos générales sur Wikipedia

Plan de nichoir à Rouge-queue sur Nichoirs : pensez-y sérieusement, j’ai pu observer que les parents ramènent des insectes, en moyenne toutes les 2 minutes et cela du lever au coucher du soleil….Ce sont de sacrés auxiliaires pour les jardiniers, bien plus efficaces que tous les produits, même bio….

Week-end à Printegarde II

Après le week-end photo de début avril à Printegarde (voir le reportage), je ne demandais qu’une chose : recommencer ! Et comme l’ami Alain Ji était du même avis, on n’a pas été long à remettre ça…

Et comme la fois précédente, le WE à Printegarde a commencé…au Port de l’Épervière à Valence…..

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Il faut dire qu’Alain était tout excité car les premiers bébés cygnes du port allaient sans doute naître ce week-end…

Comme je l’expliquais dans le précédent reportage, Alain est le grand spécialiste des couples de cygnes de Valence à Printegarde. Avec abnégation (et plaisir…), il les suit et les observe tout au long de l’année et, les naissances, c’est un peu le temps fort de la saison…

A force de les côtoyer quasiment tous les jours, il a développé une forme de familiarité avec certains…

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Mais parfois, d’autres en deviennent un peu trop familiers…C’est comme dans les vieux couples, on a parfois du mal à faire la part des choses entre être en demande et être trop exigeant…

Mais,très vite, nous nous dirigeâmes vers le bout de la jetée à l’entrée du port pour voir si le nid le plus avancé avait dépassé le stade des promesses…

Bingo ! Soulevant délicatement son aile protectrice, la femelle nous permit de contempler sa progéniture :

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Pas moins de 7 petits cygnes qui observaient intensément leur nouvel environnement…Et, comme dirait ma fille, « ils sont vraiment trôôôôp mignons »

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Pendant qu’Alain continuait à faire le tour des 5 nids du port, je m’intéressais à un embâcle flottant sur le Rhône et que le fort courant était en train de disperser.

En effet, profitant de l’aubaine, une bergeronnette grise faisait son marché, picorant ça et là, des petits insectes :

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Après quelques minutes de bons successifs, rassasiée, elle s’installa au soleil pour digérer tranquillement et me laisser admirer à loisir son élégance…

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J’étais tranquillement installé sur la rive du Rhône à observer la bergeronnette quand, soudain, j’aperçus une flèche marron et blanche qui traversait à toute vitesse le fleuve, au ras de l’eau; pas le temps de faire de réglages, juste un déclenchement réflexe…

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Un chevalier guignette ! Et pas le temps de faire une deuxième photo tant il filait !

J’étais à la fois excité d’avoir pu le photographier en vol et déçu de ne pas avoir pu l’observer plus longuement. Je me disais que ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de le voir, alors le revoir dans la même journée…Mais n’anticipons pas….

Mais il était temps de quitter le port de l’Epervière et de nous diriger vers la réserve naturelle de Printegarde.

Ce qu’il y a de bien quand on fait la route à deux photographes c’est que le passager peut se permettre de regarder dans les airs ou sur les divers poteaux  et fils qui recèlent bien des merveilles…

Après quelques arrêts et détours, nous arrivâmes à l’embouchure du Rhône et de la Drôme, à Printegarde.

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Nous nous dirigeâmes d’abord vers l’endroit où j’avais placé mon affut à l’automne dernier. Grâce aux bons soins d’Alain qui l’a amélioré, une armature de bois permet désormais de placer les filets de camouflage :

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On est donc relativement bien dissimulé et aux premières loges pour observer la rivière, ses roselières, ses gravières, ses ramières et les oiseaux qui la fréquentent.

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 Alors que j’observais sur l’autre rive deux aigrettes garzettes qui n’avaient pas l’air pressées de se rapprocher de mon objectif, mon attention fut attirée par un mouvement, juste à quelques mètres devant moi, au bord d’un banc de graviers :

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Vous l’avez reconnu ?

Et oui, c’est un chevalier Guignette, de la même espèce que celui que j’avais entrevu fugacement sur le Rhône. Et là, il prenait son temps, picorait dans la vasière, s’arrêtait pour écouter ou se lisser les plumes…

J’eus tout le temps pour le photographier tranquillement :

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Le chevalier guignette trottine sur ses petites pattes à la limite de l’eau pour traquer les invertébrés. Toutes sortes d’insectes, des forticules aux papillons, tombent sous son bec effilé. Des araignées, des mollusques et des vers sont également capturés..

