Le geai des chênes plus fort que l’ONF !

Si je vous disais que quasiment 60% des chênes qui poussent en France le doivent à un oiseau de moins de 190 gr, le croiriez-vous ?

Et pourtant c’est la cas ! Une étude de l’INRAE pour la revue « Forêt entreprise » a démontré qu’un corvidé présent dans nos forêts était à l’origine de cette entreprise de reboisement à grande échelle.

De quoi rendre jaloux tous les forestiers privés et techniciens de l’ONF qui font pourtant de leur mieux…

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Quel est donc ce magicien au service des forêt ? Il s’agit du Geai des chênes Garrulus glandarius ce qui veut dire le bavard – ramasseur de glands. Et vous allez voir que cet oiseau, en plus de bien mériter son nom, a au moins trois supers pouvoirs !

Tout d’abord, le Geai des chênes possède sous son bec, une petite poche dans laquelle il peut stocker les glands qu’il récolte. La capacité de cette poche est de quatre à sept glands qu’il peut transporter où il veut. Tout au long de l’automne, il se constitue ainsi des réserves, qu’il dissimule sous des racines, des mousses, à l’intérieur de souches d’arbre ou même sous des tapis de feuilles.

Malgré les facultés de l’oiseau a retrouver ses cachettes de glands, il reste des glands oubliés qui germeront en jeunes plants. Chaque oiseau disperserait 4 600 glands par an et des études ont montré que dans l’ensemble des régénérations naturelles contrôlées, 59% au moins des plantules sont issues de glands semés par le Geai des chênes (A. Ducousso et R Petit, Forêt-entreprise n°97,1994).

Une autre étude a montré que le Geai des chênes enterrait en moyenne les glands à plus de 500 mètres de l’arbre qui les a produit. Ainsi, après 5 siècles de cycles successifs de dispersion et de germination des glands, un vieux chêne peut potentiellement engendrer un massif forestier de 15 km de diamètre autour du pied mère…

Son second super pouvoir ? Et bien, non content d’être un arpenteur des forêts, il est capable d’en dresser une carte mentale incroyable ; Valérie Dufour, spécialiste des comportements des corvidés, a démontré que certains geais peuvent se remémorer 4 000 sites d’enfouissement …

Pour retrouver ses réserves, il mémorise des points de repère qu’il observe soigneusement. Lorsque les points de repère ne sont pas suffisants, il va jusqu’à placer à côté de sa cachette des petits cailloux qu’il utilisera comme autant de balises.

Imaginez une seconde que c’est l’automne et que vous avez devant vous un tas de 4 000 bonbons emballés. Vous les disséminez dans une forêt dans autant de cachettes ; au bout de quelques mois, l’hiver s’étant installé, vous voulez les retrouver pour survivre aux rigueurs de la saison. Combien croyez-vous que vous serez capable d’en retrouver ? 400 ? 500 ? 1 000 ? Ce serait déjà un exploit ! Alors presque 4 000…

Autre super pouvoir très apprécié de ses voisins, le Geai est la meilleure sentinelle de la forêt car il avertit par un « Shrreik » rauque et perçant les autres espèces de la présence d’un intrus. Ce cri peut être répété lorsqu’il est en groupe, et peut même tourner au vacarme en cas de présence d’un prédateur.

Il fait aussi des gloussements, des caquètements et d’autres sons rudes ou graves. Il sait aussi imiter le cri d’autres espèces d’oiseaux, notamment la Buse variable et même de mammifères comme le chat ou le cheval. À la fin de l’hiver et au début du printemps, il émet une multitude de sons inspirés de tous ceux qu’il a entendus dans la forêt ou à sa lisière. On dit que le geai garrule, cacarde, cajole, cageole, frigulote ou jase.

Bref, un vrai polyglotte des forêts !

Mais ce n’est pas tout : le geai aurait découvert le secret de la couleur éternellement vive !

Une équipe scientifique de l’université de Sheffield en Grande-Bretagne, a utilisé les rayons X du synchrotron européen de Grenoble pour étudier les fameuses plumes bleues et blanches du geai qui permettent de l’identifier à coup sûr. Ils ont découvert que les couleurs vives de son plumage étaient liées non pas à des pigments mais aux modifications de la nanostructure de ses plumes.

La plume du geai, qui va de la couleur ultraviolette au bleu vif en passant par le blanc, est constituée de kératine spongieuse, composée de nanostructures, identique à la matière des cheveux ou ongles. Les scientifiques ont découvert que le geai est capable de contrôler très précisément la taille des orifices de cette structure spongieuse, déterminant ainsi la couleur perçue de la plume.

Si les couleurs étaient formées de pigments, comme pour nos cheveux, la couleur des plumes se ternirait avec le temps, deviendrait grisâtre. Or, dans le cas du geai, la nature ayant développé une manière de créer des couleurs à partir de changements structurels, la nanostructure des plumes reste intacte, expliquant pourquoi le plumage du geai ne devient pas gris avec l’âge.

Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives dans la création de couleurs synthétiques pour les peintures et les vêtements, qui ne terniraient plus. Merci le geai !

Ah et puis une petite dernière qui n’a rien de scientifique mais qui me fascine à chaque fois que je le vois venir faire un tour à la mangeoire ; avec son gros bec de corvidé, il est capable de piocher, de décortiquer et d’avaler une toute petite graine de tournesol sans jamais la faire tomber… Et ce n’est pas le moindre de ses supers pouvoirs, croyez en un maladroit invétéré !

Et, en plus, il est beau, non ?


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Sources :

Le geai des chênes, premier reboiseur européen INRAE

LPO

Echo science Grenoble

Atlas de la biodiversité du Grand Auch

Wikipedia

Petit hommage ….

Petit hommage à Thierry, un chouette gars qui nous a quitté trop tôt et que je suis fier d’avoir connu et heureux d’avoir partagé pleins de supers moments avec lui !

(Vous pouvez cliquer sur une photo pour voir le diaporama)

Les Ménairons du Vercors

Il y a trois ans, j’avais commencé un reportage photo sur les Ménairons, les esprits des bois tel qu’on les désigne dans les montagnes de Cerdagne, dans les Pyrénées catalanes.

J’avais prévu d’y retourner l’automne suivant afin de terminer le travail. Hélas, de soucis familiaux en confinements, il m’a fallu renoncer. Durant le deuxième confinement, j’ai donc décidé de terminer ce petit reportage dans les forêts du nord Vercors, profitant au mieux du rayon d’un kilomètre qui nous était royalement octroyé …

Amis lecteur, si je vous dit qu’on peut y voir des farfadets, des sylphes, des lutins ou des ménairons, vous n’y croyez sans doute pas. Et pourtant, si vous acceptez de me suivre en regardant avec vos yeux d’enfant, alors vous les apercevrez sans doute au détour d’une souche…

Or donc, tout commence sur le plateau du Vercors, à 1 000 mètres d’altitude, au pied des montagnes de Lans en Vercors.

Là, comme souvent dans ce secteur, on y trouve une forêt bien rangée de conifères avec surtout des épicéas, des mélèzes et divers pins.

