Vernissage de l’expo « Rêve de plumes »

Samedi 15 juillet a eu lieu à la galerie Fragments d’Arts à Banon dans les Alpes de Haute Provence, le vernissage de l’exposition Rêve de plumes.

Autour de la fascination pour les oiseaux, nous étions trois à présenter nos créations.

Venue de Belgique, Brigitte Jaumotte exposait ses aquarelles et acryliques. Inspirée par le travail de photographes ornithologiques comme Benoit Huc, elle nous proposait sa vision des oiseaux tout en nuances et en délicatesse.

Dominique Quevedo, le régional de l’étape, présentait ses nouvelles sculptures d’oiseaux en métal :

     

Son travail, principalement à base de cuillères, fourchettes, couteaux et autres objets métalliques de récupération est impressionnant, que ce soit dans l’ensemble ou dans les détails :

Même si mes photos ne seront exposées que pour la première quinzaine d’août, trois petits tirages évoquaient la vingtaine de panneaux à venir :

Le vernissage était couplé avec un concert proposé par Myriam et Charlotte qui régalèrent les invités et les passants de leur répertoire entre jazz et lyrique :

Après ce concert fort apprécié, il était temps accueillir les visiteurs et d’expliquer ses choix et son travail :

Au final, ce fut pour nous trois, un moment de partage très convivial avec les visiteurs, familles et amis présents.

Ce fut également, pour moi, un très grand plaisir de pouvoir exposer aux coté de Dominique qui fut un peu mon modèle, il y a de ça de nombreuses années, quelque part en banlieue sud de Paris….

Saoû la forêt, les oiseaux

Il y a huit ans, le Département de la Drôme avait donné une carte blanche à la Compagnie Transe Express pour investir la forêt de Saoû.

Ce spectacle, « La forêt sens dessus dessous », resta longtemps dans les mémoires comme un des temps forts de la vie du site. A l’époque, je faisais partie de l’équipe d’organisation et j’en ai gardé un souvenir enchanté, même si je n’en avais pas vu grand chose de mon stand d’accueil…

Autant vous dire que quand j’ai appris que les deux acteurs remettaient ça, et en plus sur le thème des oiseaux, je me suis empressé de prendre mon billet et de préparer mon appareil photo…

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Voici donc un petit déroulé de la journée, forcément subjectif et empreint de nostalgie vu que je n’étais pas revenu en forêt de Saoû depuis que j’ai quitté le service des Espaces naturels sensibles de la Drôme…

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Comme souvent dans ce genre d’évènement, la première vision qu’on en a, c’est les parkings…

Je savais que l’organisation avait décidé que le stationnement aurait lieu à la sortie du village de Saoû qu’il faudrait relier à pieds et qu’ensuite, des navettes avec un horaire très précis, nous amèneraient en forêt.

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Et là, surprise, dés le parking, je tombe sur trois anciens collègues exilés bien loin de la forêt, à gérer le stationnement des centaines de voitures.

Laurent, qui a toujours su démontrer que l’autorité naturelle et le charisme ne sont pas une question de taille,

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Et Bernard, qui arrête si bien les voitures d’un doigt, qu’on dirait qu’il a fait ça toute sa carrière… (Désolé Christine, tu n’as pas eu droit à ta photo…).

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Après de brèves retrouvailles (faut dire qu’ils avaient un peu de boulot …), une deuxième surprise agréable m’attendais.

En effet, au lieu de longer une route bitumée, c’est par un petit chemin champêtre qu’il me fut proposé de relier Saoû.

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Par contre, la forêt était sous les nuages et je me disais que ça allait être compliqué question lumière pour faire des bonnes photos…

En attendant, le chemin continuait agréablement à serpenter dans la campagne Saonienne et on voyait bien qu’on n’était pas perdu…

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Puis, on déboucha dans le village à proprement parler et, le moins que l’on puisse dire, c’est que malgré la grisaille, il y en a des moins agréables à  traverser…

Nous arrivâmes enfin au départ de la navette et à l’heure. En effet, notre billet indiquait un départ à 11h et l’obligation d’être strictement dans les temps pour avoir de la place.

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Las, cette rigueur germanique n’était que dans l’annonce vu que nous attendîmes environ 40 minutes avant d’embarquer pour la forêt… Heureusement, il y avait plein d’amis et de connaissances dans la file et nous passâmes un bon moment à imaginer ce qui nous attendait.

Il faut dire que pour la plupart des gens présents c’était leur première fois en forêt de Saoû et ils n’avaient aucune idée d’où ils allaient vraiment et comment ça allait se passer…

Mais l’attente prit fin et Grabouille, notre accompagnatrice, put contribuer à détendre les passagers en distribuant programmes et informations dans la bonne humeur.

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Au bout d’une dizaine de minutes de route, nous arrivâmes enfin au parking du silo.

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Mon regard fut tout de suite attiré par un oiseau d’acier qui annoncait le thème de la journée, tout en s’inscrivant parfaitement dans le message de l’expo Burrus d’un « rêve pour la forêt ».

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Autre surprise agréable, nous fûmes accueillis par Olivier, le chargé de mission de la forêt qui, talkie-walkie en main, gérait les flux, sans se départir de son sourire :

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Comme lui aussi avait (un peu…) de travail, je le laissait tranquille et je pénétrait dans le parc.

J’aperçus tout de suite le stand d’accueil mais fut un peu déçu par son manque de pep’s, de couleur et de fantaisie; honnêtement, je m’attendais à plus décalé et plus en lien avec le thème…

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Mais bon, vu que je connaissais le programme et (un peu…) la topographie des lieux, ça ne me dérangea pas plus que ça.