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Le guignette passe l’essentiel de sa journée à se nourrir, mais consacre quelques instants, au milieu de la journée, au repos et à la toilette de son plumage.

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 Après avoir écumé toute la rive de ce banc de gravier, il s’éloigna lentement et me laissa tout émerveillé de cette rencontre si proche.

Je me remis à chercher les aigrettes mais elles n’avaient pas l’intention d’imiter le chevalier et risquer de se rapprocher de ma rive…

C’est alors que mon regard fut attiré par des mouvements sur un autre banc de gravier au milieu de la rivière. Deux oiseaux avaient l’air de se chercher, de se courir après, de se fuir mais sans trop se quitter, bref de se draguer

Le temps de changer mes réglages et, quelle ne fut pas ma surprise de voir…deux bergeronnettes grises en pleine parade de séduction….Décidément, c’est une journée à répétitions….

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Après ces manœuvres de séduction, l’approche finale et le passage à l’acte….

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Vous aurez remarqué à quel point leur plumage se fond parfaitement avec le milieu dans un mimétisme quasi parfait et qui ne facilite pas le travail de mise au point du photographe amateur !

Comment ça vous n’aviez pas remarqué ? Mais que regardiez vous donc alors…???

Après leurs ébats, le mâle partit assez vite vaquer à ses occupations,  laissant la femelle sur le bord de la rive….Toute analogie avec des situations vécues ne serait, bien sur, que pure coïncidence….

Puis notre attention fut attirée par quelques cormorans juvéniles entrain de se faire sécher les plumes au soleil.

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Sur ces entrefaits, voyant que les aigrettes ne se décidaient pas à se rapprocher suffisamment, nous décidâmes d’aller explorer un autre secteur sur l’autre rive de la rivière.

En effet, depuis quelques temps, une opération privée/publique de création de milieux de reproduction est conduite dans la Drôme.

Elle a pour objectif de permettre la reproduction de la sterne pierregarin. La sterne pierregarin (sterna hirundo), aussi connue sous le nom d’Hirondelle de mer, nidifie dans les bancs de sable des grands fleuves à l’abri des prédateurs terrestres.

Des radeaux fixes ont donc été installés à cet effet au milieu du lit de la Drôme.

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Restait à attendre et à voir si la sterne pierragarin allait investir ces ilots pour y nidifier et s’y reproduire.

Avec Alain, nous nous étions dit, qu’avec un peu de chance, nous pourrions apercevoir ces oiseaux que nous n’avions jamais photographié ni l’un ni l’autre.

Après quelques minutes d’observation du radeau, nous vîmes une sterne qui volait autour du radeau.

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Nous la vîmes même pécher au dessus du plan d’eau :

Puis sa pêche apparemment terminée, nous le vîmes se rapprocher d’un autre sterne et commencer à se voler après, se fuir sans se quitter….Cette fois ci, j’imagine que vous avez compris….

Et là, nous vîmes le premier, son poisson dans le bec, faire du sur-place en vol au dessus du radeau alors que l’autre tournait autour.

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Renseignements pris auprès de Jean-Michel Faton, le conservateur de la réserve naturelle des Ramières, c’est le comportement typique d’un mâle qui indique à la femelle l’endroit où elle doit nicher, en y déposant une offrande….

Même si ça ne prouve pas qu’il y aura reproduction, ça indique en tout cas que c’est bien parti….Et nos photos amènent un premier témoignage de ce processus de reproduction à Printegarde. Pour un peu, on se serait presque pris pour des ornithologues avec Alain…

 Mais comme nous ne sommes que des photographes passionnés d’ornithologie, il était temps de laisser les sternes à leurs affaires matrimoniales et d’aller voir ailleurs dans la réserve où en sont les autres histoires d »amours….

Nos pas nous menèrent vers le « petit marais ».

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Là nichent deux couples de cygnes mais nous y avions souvent croisé des hérons cendrés et des aigrettes et  nous nous demandions s’ils ne nichaient pas à proximité…

Nous vîmes effectivement un héron cendré en train de surveiller les alentours.

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Puis nous le vîmes s’envoler et se poser à la cime d’un arbre. Et là, nous pûmes observer clairement son nid :

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Deux « petits », que l’on peut difficilement qualifier d’oisillons vu leur taille déjà conséquente, attendaient avec plus ou moins de patience le retour de leur parents nourriciers…

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Et quand celui-ci arriva, la bataille fit rage entre les deux pour accéder à la régurgitation du poisson fraichement péché….