En levant les yeux, l’effet de cathédrale naturelle s’affirme.

Mais c’est en regardant au sol que vous aurez le plus de chances d’apercevoir un esprit de la forêt.

Arrivé à cet endroit, je vous propose un petit jeu :
vous fermez les yeux quelques secondes puis vous faites défiler les images en essayant de donner à chaque fois un nom à l’esprit des bois. Et si vous le voulez bien, je jouerai avec vous en vous proposant ce que je vois.

Vous êtes prêts ? C’est parti !

Un canard moussu ?

Un tapir barbu ?

Un chevreuil rêveur ?

Un zébu fatigué ?

Un bébé crocodile

Un éléphant ?

Un hippopotame crouteux ?

Un boia ?

Un cervidé mâchouillant une fleur ?

Un renard à l’affut ?

Un chien de prairie égaré ?

Un vieux loup décharné ?

Un vers de souche géant ?

Un canard chevelu ?

On peut aussi y croiser quelques Ménairons de la tribu des troncs moussus (cliquez pour voir la galerie).

Mais n’allez pas croire que ces bois sont toujours paisibles. On peut aussi y voir la nature sauvage en action et quelques créatures étranges et inquiétantes :

La bête des bois avec sa proie dans la gueule ?

Un combat de reptiles ?

Une murène verte à l’affut ?

Un basilic ?

Un piranha vert (les plus féroces…) ?

Un chevreuil menacé par une ombre ?

On peut aussi y croiser une trémentinaïre, ces herboristes itinérantes qui parcouraient les bois de Cerdagne et de la Serra del cadi et vendaient leurs plantes et remèdes aux habitants des vallées pyrénéennes.

Mais finalement, à force d’arpenter les bois et de les regarder avec vos yeux d’enfant, au détour d’une petite clairière, près des arbres couchés, vous allez croiser le plus vieux sage de tous les esprits de la forêt, le grand Ménairon,

Approchez-vous tout doucement…

Oui, il est bien là et il vous observe attentivement,

Vous vous arrêtez et vos regards se croisent, se mêlent, s’aimantent, se fondent…

Combien de temps a duré cet échange de regards ? Vous n’en avez aucune idée mais vous êtes sûr d’avoir plongé profondément dans une autre façon de ressentir la forêt, même bien rangée…

Vous fermez les yeux une seconde et quand vous les rouvrez, il a disparu….

Après cette rencontre, Il est temps de quitter ces bois mais non sans lever la tête et contempler la voute arborée et les grands mélèzes qui se préparent à l’hiver.

A peine sorti de ses frondaisons protectrices, vous vous retournez pour jeter un dernier regard vers ce p’tit carré de forêt

Et vous rentrez chez vous en songeant à tous les mémairons que vous avez croisé et à la prochaine fois où vous pourrez parcourir la p’tite forêt avec vos yeux d’enfant (et votre appareil photo….).

A bientôt, j’espère…..

Et pour ceux qui ont envie de se refaire la balade en express, un petit diaporama pour la route (avec pas mal de photos bonus…).

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Cette petite balade est dédicacée à la jeune herboriste des montagnes catalanes qui, un jour déjà lointain, me fit découvrir comment entrevoir les esprits de la forêt…. Moltes gràcies, filla de la muntanya.!

Le jour J comme Jaune…

Lundi 4 mai 2020, 49ème jour de confinement.

Depuis que je suis confiné, j’ai joué le jeu à fond… En effet, comme je ne suis pas un adepte du jogging (depuis mon passage sous les drapeaux…) et que je n’ai pas de chien à promener, je me suis contenté de rester sagement dans le périmètre de ma maison du Vercors.

Il faut dire qu’avec le printemps et le calme ambiant, les oiseaux sont encore plus présents que d’habitude. J’ai donc trouvé largement de quoi m’occuper jusqu’à présent. En un mois et demi, j’ai accumulé des centaines de photos de toutes les espèces qui peuplent mon jardin et particulièrement des deux couples de rouge queues qui reviennent nicher ici chaque année.


Mais aujourd’hui, j’en ai assez de les observer (qui l’eut cru…) !

Alors que je tourne un peu en rond à l’intérieur, j’aperçois dans un coin de mon bureau, ma musette, mes objectifs macro, mon monopode, mes bottes et mes vieilles fringues délavées. Ils attendent là depuis des années et un précédent épisode d’immobilisation forcée de quelques mois suite à une opération.

Bref, tout ce qu’il faut pour aller photographier la micro faune et surtout les pollinisateurs qui doivent pulluler aux alentours ! Et si j’allais faire un petit tour pour faire un peu de macro ou de proxy ?

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Je m’équipe fébrilement, et hop, me voilà sur le petit chemin qui mène à Lans en Vercors.



J’approche du village et j’observe le paysage familier

Je déambule un peu en observant les talus à la recherche d’insectes quand soudainement, quelque chose me frappe : tout est jaune autour de moi…..

Je prends un peu de recul et j’observe le paysage et l’environnement de mon hameau :

Décidément, c’est le grand jour du jaune…. Quelque soit l’endroit où je porte mon regard, les pissenlits règnent en maîtres sur les prés donnant un incroyable éclat doré au paysage.

Je me dis alors que les insectes aussi doivent être tout jaunes de pollen et que j’ai peut-être une chance inespérée de parvenir à photographier cela. Je commence à me rapprocher et j’observe de plus près les pissenlits :

Et effectivement, j’aperçois un premier insecte qui butine :

Mais le terrain ne me parait pas favorable. En effet, je me souviens de mes débuts en macro et des dizaines d’heures allongés au ras du sol. Mon dos aussi s’en souvient bien…

Vu qu’il y a des pissenlits partout, autant essayer de trouver un endroit plus adapté à la prise de photos.

Je repars donc sur mes pas jusqu’au moment où j’aperçois sur le bord du chemin un talus prometteur.

Je m’approche et l’impression se confirme : il est pile à la bonne hauteur et il y a une diversité de fleurs intéressante pour observer des tas d’insectes différents….

Je commence à m’installer et à régler mon appareil quand un premier mouvement attire mon regard :

Cette abeille est entièrement recouverte de pollen de pissenlit et elle n’a pas l’air rassasiée pour autant….

En effet, à peine posée, elle parcourt la fleur de haut en bas et dans tous les sens :

Elle donne même l’impression d’être emberlificotée dans les étamines et qu’elle ne va pas pouvoir s’en arracher tant elle a l’air de kiffer….

Mais, finalement, elle réussit à s’en extraire et à s’envoler vers la fleur d’à coté….

J’étais vraiment ébahi et j’allais essayer de la suivre quand une autre abeille se présente. Celle-ci est un tout petit moins chargée en pollen mais donnait l’impression d’avoir encore plus envie de plonger au coeur de la fleur :

Et elle aussi se rue dans le pissenlit et le parcours en tous sens :

Avant de décoller à son tour :

Alors que j’essaye de la suivre sur la fleur d’à coté, j’aperçois un minuscule insecte sur une des fleurs du pissenlit (en effet, le pissenlit est une inflorescence épanouie c’est à dire que chacun des petits brins jaune est une fleur en soi et l’ensemble forme un capitule) :

Cette petite coccinelle est une Tytthaspis 16 punctata

Elle vit dans la strate herbacée où elle se nourrit en grattant, soit le pollen des graminées, soit les spores des très petits champignons que sont les moisissures.