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Le repas rapidement avalé, il ne restait plus au parent concerné qu’à y retourner derechef….

Quand je pense que j’en connais qui râlent de devoir aller faire les courses une fois par semaine au supermarché….

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Mais que serait Printegarde sans les aigrettes….Et j’avoue que je brulais d’impatience d’aller voir où en étais mes favorites.

Et le moins qu’on puisse dire c’est que je ne fus pas déçu tant je pus en apercevoir …

 Vu la diversité, je ferais sans doute un autre reportage spécifique dans les prochains jours mais je ne résiste pas au plaisir de vous montrer, en avant première, quelques photos d’aigrettes garzettes ….

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Quand on observe les oiseaux, on ne voit pas le temps passer….Et malheureusement, le week-end tirait sur sa fin et il était temps de rentrer.

Je me consolais en me disant que j’avais quand même 32 Go d’images et des milliers de souvenirs à me repasser durant les prochaines semaines.

Mais à Printegarde, il y a toujours un oiseau que vous croisez au moment où vous partez et qui semble vous dire : « Il te faudra revenir si tu veux mieux me photographier…. ».

….Comme ce faucon crécerelle croisé alors qu’on était à la limité de la réserve et du premier village….

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En tout cas, c’était encore un chouette week-end d’émerveillement passé avec Alain à crapahuter et à observer les oiseaux.

Vivement le prochain….!!!

Le salon de l’Insectomobile

Amis producteurs de nectar et autres miels, soyez les bienvenus au 1er salon de l’Insectomobile !

Vous qui cherchez un nouvel utilitaire pour optimiser vos transports et collectes sur le terrain, nous avons le véhicule adapté à vos besoins…

Chacun possède des options propres à s’adapter à vos fleurs productrices et à vos conditions. Mais je ne vous ferai pas plus de discours, suivez moi plutôt dans la visite de nos derniers modèles !

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Commençons par un modèle peu connu des amateurs, le  Rhingie champêtre ou Rhingia campestris pour les connaisseurs .

On reconnait facilement le Rhingia champêtre à son coffre arrière (ou abdomen) orange avec une ligne noire située le long des côtés et à sa longue calandre avant (ou rostre) caractéristique de la gamme (ou espèce) du genre Rhingia.

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Il mesure généralement de 7 à 11mm de long pour une envergure de 12 à 18 mm.

Les modèles mâles adultes utilisent du nectar comme carburant alors que les modèles femelles fonctionent au pollen.

Pour faire le plein, ils possèdent un accessoire fort pratique situé sous le rostre, à savoir une trompe qui est repliée au repos.

A noter qu’ils sont construits dans une chaîne de montage qui se situe dans la bouse de vache.

Comme vous pouvez le constater, il s’agit d’un modèle adapté au travail dans les haies et les bois clairsemés, où il fera merveille, à votre service, d’avril à novembre !

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Allons maintenant admirer un autre véhicule, le Syrphe. Ou plutôt, je devrais dire, les syrphes…En effet, la gamme comprend environ 500 modèles en France…

Et pour chaque modèle, vous avez bien sur l’option mâle et l’option femelle…Mais rassurez-vous, on on les distingue facilement en regardant les phares (ou yeux) qui sont accolés chez les mâles et séparés chez les femelles….

Nous avons cette année en démonstration, un syrphe des corolles (Eupeodes corollae)

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Vous pouvez l’associer en tandem avec un « Chrysotoxe à double ceinture » (Chrysotoxum bicinctum), pour maximiser votre récolte :

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Ils carburent bien sur au pollen des fleurs, mais certaines espèces peuvent également être alimentés de pucerons au stade larvaire.

Ils se déplacent à très grande vitesse et peuvent effectuer des changements de direction très rapides. Ils sont également capables d’effectuer de long sur-places pour faire le plein. C’est en contrôlant le pas de l’hélice que forme chaque aile que les syrphes arrivent à ces différents types de vols.

Il ne faut pas le confondre avec un modèle assez proche, le Syrphe du groseillier ou Syrphus ribesii.

Le Syrphus ribesii est une modèle de syrphe très présent sur tout le marché européen. Comme la plupart des syrphes il se déplace de fleur en fleur et pratique le vol stationnaire.

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Venons en maintenant à l’utilitaire à tout faire de la gamme des Syrphe, l’éristale gluant ou éristale tenace (Eristalis tenax),

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Il a un capot (ou abdomen)  arqué présentant des marques jaunes ou orangées, une puissante plaque dorsale en forme de quadrilatère, des suspensions renforcées (pattes fortes).

Mais ne vous fiez pas aux apparences, cet utilitaire est capable de s’arrêter en plein vol et de rester immobile au-dessus d’un point, sans qu’on puisse percevoir les battements de ses ailes.

Ce modèle a eu parfois mauvaise réputation et des surnoms peu flatteurs lui ont été donnés : éristale gluante, mouche pourceau. Cela vient simplement du mode de développement des larves. En effet, la chaîne de montage se situe dans des eaux très polluées, très chargées en matières organiques et très pauvres en oxygène : fosse à purin, fosse d’aisance, mares polluées.

Et pourtant ses constructeurs l’avaient doté d’un si beau nom :  Eristalis = pierre précieuse, et tenax = tenace, obstinée. Le joyau tenace, c’est un nom très adapté à sa polyvalence et à sa capacité à récolter du pollen sur tous les terrains…

Et pour finir la visite de la gamme des Syrphe, un des plus beaux modèles présenté cette année, le Syrphe Hélophile suspendu (Helophilus pendules)

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Il est reconnaissable à son capeau avant ( face dorsale thoracique) noir rayée longitudinalement de quatre bandes jaunes. Pour cette raison, il est sponsorisé par des clubs de supporters anglais qui l’appellent Footballer. Ses suspensions (pattes) sont orangées à extrémités noires.

Il est très actif d’avril à octobre, plutôt dans les milieux ouverts et humides (prairies humides, prés inondables, fonds de vallée, fossés).

C’est un modèle à double carburateur car il fonctionne au pollen et au nectar !

 

Mais je vois que parmi vous, il y a des amateurs de classiques et qui souhaitent se renseigner sur des véhicules déjà amortis, tout en regardant les derniers modèles avec les options au gout du jour…Nous avons bien sur cela au salon de l’Insectomobile…

Voyez par exemple, la gamme des bourdons. Tout le monde connait cette marque mais pas forcément tous les modèles…

Voici tout d’abord, le Bourdon terrestre, Bombus terrestris.

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C’est un véhicule assez ramassé, de 11 à 23 mm, caractérisé par son capot arrière (abdomen) à l’extrémité blanche (parfois teintée de roux) ce qui lui vaut le surnom de « cul blanc ». Le collier et le 2e segment abdominal sont orange ou jaune d’or.

On le trouve dans presque tous les milieux terrestres de plaine et moyenne montagne. Il est très apprécié car, à la différence d’autres marques comme les abeilles, il peut démarrer et se mettre au travail dès l’aube, au printemps à des températures inférieures à 15°C, par temps couvert, pluvieux et même venteux.C’est un vrai 4X4 !

A noter que son nom de série, le bourdon terrestre, vient du fait qu’il est souvent garé sous terre, dans un ancien terrier de mulot ou de petit rongeur.

 

Nous avons également le Bourdon des champs, Bombus pascuorum, qui est associé sur ce stand, avec un autre modèle de cette gamme, le  Bombus pascuorum floralis que nous vous présenterons en fin de visite.

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C’est un véhucule très fréquent et que l’on voit de déplacer fréquemment dans les prairies, champs, jardins et parcs, du début du printemps jusqu’à l’automne.

C’est un excellent fécondateur des fleurs, très utile au jardin et au verger. Il est doté d’un accessoire de série  très utile, une langue 10 à 15 mm,  une des plus longues parmi les bourdons.

il est souvent stationné au sol, dans un garage collectif pouvant abriter une centaine de véhicules. Son garage est.protégé par des feuilles et des brindilles mais peut se situer aussi parfois dans un endroit insolite, comme à l’intérieur d’un objet rembourré abandonné (vieux matelas !) .

 

Et pour finir notre visite, un modèle de la même gamme, le bourdon des champs à fleurs (Bombus pascuorum floralis).

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C’est un modèle SUV, qui est destiné aux possesseurs de propriétés en montagne, généralement au dessus de 2000 m, même s’il peut redescendre plus bas pour remplir ses réservoirs…

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Voilà, mesdames et messieurs, la visite du Hall I du salon de l’Insectomobile s’achève. J’espère que vous y aurez vu un modèle adapté à vos gouts.

Si ce n’est pas le cas, et que vous voulez en voir d’autres, n’hésitez pas à remplir le coupon-réponse qui est en bas et qui s’intitule « commentaires ».