La suture noire de ses élytres aide à la distinguer des autres espèces de coccinelles jaunes à points noirs.

Malgré ses trois petits millimètres de longueur, je la suis sans difficultés dans ses pérégrinations nourricières :

Au bout du compte, je la trouve très attendrissante et je lui tire un dernier portrait avant de la perdre du vue :

Mais sur mon petit bouquet de pissenlits et autres fleurs jaunes, les espèces se succèdent et je me régale de les prendre en photos :

L’Empis marqueté (Empis tessellata) :


Une punaise à damier (Lygaeus saxatilis) :

Mais je me rends compte que l’heure de l’auto permission de sortie est en train de s’achever et, avec regrets, je décide de rentrer.

Je jette un dernier regard et je vois que le bosquet m’offre un petit clin d’œil et j’ai l’impression qu’il me dit « A demain ! »

Alors que je m’en retourne vers mon jardin, je me dis que, décidément, pour une première sortie, ça a été un jour J comme jaune…

Et que, qui sait, demain, sera peut être un jour violet ou rose ou vert, aux couleurs de toutes les fleurs qui poussent en ce mois de mai de confinement, quelque part dans le Vercors….

Les Menairons, esprits de la forêt

Quand vous vous baladez en forêt, vous pouvez courir, marcher, vous oxygéner, profiter du paysage, identifier les plantes ou les insectes, toucher les écorces, sentir l’humus des sous-bois, écouter les chants des oiseaux et mille autres activités.

Mais, si vous regardez autour de vous avec vos yeux d’enfants, les esprits de la forêt peuvent aussi vous apparaitre.

En Catalogne, dans les vallées pyrénéennes de Cerdagne ou de l’Alt Urgell, on les appelle les Menairons. Il y a bien longtemps, alors que j’étais à peine sorti de l’enfance, on me les fit découvrir ainsi que tous les autres esprits de la forêt.

Depuis, j’ai parcouru maintes forêts et j’ai fait découvrir la vie des bois à de nombreux groupes. Mais quand je me balade seul, avec juste mon appareil photo, je laisse les esprits de la forêt me parler. Et comme je suis dernièrement revenu dans les montagnes de Cerdagne, j’ai essayé de capter avec mon appareil, les reflets des esprits des bois.

Alors, débranchez votre cerveau rationnel et laissez-vous aller à regarder avec vos yeux d’enfant…

Et si vous voulez proposer vos propres titres, les commentaires du bas de la page sont fait pour ça…

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Un ptérodactyle vénitien ?

 

Un rhinocéros fatigué ?

 

un caméléon de miel ?

 

Une murène ?

 

Un Ménairon chevauchant un dragon ?

 

Un lézard constrictor ?

 

Un dragon cracheur de feu ?

 

Un coq punk ?

 

L’oeil du dragon ?

 

Une murène lézard ?

 

Un blob ?

 

L’esprit de la roche ?

 

Un saurien d’écume ?

 

Un crane barbu ?

 

Une licorne édentée ?

 

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Cette petite balade dans l’imaginaire est dédiée à deux personnes :

A la jeune shaman des montagnes qui m’ouvrit un jour les portes du monde des esprits et de la nature et grâce à qui j’arrive encore, parfois, à regarder le monde avec mes yeux d’enfant.

Et à Kiki, ma quasi sœur, qui puise aussi son inspiration dans la nature et qui essaye avec son art, d’ouvrir des portes à ses jeunes patients.

 

 

Vernissage de l’expo « Rêve de plumes »

Samedi 15 juillet a eu lieu à la galerie Fragments d’Arts à Banon dans les Alpes de Haute Provence, le vernissage de l’exposition Rêve de plumes.

Autour de la fascination pour les oiseaux, nous étions trois à présenter nos créations.

Venue de Belgique, Brigitte Jaumotte exposait ses aquarelles et acryliques. Inspirée par le travail de photographes ornithologiques comme Benoit Huc, elle nous proposait sa vision des oiseaux tout en nuances et en délicatesse.

Dominique Quevedo, le régional de l’étape, présentait ses nouvelles sculptures d’oiseaux en métal :

     

Son travail, principalement à base de cuillères, fourchettes, couteaux et autres objets métalliques de récupération est impressionnant, que ce soit dans l’ensemble ou dans les détails :

Même si mes photos ne seront exposées que pour la première quinzaine d’août, trois petits tirages évoquaient la vingtaine de panneaux à venir :

Le vernissage était couplé avec un concert proposé par Myriam et Charlotte qui régalèrent les invités et les passants de leur répertoire entre jazz et lyrique :

Après ce concert fort apprécié, il était temps accueillir les visiteurs et d’expliquer ses choix et son travail :

Au final, ce fut pour nous trois, un moment de partage très convivial avec les visiteurs, familles et amis présents.

Ce fut également, pour moi, un très grand plaisir de pouvoir exposer aux coté de Dominique qui fut un peu mon modèle, il y a de ça de nombreuses années, quelque part en banlieue sud de Paris….

 

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PST : Petit Saut dans le Temps !

On retourne au même endroit un mois plus tard….

On prend les mêmes protagonistes (ou presque),

et on change le décor des sculptures de Dominique :

 

 

L’occasion d’essayer des associations, des interactions  ou des dialogues:

 

Et puis toujours la petite ménagerie dans les lumières de fin d’après midi à Banon :

 

A peine les derniers visiteurs accueillis,

Qu’il était temps de ranger :

 

L’occasion de sortir les volatiles en pleine lumière et d’admirer la qualité et la beauté du travail de Dominique :

 

Et le temps pour moi de me séparer de plusieurs photos qui vont aller vivre leur vie sur un mur, quelque part :

 

15 jours d’exposition ça passe vite mais parfois, des décennies plus tard, c’est comme une forme de boucle d’amitié qui se prolonge.

En tous cas, ce fut pour moi un véritable plaisir à l’état pur, de mener ce projet avec Dominique et d’exposer à ses cotés… Rendez vous bientôt pour peut être un nouveau projet autour des araignées ou des insectes pollinisateurs…

 

 

Saoû la forêt, les oiseaux

Il y a huit ans, le Département de la Drôme avait donné une carte blanche à la Compagnie Transe Express pour investir la forêt de Saoû.

Ce spectacle, « La forêt sens dessus dessous », resta longtemps dans les mémoires comme un des temps forts de la vie du site. A l’époque, je faisais partie de l’équipe d’organisation et j’en ai gardé un souvenir enchanté, même si je n’en avais pas vu grand chose de mon stand d’accueil…

Autant vous dire que quand j’ai appris que les deux acteurs remettaient ça, et en plus sur le thème des oiseaux, je me suis empressé de prendre mon billet et de préparer mon appareil photo…

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Voici donc un petit déroulé de la journée, forcément subjectif et empreint de nostalgie vu que je n’étais pas revenu en forêt de Saoû depuis que j’ai quitté le service des Espaces naturels sensibles de la Drôme…

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Comme souvent dans ce genre d’évènement, la première vision qu’on en a, c’est les parkings…

Je savais que l’organisation avait décidé que le stationnement aurait lieu à la sortie du village de Saoû qu’il faudrait relier à pieds et qu’ensuite, des navettes avec un horaire très précis, nous amèneraient en forêt.