Nous pourrons vous organiser une nouvelle visite d’un des autres hall de notre immense salon…

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Liens et remerciements :

Toutes les photos ont été réalisées durant l’été 2014, à la Chenevarie, dans le Vercors, à 1 050 m d’altitude en moyenne.

Wikipedia pour une première approche de connaissance

Ecosociosystemes pour un survol des syrphes

Aramel.fr pour ses photos très détaillées sur l’anatomie des nsectes

On n’est pas des bœufs !

On n’est peut-être pas des bœufs mais j’ai l’impression qu’on nous prend pour des veaux...

Vous vous demandez sans doute pourquoi je pique un coup-de-sang ? Et bien à cause de l’Arrêté du 10 juillet 2014, entré en vigueur à la fin de l’année dernière.

Vous ne savez pas de quoi il s’agit ? Et pourtant, vous avez sans doute déjà été confronté à ses conséquences lors de votre dernier achat de viande dans une grande surface.

En effet, adieu bavette d’aloyau, araignée, poire, quasi, noix, palette, bavette de flanchet, aiguillette baronne, nerveux de sous noix, collier affranchi, tende de tranche, jumeau, bas de carré découvert, sous noix, carré couvert, carré filet, etc.

Et bonjour steack, escalope, filet, rôti, filet, côte, etc.

Vous me direz qu’il s’agit là d’une simplification bienvenue et que, de toutes façons, très peu de gens sont capables de savoir à quels morceaux correspondent ces noms.

Mais laissez-moi vous tailler une bavette à ce sujet…En effet, comme le dit dans un article de Libé, Le Président de la Confédération française de la  boucherie-charcuterie et traiteurs, Christian Le Lann,  : « Je ne vois pas en quoi les termes d’“aiguillette”, de “rumsteck”, d’“araignée” auxquels les consommateurs sont habitués posent problème. Le nom d’un morceau correspond à un goût. La hampe, l’onglet ont un goût particulier. Et ça fait partie d’une culture, d’une tradition gastronomique dont la France peut s’enorgueillir. ».

Il est vrai que l’on n’a jamais autant vu d’émissions culinaires dans les médias vanter les terroirs et les bonnes recettes d’antan comme des moyens de combattre les effets de la crise économique et de la morosité ambiante.

Or, « Quand on perd les mots, on perd le savoir-faire, abonde Hélène Strohl, sociologue qui a planché sur l’histoire de la boucherie parisienne et auteure de Recettes d’hier et d’aujourd’hui (Editions Jérôme Do Bentzinger, 2012). Ces termes viennent d’une longue histoire liée à la manière de couper la viande des bouchers parisiens. ».

Les mêmes bouchers de La Villette qui avaient également inventé un argot, le louchébem ou loucherbem, dans son nom complet largonji des louchébems (« jargon des bouchers »). Encore une richesse qui s’est perdue dans la grande marmite où l’on fait réduire les langues à petit feu, jusqu’à ce qu’elles se fondent dans une seule sauce…

Mais arrêtons de saucissonner le propos et taillons directement dans le vif du sujet. Car ce n’est pas tout ! Non content de nous supprimer les noms, on nous rajoute des étoiles, sans doute pour nous éclairer…

A l’instar des hôtels et autres gîtes, la viande sera désormais ornée d’une à trois étoiles en fonction du potentiel de qualité. Ou, plus concrètement, du degré de « tendreté ».

La nouvelle étiquette en dira-t-elle plus sur l’origine de la viande ? Pas sur les conditions de vie de l’animal en tout cas. Une information que le nouveau système risque de brouiller encore davantage, assure Hélène Strohl : « La viande d’un animal élevé en batterie pourra tout aussi bien avoir trois étoiles que la viande d’un animal qui a couru dans le pré. Comment de petits éleveurs vont-ils pouvoir justifier leur prix ? ».

Mais alors me direz vous, pourquoi cette réforme a t-elle été faite et pourquoi s’est elle arrêtée en chemin ?

Il est temps d’engager la viande et de désosser la bête…Ce nouvel étiquetage a été obtenu suite à un lobbying très efficace des industriels de la viande auprès des services publics de la consommation. Un seul objectif : vendre à tout prix !

A l’origine de la démarche, un simple constat issu d’une étude menée en 2005 pour le SNIV-SNCP, le syndicat des entreprises françaises des viandes et pour INTERBEV, l’Inter-profession bétail et viande.