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Et là, surprise, dés le parking, je tombe sur trois anciens collègues exilés bien loin de la forêt, à gérer le stationnement des centaines de voitures.

Laurent, qui a toujours su démontrer que l’autorité naturelle et le charisme ne sont pas une question de taille,

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Et Bernard, qui arrête si bien les voitures d’un doigt, qu’on dirait qu’il a fait ça toute sa carrière… (Désolé Christine, tu n’as pas eu droit à ta photo…).

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Après de brèves retrouvailles (faut dire qu’ils avaient un peu de boulot …), une deuxième surprise agréable m’attendais.

En effet, au lieu de longer une route bitumée, c’est par un petit chemin champêtre qu’il me fut proposé de relier Saoû.

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Par contre, la forêt était sous les nuages et je me disais que ça allait être compliqué question lumière pour faire des bonnes photos…

En attendant, le chemin continuait agréablement à serpenter dans la campagne Saonienne et on voyait bien qu’on n’était pas perdu…

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Puis, on déboucha dans le village à proprement parler et, le moins que l’on puisse dire, c’est que malgré la grisaille, il y en a des moins agréables à  traverser…

Nous arrivâmes enfin au départ de la navette et à l’heure. En effet, notre billet indiquait un départ à 11h et l’obligation d’être strictement dans les temps pour avoir de la place.

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Las, cette rigueur germanique n’était que dans l’annonce vu que nous attendîmes environ 40 minutes avant d’embarquer pour la forêt… Heureusement, il y avait plein d’amis et de connaissances dans la file et nous passâmes un bon moment à imaginer ce qui nous attendait.

Il faut dire que pour la plupart des gens présents c’était leur première fois en forêt de Saoû et ils n’avaient aucune idée d’où ils allaient vraiment et comment ça allait se passer…

Mais l’attente prit fin et Grabouille, notre accompagnatrice, put contribuer à détendre les passagers en distribuant programmes et informations dans la bonne humeur.

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Au bout d’une dizaine de minutes de route, nous arrivâmes enfin au parking du silo.

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Mon regard fut tout de suite attiré par un oiseau d’acier qui annoncait le thème de la journée, tout en s’inscrivant parfaitement dans le message de l’expo Burrus d’un « rêve pour la forêt ».

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Autre surprise agréable, nous fûmes accueillis par Olivier, le chargé de mission de la forêt qui, talkie-walkie en main, gérait les flux, sans se départir de son sourire :

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Comme lui aussi avait (un peu…) de travail, je le laissait tranquille et je pénétrait dans le parc.

J’aperçus tout de suite le stand d’accueil mais fut un peu déçu par son manque de pep’s, de couleur et de fantaisie; honnêtement, je m’attendais à plus décalé et plus en lien avec le thème…

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Mais bon, vu que je connaissais le programme et (un peu…) la topographie des lieux, ça ne me dérangea pas plus que ça.

Les spectacles étant programmés pour plus tard, je décidais d’aller faire un tour sous les platanes où étaient prévus les stands de sensibilisation.

Au passage, je repérai les food trucks (ou camions pizza en français…) et, grosse erreur stratégique, je décidai de remettre à plus tard l’achat du ravitaillement…

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Je fit alors un petit tour sur les stands de la LPO et de la Communauté du Val de Drôme afin d’y saluer les animateurs, bénévoles et gardes que je connaissais.

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Et puis j’aboutis au stand des ENS où Yannick et Philippe officiaient et, inlassablement, informaient les visiteurs sur la vie des oiseaux.

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L’observatoire des oiseaux, façon palissade d’affut, était d’ailleurs un vrai succès tant auprès des petits…

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Que des grands…

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Les écogardes équestres saisonniers étaient également là et faisaient toujours autant recette.

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Des stands de découverte suspendus avaient également été montés par le Club Alpin Français et chacun, en fonction de son age et de son niveau, s’essayait à l’équilibre :

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Et pour ceux qui voulaient tester le trapèze, la Cie Tour de cirque proposait une initiation.

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Et, très vite, la file d’attente s’allongea…

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Au gré des déambulations, la Pekno parade et la Taraf des trois becs rythmaient les découvertes de toutes les générations qui se mélangeaient allègrement.

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L’heure du déjeuner approchant, je me dirigeai vers les camions aperçus plus tôt mais ils étaient pris d’assaut et, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça se mérite un panini ou un café en forêt de Saoû…

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Une fois restauré, il était temps de faire le tour des spectacles, au gré des prairies.

D’autant plus que la forêt de Saoû à la particularité d’être comme un vaste théâtre à ciel ouvert où l’on croise les acteurs au détour d’un chemin ou d’un pré et où on a vraiment l’impression d’en faire un peu partie…

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Après ces mises en bouche, je pus donc, entre autres, voir les Burdini’s et leur magie bucolique où les oiseaux tiennent une place classique mais qui fascine toujours autant les spectateurs :

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La Cie Pas de loup avec Emelyne N’guyen et Isabelle Raquin (bien connue dans le Vercors et avec qui mes filles ont fait leurs premiers pas de danse), dans un spectacle décalé et très prenant, où une caravane tenait le premier rôle.

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Ces performances, sans oublier celles du cirque Hirsute, des Envolires ou de la Cié Tout Samba’l avaient toutes réuni un public nombreux et attentif.

Mais le clou du spectacle était encore à venir…

En effet, tout le monde attendait la Cie Transe Express qui aidée de Mattatoio Sospeso et d’Animotion, nous avait promis un spectacle naturel, lyrique et suspendu, tel une parade vivace pour réveiller les fétiches de l’Auberge des Dauphins !

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on a pas été déçus…

Tout commença par des oiseaux acrobates qui volaient de branches en branches :

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Rejoints au sol par une forêt de sapins percussionnistes :

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Des maîtres d’hôtel faisaient voltiger la vaisselle et formaient un cortège hétéroclite :

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Avant que ne déboulent deux élégantes perchées, chantant et haranguant la foule, du haut de leurs crinolines démesurées et colorées :

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Ce cortège se fraya un passage au milieu des spectateurs avec l’aide de Gilles Rhodes qui fit son maximum (comme toujours…) pour que le spectacle se déroule au mieux :

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Toute la troupe remonta donc l’allée des cèdres et entraina la foule avec elle dans une procession hétéroclite et bonne enfant.

Par contre, pas facile de faire des photos au milieu d’une telle foule… Il faut dire que les oiseaux que je photographie d’habitude sont moins entourés… On va dire que c’est le métier qui rentre…

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Arrivé devant l’Auberge des Dauphins, une autre partie du spectacle commença avec un opéra sylvestre pour quatuor de danse verticale sur la façade :

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Si l’objectif était de faire rêver et s’émerveiller les participants en regardant l’Auberge et en l’imaginant comme un lieu susceptible d’accueillir des spectacles, ce fut réussi !