D’après cette étude, les consommateurs passent beaucoup plus de temps dans le rayon boucherie libre-service que dans les autres rayons (1min30 en moyenne, soit deux à trois fois plus longtemps qu’ailleurs) sans toujours tirer satisfaction de leur achat. L’explication tiendrait en grande partie à la méconnaissance des différents morceaux de viande, de leur qualité ou de leur spécificité.

Pour compléter cette démarche, INTERBEV a mis en place un accord interprofessionnel, signé le 15 janvier : cet accord rend obligatoire l’utilisation de la dénomination simplifiée des morceaux en libre-service des grandes et moyennes surfaces.

Bien sûr il ne s’agit, pour l’instant, que d’un étiquetage à l’usage de ces supermarchés dont on comprend bien quel intérêt ils ont à pousser à une telle normalisation: vendre de la viande de qualité moyenne sous un label «trois étoiles» et écouler le reste des bêtes en haché et autres farces. C’est sûrement une bonne opération financière pour eux…

Du point de vue du pouvoir d’achat des consommateurs, il y aura peu d’économies à escompter: les grandes surfaces vendaient déjà peu de «bas morceaux» de cette façon, les réservant pour les plats cuisinés, les steaks hachés etc. Au contraire des bouchers traditionnels qui, achetant leur viande en carcasses, pouvaient faire des marges moins élevées sur les bas morceaux et proposer ainsi une daube ou un des morceaux à ragoût de bonnes bêtes à des prix bas.

Du point de vue environnemental enfin, il est clair que l’attribution de ce pseudo label de qualité aux morceaux à griller ne fera que doper la propension du public à se détourner des morceaux à cuisson lente et, dès lors, il faudra plus de bêtes pour satisfaire la demande de steaks et autres brochettes. Or on sait que les protéines animales sont écologiquement chères à produire.

Mais, avant de conclure que cette réforme c’est de la daube, laissons la parole à un professionnel de terrain, Cédric Gardinot , boucher-charcutier exerçant son art dans un hypermarché de la Drôme (26):

« Les personnes qui achètent de la viande n’ont aucun moyen d’identifier, derrière les étoiles, les différents morceaux que l’on peut mettre dedans. Cela revient à réserver la cuisine de terroir à une élite de gens qui connaissent bien les morceaux. Mais tout n’est pas aussi noir tant que l’on aura des artisans bouchers et qu’ils ne seront pas obligés d’appliquer cet étiquetage.

Par contre, il  peux y avoir plus facilement des fraudes aux niveaux des morceaux que l’on y met  et il n’y aura que les services de la Répression des fraudes qui pourront s’en rendre compte .

Il y a quelques jours, une personne âgée de 80 ans cherchait du quasi de veau et je lui est dit que l’on était passé aux étoiles et qu’il fallait désormais qu’elle demande de l’escalope 3 étoiles…Ça n’a pas eu l’air de lui faciliter le choix… ».

Au final, à l’instar de cette brave dame, cette réforme ne me fait pas un effet bœuf…J’ai plutôt l’impression que nous serons, au final, les dindons de la farce…

Et puis, j’ai horreur qu’on me prenne pour un jambon

Glacas

PS : pour ceux qui veulent améliorer leurs connaissances bovines, voici l’image de tête avec sa légende pour identifier les morceaux :

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Liens :

Article dans Libé de Christian Le Lan, Président de la Confédération Française de la boucherie

Interprofession bétail et viande+ plaquette d’info

Article de Terraeco.net

L’extrait du JO

 Article de Pierre Hinard dans l’Obs

Week-end photo à Printegarde

Habituellement, la photo ornitho est plutôt un loisir solitaire, du moins en ce qui me concerne.

Mais, le week-end dernier, j’ai expérimenté la découverte partagée. En effet, cela faisait un certain temps que j’échangeais via Facebook, avec un autre passionné Drômois de la photographie d’oiseaux, Alain Jonard.

Il faut dire que nous avons un terrain de jeu en commun, la réserve naturelle de Printegarde(26). Alain est un fin connaisseur du nord de la réserve et du petit Rhône, alors que j’écume plutôt le sud de celle-ci et les rives de la rivière Drôme.

Nous avions donc décidé de nous balader ensemble et de partager nos petits coins secrets où nous observons patiemment et tentons de photographier les oiseaux.

Curieusement, le week-end commença non pas à Printegarde, mais au port de plaisance de l’Epervière à Valence…

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Il faut dire qu’Alain est un grand spécialiste des couples de cygnes et qu’il suit de très près leur reproduction et leur dissémination sur les rives du Rhône et de ses affluents.