D’autant plus qu’on eut droit à une apparition de Maurice Burrus, que les échos du spectacle avaient ramené au balcon de l’Auberge :

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Il harangua la foule qui se massait avec moult difficultés devant le bâtiment et, d’un petit air de yukulele, lança le bal final :

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Mais comme toute les meilleures choses, le bal et la parade prirent fin et certains purent en profiter pour assouvir leur curiosité (photos de mon assistante de luxe Charlotte Bizot) :

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Après ce magnifique spectacle, le temps passa très vite et il était l’heure de regagner le point de départ des navettes pour revenir à Saoû.

Là, ce fut un peu la foire d’empoigne pour accéder aux cars et il y a sans doute des choses à mettre en place pour mieux gérer le flux lors de l’embarquement et ne pas laisser aux participants, une dernière impression de tension et de chacun pour soi…

Heureusement, la Pekno Parade était là pour nous aider à partir en musique :

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Une fois parvenu à accéder au car, le retour fut rapide et je me retrouvais sur le petit chemin bucolique qui menait vers les parkings quand le soleil se décida enfin de percer les nuages :

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Je me retournai donc une dernière fois pour apercevoir enfin les parois du synclinal perché et pour regretter toutes ces photos lumineuses que j’aurai pu prendre s’il avait daigné arriver quelques heures plus tôt…

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Mais ce fut malgré tout une belle journée pleine de rencontres, de retrouvailles, de nostalgie et de féérie et je suis vraiment heureux d’avoir pu y participer, même comme simple spectateur !

Espérons que le Département de la Drôme et la Cie Transe Express ne mettront pas à nouveau huit ans pour remettre ça…

 

 

 

La formation SPIPOLL

Samedi dernier, j’ai eu la chance de participer à une journée de formation SPIPOLL.

Rassurez-vous, je n’ai pas cédé aux sirènes de la peopolisation, ni même exhumé les Villages People des oubliettes du disco..

Non, il s’agissait de se former à un projet de sciences participatives, le Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs, le fameux SPIPOLL…

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Ce programme est une initiative du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) et de l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) .

Il a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles, en mesurant les variations de leur diversité et celles de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Pour faire simple, les chercheurs ont besoin de beaucoup d’informations de terrain sur les populations des pollinisateurs et les études à grande échelle ne sont plus guère financées par l’argent public…

D’où le recours à monsieur et madame tout le monde afin qu’ils viennent enrichir les bases de données par leurs observations bénévoles.

————-

Or donc, à l’initiative du CPIE Vercors et du Parc naturel régional du Vercors, une journée de formation était proposée samedi 28 mai à Lans en Vercors.

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Pour la douzaine de personnes présentes, elle débuta par une présentation en binômes et par un petit jeu d’identification des grandes familles d’insectes.

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Puis, nous eûmes la chance d’avoir une intervention de Pascal Dupont, chercheur au pôle espèces du service patrimoine naturel du Muséum de Paris.

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L’occasion de remettre à niveau les connaissances générales de chacun et de pouvoir lui poser plein de questions, luxe dont je ne me suis guère privé, vous me connaissez….

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Après cette matinée très vite passée et un pique-nique partagé, nous partîmes sur le terrain pour mettre en pratique le protocole.

Les observations commencèrent dés le village,

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Nous empruntâmes ensuite la voie du tram et le sentier du patrimoine,

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l’occasion pour Clémence Aubert, chargée d’études au CPIE et qui a conçu ce sentier d’interprétation, de nous évoquer quelques éléments de l’histoire du val de Lans et de l’usage ancien de ces espaces.

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Puis, toujours en binômes, nous nous pûmes mettre en pratique le protocole.  Il s’agit d’observer durant 20 minutes, une plante ou un petit groupe de la même plante et de photographier tous les insectes qui s’y posent.

Et nous nous en donnâmes à cœur joie…

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Puis Pascal Dupont fit une présentation plus large sur la prairie et sur le système en réseau des pollinisateurs et des fleurs,

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Suite à cette première séquence, nous continuâmes, de manière un peu plus dispersée, à explorer la prairie et ses habitants.

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Puis, une deuxième séquence de vingt minutes débuta, l’occasion pour moi de découvrir un nouvel insecte et de m’attaquer à l’identification d’un coléoptère…

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Euh… Ai-je affaire à un Taupin comme le Taupin des moissons ou alors, plus précisément à un Ctenicera  comme le cupreus ou le virens…

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Bon, même après avoir utilisé la clef d’identification, je n’ai toujours pas de certitudes… On va dire que c’est un Ctenicera peut être cupreus…

J’ai un peu l’impression que j’ai trouvé un nouveau jouet complexe qui va pas mal occuper mes soirées, non ?

Heureusement, les insectes pollinisateurs ce n’est pas que de l’identification, c’est aussi du plaisir visuel pour le photographe et, là, je fus un peu plus à l’aise…

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Après cette séance trop vite passée dans la prairie du val de Lans, il était temps pour nous tous de retourner à la maison du Parc pour exploiter nos résultats et surtout apprendre à les rentrer dans la base de données SPIPOLL.

Après une présentation de l’outil par Anaïs en stage au parc du Vercors,

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… courageusement, nous nous collâmes devant des ordinateurs pour créer notre compte

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… et commencer à créer notre « collection », à savoir la fiche d’identification de notre observation comprenant le milieu, les conditions ambiantes, la plante et le ou les insectes observés et photographiés.

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Après cette séquence, nous étions officiellement des contributeurs SPIPOLL…

Mais la journée n’étais pas finie et François Marquet, administrateur du CPIE Vercors et initiateur de nombreux projets d’éducation à l’environnement, nous fit une présentation de la fabrication d’hôtels à insectes.

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La journée fut conclue par Pierre Gagnat, Président du CPIE Vercors qui se fit le porte parole de tout le groupe pour remercier chaleureusement Pascal Dupont de nous avoir consacré son samedi et de nous avoir si bien transmis ses connaissances et sa passion des insectes pollinisateurs.

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Au final, ce fut une journée très riche, bien organisée et très conviviale.

Il ne reste plus qu’à mettre en pratique le protocole au fur et à mesure des sorties et surtout à mettre en ligne les observations.

C’est sans doute plus contraignant que le simple fait d’observer ou de prendre des photos mais, pour une fois où on nous demande de contribuer même modestement à la recherche, ça vaut le coup, non ?

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Pour en savoir plus :

Le site web de SPIPOLL

Le site du CPIE Vercors

Le site du Parc du Vercors

Le site du Muséum D’histoire naturelle de Paris

 

L’affut photo de jardin

Certains de mes amis me demandent parfois comment j’arrive à approcher les oiseaux de si près pour faire des photos avec autant de détails.

Je répond que la passion, la patience et la résistance au froid sont les qualités nécessaires pour photographier les oiseaux de près et que tout le monde peut y arriver…

En effet, si la balade photo à l’approche demande une bonne connaissance des habitudes et habitats des espèces, la photo à l’affut permet d’observer facilement des oiseaux et de les photographier dans de bonnes conditions.

Encore faut il avoir un affut près de chez soi me direz-vous… Et bien, pas de problème, il suffit de le construire !

Ceux qui suivent mes petits reportages dans « Chroniques de la mangeoire » savent que j’avais bricolé une mangeoire spéciale pour photographier les oiseaux et que j’y décrivais un affut très sommaire fait de quelques branches et d’une bâche de camouflage :

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Cette version minimaliste a l’avantage d’être très rapide à monter et à démonter. Par contre, elle n’a pas beaucoup aimé la dernière tempête de vent…

De plus, on ne peut pas dire que j’y étais réellement dissimulé et il était évident que les oiseaux savaient pertinemment que j’étais là. Ce qui avait pour conséquence de dissuader les plus craintifs de s’approcher.

J’avais donc envie d’en bâtir un nouveau qui soit permanent et qui me permette d’être réellement caché afin d’observer toutes les espèces qui fréquentent mon jardin.

Je décidais donc de construire un genre de cabane au même endroit que l’abri sommaire précédent. Je voulais également qu’il puisse accueillir deux photographes afin de pouvoir partager ma passion avec des amis.

Petit hic, je suis nul en bricolage…

Heureusement, je suis de nature obstiné (sans doute le sang catalan…) et j’ai plein d’amis et voisins très sympas qui aiment bien donner des coups de main.

Je choisis donc deux arbres distants d’environ 2,50 mètres, une dizaine de longues branches droites de 3 à 4 m de long et de la ficelle.

Je commençais à monter une structure avec une façade verticale constitué de trois branches attachées horizontalement entre les deux arbres par de la ficelle.

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Les deux barres les plus basses définissait la « fenêtre d’observation » et la plus haute l’endroit ou je viendrai poser la structure arrière.

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Mais avant ça, il fallait égaliser le sol qui était légèrement en pente et le décaisser sur environ 30 cm.

Facile me direz-vous ? Enfin, pas vraiment quand on habite dans le Vercors et qu’on tombe très vite sur de la caillasse. Sans compter les grosses racines qui passent pile à l’endroit où vous devez creuser…

Heureusement, l’ami OliV était là et nous relayâmes durant deux après midi à la pioche et à la binette pour venir à bout du chantier..

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Le terrassement terminé, je pouvais attaquer la charpente. Sur la plus haute des trois branches horizontales, je fixais un plan incliné en treillis, constitué de 4 branches verticales et deux horizontales.

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Puis, je m’attaquais à la façade à proprement parler. Je montais un mur constitué de branches entremêlées jusqu’à la hauteur de la première branche horizontale. Ça ressemble un peu à du mikado, ça n’est pas attaché mais c’est beaucoup plus solide que ça en a l’air.

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La structure générale étant terminée, il fallait passer à la couverture. J’avais décidé d’y poser une bâche avant de recouvrir le tout de branches.

J’achetai donc une bâche camouflage de 3m X 2m pour 8,69 €. Avec l’aide de Charlotte, bien plus experte en nœuds que moi, nous attendîmes une des rares journées sans vent pour la fixer à la structure.

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L’idée était que, non seulement, elle recouvre le treillis arrière mais qu’elle vienne sur la façade de devant se fixer à la deuxième barre horizontale :

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Ceci afin d’occulter l’angle de vue des oiseaux qui observent en plongée du haut des branches et de me prémunir du soleil.

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Restait à trouver des branchages pour habiller le tout. Coup de chance (enfin pour moi pas pour lui), un sapin de mon hameau avait lui aussi mal supporté la tempête de vent et un de ses deux troncs jumeaux, était tombé :

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Il ne restait qu’à le débiter. Là aussi, je pus compter sur l’aide de Bernard et Philippe mes voisins qui rendirent la tache plus rapide et surtout plus conviviale !

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Très rapidement, je disposais d’un stocks de branches de différentes longueurs : 2 à 3 m pour la couverture et 1 à 1,5 m pour l’habillage.

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Je posais donc les plus longues sur le « toit » en pente. Je mis trois couches en commençant par une couche verticale puis une horizontale puis une verticale.

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Je décidais de ne pas les fixer avec de la ficelle mais juste de les entremêler en liant certaines branches entre elles. Je me suis dit qu’ainsi, s’il y a un coup de vent, certaines branches partiront sans embarquer toute la couverture.

Enfin, on verra bien à la prochaine tempête de vent….

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Puis, je pus habiller la façade afin de boucher les trous sur les cotés, recouvrir le mur de branches et casser un peu la régularité de la bâche en fronton.

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Il ne restait plus qu’à installer mon appareil et attendre les oiseaux …

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J’ai installé cet affut dans mon jardin afin de photographier durant l’hiver les oiseaux de mon jardin. Ça parait beaucoup d’effort pour une saison mais ici, dans le Vercors, l’hiver commence souvent à la fin septembre pour ne finir réellement qu’en mai…

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Et puis, rien n’empêche de reprendre ce principe pour aller l’installer ailleurs, en pleine nature.

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D’ailleurs, j’ai un projet d’implantation près d’une mare mais c’est une autre histoire que je vous garde pour une prochaine fois, du moins quand j’aurai obtenu l’accord de ma mairie qui possède le terrain…

Et pour vous remercier d’avoir lu jusqu’ici et vous démontrer ce que je disais en intro sur la facilité de faire des photos de près grâce à un affut, voici une petite sélection des premières photos prises du nouvel affut :

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Ça valait la peine de se donner un peu de mal, non ? Même pour un nul en bricolage…

Et la bonne nouvelle, c’est qu’il est prévu pour deux personnes;

A bon entendeur….

 

 

Le Warp à Romans

Le week-end de pâques 2016 aura vu se dérouler un projet un peu fou à la Maison de quartier Saint Nicolas de Romans sur Isère. A l’initiative d’un groupe de passionnés, il s’agissait de proposer trois jours dans l’univers de Warhammer 40 000, en mêlant jeu de rôle et batailles de figurines…

Pour ceux qui ne connaissent pas Warhammer 40 000, il s’agit d’un jeu stratégique de figurines se déroulant dans un univers de science-fiction. Les joueurs assemblent et peignent des figurines miniatures à l’échelle 28 mm qui représentent individuellement des soldats futuristes, des créatures et des véhicules de guerre.

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Ces figurines sont rassemblées pour composer des escadrons dans des armées qui peuvent être opposées à celles des autres joueurs. Chaque joueur apporte une somme à peu près égale d’unités sur un champ de bataille donné, la table figurant le terrain. Les joueurs décident ensuite d’un scénario, allant d’une simple escarmouche à une bataille complexe. Une bataille peut durer d’une demi-heure à plusieurs jours.