C’est d’ailleurs un de nos points en commun, notre intérêt pour des espèces souvent négligées par les ornithos car très communes. Non pas par snobisme (quoique…) mais parce que beaucoup pensent que tout est déjà connu sur ces espèces familières…

Et pourtant, les cygnes sont de magnifiques oiseaux et il y a tant à découvrir sur leur dynamique d’implantation….

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Nous entreprîmes donc de visiter les 5 nids présents au port, pour voir si des œufs avaient déjà été pondus et combien…

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Sur un des 5 nids, nous pûmes ainsi vérifier, profitant d’une prise de relais entre les parents, que 8 beaux oeufs étaient bien présents :

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Alain a l’habitude de suivre les couples et certains se sont même habitués à sa présence :

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Avant de repartir, nous eûmes également le temps d’observer que la vie des cygnes n’est pas toujours paisible :

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Et de profiter d’un beau décollage en slalom entre les bateaux de plaisance :

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Nous quittâmes le port de l’Epervière, pour nous rendre tout au sud de Valence, dans une zone d’activités grise et sans vie durant le week-end.

Enfin, pas tout à fait sans vie car, au milieu des entrepôts, coule un petit canal où notre attention fut attirée par une tache blanche se déplaçant au milieu de l’eau.

Le temps de s’approcher, l’oiseau s’envola pour se réfugier en haut d’un arbre où nous pûmes l’observer tout à loisir :

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Pour ceux qui suivent les reportages de mon site (voir « Répétition au Bolchoï »), vous aurez reconnu une Grande Aigrette !

Nous pûmes tranquillement la photographier avant qu’elle ne décide d’ouvrir ses grandes ailes et de nous quitter vers un endroit sans doute plus tranquille, loin des paparazzi…

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Ce petit coin de nature au milieu d’une ZA, recelait encore des surprises puisque nous pûmes également apercevoir un héron cendré ….

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… et une corneille acrobate, encore un bel oiseau peu souvent photographié …

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Finalement, nous arrivâmes au nord de Printegarde, où Alain me réservait une petite surprise…Il m’avait dit que nous allions rendre une petite visite à quelques « vieux amis » :

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Il s’agissait en fait d’une colonie de ragondins qu’Alain suit depuis plusieurs saisons et qui sont effectivement très familiers en sa présence…

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Après ce moment de « convivialité », nous reprîmes notre périple, pour faire le point sur deux derniers nids de cygnes situés près du barrage mobile et sur le Petit marais.

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Encore une occasion de me rendre compte de la familiarité d’Alain avec ces couples d’oiseaux que l’on qualifie souvent d’irascibles et de la relation de confiance qu’il a établie avec eux.

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Puis, ce fut mon tour de guider Alain vers mes petits coins de prédilection près des berges de la rivière Drôme et de ses roselières.

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Le temps pour nous de discuter autour du projet de remonter mon affut de l’année dernière…

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Les aigrettes garzettes et grandes aigrettes n’étaient pas au rendez-vous vu l’heure tardive mais nous pûmes néanmoins observer quelques oiseaux de passage…

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Après avoir repéré en détail mon ancien affut, nous repartîmes pour rentrer sur Valence, un peu déçus pour ma part, de n’avoir pas pu photographier les aigrettes.

Nous décidâmes finalement de faire une dernière halte près  du plan d’eau du Chez afin de voir si les couples de grèbes huppées avaient fait leurs nids.

Nous allions nous garer sur le parking du plan d’eau quand notre attention fut attirée par un héron en train de pêcher sur un petit canal :

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Nous continuâmes donc à explorer ce canal et, oh surprise, une grande aigrette se nourrissait tranquillement sur les rives du canal.

Je pus la photographier à mon rythme malgré la végétation qui la masquait en grande partie :

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Après cette longue séance de pose, elle déplia ses ailes et prit son envol, semblant nous saluer une dernière fois pour clôturer en beauté cette journée.

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Finalement, ce fut un beau week-end de partage et de convivialité et qui, pour ma part, me donna l’envie de recommencer à explorer à plusieurs, nos petits coins de paradis…

Et puis, il faut dire qu’on s’est bien amusé, comme deux grands gamins en récréation….

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Merci pour tout Alain et à bientôt à Printegarde…

…et une spéciale dédicace à Zobi marmotte pour les photos d’Alain et moi….