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Maintenant que vous avez les bases minimales, venons-en à ce qui s’est passé ce week-end…

Le projet était basé sur la combinaison de tables de jeu de rôle le premier soir dont les résultats influenceraient une apocalypse (bataille de figurines) qui se déroulerait sur les deux jours suivants…

Le Warp à Romans commença donc le vendredi 25 mars 2016 par une soirée jeu de rôle dans l’Univers de Warhammer 40 000.

Une trentaine de joueurs purent découvrir différentes versions de la gamme Warhammer 40 K avec 6 maîtres de jeu :

Côté Imperium :

Deathwatch, où une Kill-team de space marines eut à cœur de mettre à mal les puissantes forces de l’adversaire,

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avec Ludovic Mouton comme maître de jeu.

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Dark Heresy, avec une équipe de Sœurs de Bataille, IMG_9625A (Medium)

 

, masterisé par Full (Vivian Marion)

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Rogue Trader, avec un équipage rompu aux assauts planétaires,

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, emmené brillamment par JM (Jean-Michel Armand),

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Côté Alliance Chaos-Xenos :

Dark Heresy/Black Crusade humains, avec une équipe d’hérétiques, bien décidée à accroitre le potentiel des forces du Chaos,

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, masterisée par Blandine (Scommegna) Gaillard,

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Rogue Trader, où un équipage orks mena l’action dans le bruit des os brisés,

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, proposé par Stryker (François Berne),

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Black Crusade Space Marines, où les élus et champions du Chaos eurent fort à faire pour garantir la solidité de l’alliance,

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, avec Samuel Gaillard.

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Avec toutes ces tables et des joueurs chauffés à blanc, autant vous dire qu’il y eu des surprises dans les déroulements des plans bien rodés des MJ…

Et oui, quand on lâche des rolistes dans des forteresses ou en éclaireurs, ils ont pour caractéristique de faire des choses que les MJ n’avaient pas prévus et qui vont changer la donne sur les champs de bataille….

Et ce fut le cas le lendemain mais c’était la règle et le principe du week-end…

———————

Le lendemain matin, les organisateurs et nombre de bénévoles étaient à pied d’œuvre dés 9h30 devant la maison de quartier Saint Nicolas, pour installer toutes les tables de bataille.

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L’installation commença par le déchargement des véhicules et des plateaux qui allaient servir de supports aux décors des champs de bataille.

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Puis vint le ballet des innombrables caisses et mallettes contenant les précieuses figurines :

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Une fois tout dedans, cela faisait un certain volume, pour ne pas dire un volume certain, dans le hall de la MDQ….

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Une fois cette opération terminée, l’installation des champs de bataille pu alors commencer par la créations des décors….

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Le choix, délicat, des figurines,

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Et enfin la dépose, millimétrée, des escadrons sur le champ de bataille :

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Tandis que certains révisaient des points de règle ou préparaient leurs stratégies.

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Pendant ce temps, une autre équipe s’activait en cuisine afin de préparer les sandwichs pour restaurer les participants :

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Certains étaient venus avec leur équipement : trancheuse et gant de maille,

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D’autres avec leur savoir faire professionnel,

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Et tout le monde avec de la bonne humeur à revendre….

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Résultat : en moins d’une heure et demie l’équipe buvette était, elle aussi, prête à soutenir un siège…

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Les plateaux de jeu aussi également quasiment terminés et on pouvait apercevoir quasiment 6 000 figurines (en comptant les réserves), toutes plus belles les unes que les autres.

Certains en profitaient même pour préparer leur figurine fétiche….

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Hélas, il n’était pas possible de les photographier toutes et je prie les figurinistes de m’excuser car ce petit florilège est forcément réducteur et ne fait pas suffisamment honneur à leur travail….

A midi, tout était fin prêt et Julien dit Pentack, le grand maître de cérémonie de ce week-end, pu faire son discours pour haranguer les joueurs et leur donner les ultimes consignes

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Et après une dernière mise au point entre organisateurs,

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Les batailles purent alors commencer dans les 4 différentes tables :

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Durant toute l’après midi du samedi, la convivialité et la bonne humeur régna autour des tables,

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Et certains se lâchèrent même quelque peu….

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Au final, cette première édition du Warp à Romans aura été un véritable succès. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les chiffres :

  • 38 joueurs différents ont été présents
  • 6 tables de JDR
  • Quasiment 6 000 figurines rassemblées
  • une table de 360 X 180 (6,48 m²) avec une valeur de 48 000 pts
  • une table de 360 X 180 (6,48 m²) avec une valeur de 44 000 pts
  • une table de 240 X 160 (3,84 m²) avec une valeur de 30 000 pts
  • une table de 180 X 160 (2,88 m²) avec une valeur de 14 000 pts

Au delà des chiffres qui parlent surtout aux passionnés, ce fut également un moment fort à la fois de convivialité et de rassemblement car, pour le rendre concret, s’étaient réunis des membres actuels ou anciens d’Abracadabra, des Hérauts du jeu (LHDJ) ainsi que des figurinistes indépendants.

Le succès du Warp à Romans c’est donc avant tout l’union des associations et des passionnés, pour prouver qu’ensemble on peut réaliser de chouettes évènements fédérateurs et conviviaux.

Un grand merci à tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie et vivement la prochaine édition du Warp à Romans !

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Sortie ornitho au lac Leman

Dimanche 24 janvier, à l’invitation d’Avenir, Conservatoire des espaces naturels de l’Isère, j’ai eu la chance de pouvoir suivre son équipe permanente en sortie ornithologique autour du lac Leman.

L’objectif principal était de compter des oiseaux qui prennent leurs quartiers d’hiver dans ce secteur. Pour cela, une dizaine de sites, tant en France qu’en Suisse, avaient été ciblés et l’espoir de certains étaient d’avoir la chance de pouvoir observer les différents Plongeons, qu’ils soient catmarin, imbrin ou arctique.

Pour ma part, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, étant habitué à observer et photographier à l’affut durant des heures plutôt qu’à enchainer les sites pour identifier et recenser des populations.

Mais c’est avec beaucoup de curiosité et d’envie, que j’attendais , avec dix bonnes minutes d’avance, que mes petits camarades arrivent au rond point du Mac Donald de Voreppe vers 7h du matin.

Finalement, nous partîmes à six dans deux voitures, l’occasion de faire connaissance avec Françoise et Olivier et de parler…d’oiseaux et de photo….

Après un voyage agréable grace à la conduite toute en souplesse d’Olivier, nous arrivâmes à notre première étape :

La jetée de Séchez à Margencel :

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Malgré les prévisions pessimistes de la météo qui nous prévoyait du brouillard jusqu’en fin de matinée, c’est sous le soleil que nous pûmes commencer les premières observations, pour le plus grand plaisir de certains…

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Nous pûmes notamment y observer :
  • 25 goélands cendrés (Larus canus)
  • 1 ou 2 goélands argentés (Larus argentus)
  • 2 goélands pontiques  (Larus cachinnans)
  • 2 cincles plongeurs (Cinclus cinclus)

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Goéland argenté

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Goéland leucophé

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Goéland pontique

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Goéland argenté, leucophé et pontique ensemble

Après cette première observation très encourageante, nous fîmes un saut de puce pour nous rendre :

Au port de Sciez, toujours à Margencel :

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L’ambiance y étais très différente, conforme à ce que l’on peut attendre d’un petit port de pêche :

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Et qui dit port de pêche, dit pêcheur et dit oiseaux qui savent profiter des rejets ….