Répétition au Bolchoï II

‘Bien, Irina Garzettova, nous avons enfin les résultats de l’enquête de satisfaction concernant votre représentation de l’acte I (voir la page Répétition au Bolchoï I) !

Dans l’ensemble, les abonnés ont beaucoup aimé votre chorégraphie avec la Grande Aigrette ainsi que les petites anecdotes sur votre vie intime à tous les deux et ils en redemandent…

Oh, ne vous réjouissez pas trop vite car il y a un hic...

En effet, la plupart trouvent l’histoire trop « fleur bleue », pas assez contemporaine, avec trop peu d’action et de suspense… Bref, pas au goût du jour, pas assez « people« …

Et bien, foi de martin pêcheur, on va leur en donner du croustillant et du people !

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J’ai réécrit l’acte II en ce sens et rajouté quelques éléments dramaturgiques…

Mais tout d’abord, reprenons la répétition où nous en étions : donc à la fin de l’acte I, nos deux tourtereaux (enfin c’est une façon de parler…), se retrouvent becs à becs et savourent les joies de cette union interraciale (comme on dit de nos jours dans les magazines d’infos…).

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Tout à leur bonheur, ils oublient tout de leur vie passée et de ses engagements….

En effet, si vous vous souvenez bien Irina Garzettova est promise par ses parents à un jeune aigrette de bonne famille….Et chez les garzettes, il y a deux choses avec lesquelles on ne plaisante pas : la défense du territoire et la famille

Et puis, on ne sait rien de son amoureux qui a surgit dans  son territoire au moment de l’hivernage : d’où vient il ? Va t’il rester longtemps dans le plan d’eau ? Est il célibataire ? Peut être même a t’il une famille quelque part….

Mais reprenons notre histoire où nous l’avions laissé :

« Or donc, les deux amoureux filaient le parfait bonheur et commençaient même à faire des projets communs et à regarder l’avenir ensemble… » :

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Quand soudainement, son ancien amoureux surgit, comme venu de nulle part :

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Il avait l’air furieux et affichait manifestement l’envie de voler dans les plumes de son ex-fiancée…

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La grande aigrette fit mine de s’interposer pour calmer l’amoureux éconduit,

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…mais ce n’était que pour la forme car il comprit vite que le mâle aigrette garzette, malgré sa plus petite taille, était capable de lui tenir tête, voire de le ridiculiser devant les canards et autres familiers du plan d’eau….

Il choisit donc, courageusement, de s’écarter et de laisser les deux garcettes s’expliquer entre elles….

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La peur donnait des ailes à Irina qui tentait désespérément de lui échapper….

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Irina Garzettova, affolée par l’agressivité de son ancien fiancée et mortifiée par la passivité de celui qu’elle considérait comme son nouvel amoureux, réussit à prendre son envol, cherchant désespérément à échapper à ces mâles si décevants….

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– Voilà, rideau, fin de l’acte II…. »

  • Irina va t’elle réussir à échapper aux prises de becs de son fiancée ?
  • Le mâle grande aigrette va t’il réagir pour la reconquérir ou quittera t’il le plan d’eau ?
  • L’histoire finira t’elle en happy end ou tragiquement?

Foi de martin pêcheur, j’attendrai les réactions et les commentaires des abonnés de notre petit théâtre pour écrire l’acte III…

 Alors, n’hésitez pas à demander, en bas de page, la fin du ballet que vous souhaitez….

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Liens et remerciements :

Toutes les photos ont été prises entre la mi-septembre et la mi-octobre 2014 à la Réserve naturelle de Printegarde dans la Drôme.Il n’y a donc pas de photos de la grande aigrette avec ses aigrettes ou crosses car la période nuptiale était passée (mi-avril à juillet).

Mon album photo : Pour ceux qui veulent retrouver toutes les photos d’Irina Garzettova en meilleure résolution

La hulotte : et oui, on en revient toujours à La Hulotte dont je m’inspire pour ces petites histoires éducatives

Wikipedia, pour les généralités sur les aigrettes et martin pêcheur

Oiseaux.net pour les fiches détaillées sur les aigrettes et martin pêcheur

Oiseaux-birds.com avec des infos et de belles photos, en particulier de l’aigrette nuptiale de la grande aigrette

Cahiers d’Habitat « Oiseaux » avec plus d’infos sur l’aigrette garzette

Et si vous avez aimé ma petite histoire vous pouvez lire les autres de la même série dans : Les reportages