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L’occasion pour notre petite troupe de se régaler de ce spectacle et d’en profiter pour observer des manœuvres en vol…

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Après ce spectacle, il était temps de refaire des forces via un petit déjeuner convivial et bienvenu…

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Mais, le thé et la brioche engloutis, il était temps de nous rendre :

Au Vion Rau à l’embouchure à Sciez :

Les forces reconstituées, c’est d’un pas allègre que la petite troupe parcourut la plage :

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Pour s’installer au bout de celle-ci,

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et y observer les différents groupes d’oiseaux se reposant sur les bancs de sable :

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Mais c’est sur la plage elle même que nous rencontrâmes un tourne pierre à collier (Arenaria interpres), si peu farouche qu’on pouvait se demander s’il n’était pas mis là par le syndicat d’initiative local désireux d’attirer des ornithos….

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Nous pûmes donc le photographier à loisir et j’ai l’impression qu’il fera l’objet d’un portrait spécial dans « La bestiole du jour« , tant j’ai pu faire de clichés….

Puis, nous allâmes explorer une autre partie de la commune :

Le port de plaisance de Sciez :

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Nous y vîmes entre autres :

  • 1 fuligule milouinan (Aythya mania)

Un autre saut de puce plus tard, nous voilà à

La résidence du Foron à Sciez, le temps d’y observer :

  • 6 canards siffleurs (Anas penelope), 3 mâles et 3 femelles
  • 9 sarcelles d’hiver (Anas crecca)

Puis, nous nous rendîmes :

Au débarcadère d’ Excenevex  (prononcez Excè’nvè, si vous ne voulez pas trop faire touriste…) :

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Nous y vîmes notamment :

  • 1 chevalier guignette (Actitis hypoleucos)

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Nous reprîmes la route juste le temps d’aller découvrir :

Le Domaine de Roverriaz, toujours à Excenevex :

C’est une propriété du Département de Haute Savoie, classé espace naturel sensible.

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Et je connais des Départements, dont un pour qui j’ai travaillé (suivez mon regard…), qui aimeraient bien avoir de tels domaines classés en ENS…

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Nous nous installâmes près de l’ancien embarcadère du domaine, profitant des vieux arbres et de l’avancée pour essayer de voir nos plongeons :

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Mais les estomacs nous rappelèrent qu’il était temps de faire une pause déjeuner,

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Même si certains restèrent aux aguets, au cas où un plongeon serait passé à ce moment :

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Hélas, point de plongeon sur le site mais nous vîmes quand même :

  • 1 cygne noir (Cygnus atratus)
  • 4 canards chipeaux (Anas strepera)
  • 2 eiders à duvet (Someteria molissima)
  • 2 macreuses brunes (Melanitta fusca)
  • 27 garrots à oeil d’or (Bucephala clangula)
  • 1 cincle plongeur (Cinglus cinglus)

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Macreuses brunes

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Puis, nous explorâmes une dernière jetée à Excenevex,

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Le temps d’y compter :

  • 90 grèbes à cou noir (Podiceps nigricollis)

Et d’y admirer Yvoire et son château, juste en face :

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Nous nous arrêtâmes ensuite dans un petit port (dont je n’ai pas noté le nom, désolé….)

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Et d’où nous reprîmes nos observations, profitant d’une jolie lumière tamisée :

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Nous passâmes alors la frontière pour pourssuivre notre comptage dans la Confédération Helvétique. La première étape fut :

La plage de la Savonnière à Collonge-Bellerive :

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Nous y vîmes :

  • 2 grèbes esclavons (Podiceps auritus)
  • 1 Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis)

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Nous nous rendîmes ensuite,

A la pointe de la Bise, toujours à Collonge-Bellerive,

C’est un centre nature, géré par pro nature, et qui est la plus grande roselière lacustre du canton de Genève. Il y a, en plus de parcours pédagogiques de découverte et d’un jardin, une tour d’observation au bord de la roselière :

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D’où nous pûmes observer à loisir :

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Une colonie de foulques, des grèbes castagneux ainsi que deux fuligules nyrocas (Aythya nyroca)

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Le jour baissait, et je me disais qu’il était sans doute temps pour moi de ranger le matériel photo. Mais c’était mal connaître nos passionnés qui souhaitaient faire une dernière étape au cœur même de la ville de Genève…. La première étape fut :

Aux Eaux-Vives, à Genève :

Nous nous rendîmes donc à ce port port de plaisance,

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Le temps de me dire que nous étions un peu décalés, après notre journée nature, au milieu de la promenade de la fin d’après-midi des Genevois,

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…, Bruno et Françoise venaient de faire une découverte sur une jetée….

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Deux splendides canards à collier noir (Caillonetta leucophrys)     IMG_8120A (Large)

Et très coopératifs pour se laisser tirer le portrait….

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A ce moment, je me rendis compte qu’il y avait une lumière fantastique et pléthore d’oiseaux que l’on voit rarement d’aussi près…. Je mitraillais donc sans relâche. Là aussi, je sens que je ne vais pas tarder à mettre en ligne des « Bestioles du jour » voire un « Reportage » spécial canards genevois….

En attendant, en voici une petite sélection :

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Nous notâmes :

  • 2 canards à collier noir (Caillonetta leucophrys)
  • 4 canards hybrides (Anatidae sp) dont 3 milouins nyroca et 1 morillon nyroca
  • 2 canards des Bahamas (Anas bahamensis)
  • 5 fuligules nyroca (Aythya nyroca)

Je serais bien resté jusqu’à la nuit tant le spectacle était fascinant, mais il nous restait encore une étape… Heureusement, ces rencontres imprévus nous avaient mis en joie,

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, et c’est d’un pas alerte que nous nous rendîmes vers :

L’Ile Rousseau :

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Il y avait là des familles qui donnaient à manger aux oiseaux, l’occasion de voir des regroupements de diverses espèces :

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Mais, là aussi, une surprise nous attendait avec un dendrocygne fauve (mon premier) :

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Nous vîmes donc :

  • 1 dendrocygne fauve (dendrocygna bicolor)
  • 1 tadorne casarca (Tadorna ferruginea)
  • 1 canard de Barbarie (Cairina moschata domestica)
  • 1 canard siffleur (Anas penelope)

Mais le jour baissait vraiment tout en nous laissant une dernière impression magique :

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Il était temps de retraverser le port pour retourner vers les voitures et la France.

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Au final, ce fut une longue journée que je n’ai pas vue passer…

Ce fut très différent de ce que je vis habituellement en photo ornitho mais j’ai beaucoup appris et j’ai rencontré des gens au moins autant passionnés que moi et très chaleureux.

Dis, m’sieur Bruno, c’est quand la prochaine sortie d’Avenir ?

 

PS : un grand merci à Françoise et Jérémie pour les photos qui complètent les miennes (passez la souris sur les photos pour savoir lesquelles).