Les spectacles étant programmés pour plus tard, je décidais d’aller faire un tour sous les platanes où étaient prévus les stands de sensibilisation.

Au passage, je repérai les food trucks (ou camions pizza en français…) et, grosse erreur stratégique, je décidai de remettre à plus tard l’achat du ravitaillement…

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Je fit alors un petit tour sur les stands de la LPO et de la Communauté du Val de Drôme afin d’y saluer les animateurs, bénévoles et gardes que je connaissais.

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Et puis j’aboutis au stand des ENS où Yannick et Philippe officiaient et, inlassablement, informaient les visiteurs sur la vie des oiseaux.

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L’observatoire des oiseaux, façon palissade d’affut, était d’ailleurs un vrai succès tant auprès des petits…

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Que des grands…

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Les écogardes équestres saisonniers étaient également là et faisaient toujours autant recette.

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Des stands de découverte suspendus avaient également été montés par le Club Alpin Français et chacun, en fonction de son age et de son niveau, s’essayait à l’équilibre :

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Et pour ceux qui voulaient tester le trapèze, la Cie Tour de cirque proposait une initiation.

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Et, très vite, la file d’attente s’allongea…

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Au gré des déambulations, la Pekno parade et la Taraf des trois becs rythmaient les découvertes de toutes les générations qui se mélangeaient allègrement.

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L’heure du déjeuner approchant, je me dirigeai vers les camions aperçus plus tôt mais ils étaient pris d’assaut et, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça se mérite un panini ou un café en forêt de Saoû…

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Une fois restauré, il était temps de faire le tour des spectacles, au gré des prairies.

D’autant plus que la forêt de Saoû à la particularité d’être comme un vaste théâtre à ciel ouvert où l’on croise les acteurs au détour d’un chemin ou d’un pré et où on a vraiment l’impression d’en faire un peu partie…

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Après ces mises en bouche, je pus donc, entre autres, voir les Burdini’s et leur magie bucolique où les oiseaux tiennent une place classique mais qui fascine toujours autant les spectateurs :

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La Cie Pas de loup avec Emelyne N’guyen et Isabelle Raquin (bien connue dans le Vercors et avec qui mes filles ont fait leurs premiers pas de danse), dans un spectacle décalé et très prenant, où une caravane tenait le premier rôle.

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Ces performances, sans oublier celles du cirque Hirsute, des Envolires ou de la Cié Tout Samba’l avaient toutes réuni un public nombreux et attentif.

Mais le clou du spectacle était encore à venir…

En effet, tout le monde attendait la Cie Transe Express qui aidée de Mattatoio Sospeso et d’Animotion, nous avait promis un spectacle naturel, lyrique et suspendu, tel une parade vivace pour réveiller les fétiches de l’Auberge des Dauphins !

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on a pas été déçus…

Tout commença par des oiseaux acrobates qui volaient de branches en branches :

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Rejoints au sol par une forêt de sapins percussionnistes :

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Des maîtres d’hôtel faisaient voltiger la vaisselle et formaient un cortège hétéroclite :

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Avant que ne déboulent deux élégantes perchées, chantant et haranguant la foule, du haut de leurs crinolines démesurées et colorées :

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Ce cortège se fraya un passage au milieu des spectateurs avec l’aide de Gilles Rhodes qui fit son maximum (comme toujours…) pour que le spectacle se déroule au mieux :

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Toute la troupe remonta donc l’allée des cèdres et entraina la foule avec elle dans une procession hétéroclite et bonne enfant.

Par contre, pas facile de faire des photos au milieu d’une telle foule… Il faut dire que les oiseaux que je photographie d’habitude sont moins entourés… On va dire que c’est le métier qui rentre…

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Arrivé devant l’Auberge des Dauphins, une autre partie du spectacle commença avec un opéra sylvestre pour quatuor de danse verticale sur la façade :

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Si l’objectif était de faire rêver et s’émerveiller les participants en regardant l’Auberge et en l’imaginant comme un lieu susceptible d’accueillir des spectacles, ce fut réussi !

D’autant plus qu’on eut droit à une apparition de Maurice Burrus, que les échos du spectacle avaient ramené au balcon de l’Auberge :

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Il harangua la foule qui se massait avec moult difficultés devant le bâtiment et, d’un petit air de yukulele, lança le bal final :

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Mais comme toute les meilleures choses, le bal et la parade prirent fin et certains purent en profiter pour assouvir leur curiosité (photos de mon assistante de luxe Charlotte Bizot) :

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Après ce magnifique spectacle, le temps passa très vite et il était l’heure de regagner le point de départ des navettes pour revenir à Saoû.

Là, ce fut un peu la foire d’empoigne pour accéder aux cars et il y a sans doute des choses à mettre en place pour mieux gérer le flux lors de l’embarquement et ne pas laisser aux participants, une dernière impression de tension et de chacun pour soi…

Heureusement, la Pekno Parade était là pour nous aider à partir en musique :

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Une fois parvenu à accéder au car, le retour fut rapide et je me retrouvais sur le petit chemin bucolique qui menait vers les parkings quand le soleil se décida enfin de percer les nuages :

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Je me retournai donc une dernière fois pour apercevoir enfin les parois du synclinal perché et pour regretter toutes ces photos lumineuses que j’aurai pu prendre s’il avait daigné arriver quelques heures plus tôt…

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Mais ce fut malgré tout une belle journée pleine de rencontres, de retrouvailles, de nostalgie et de féérie et je suis vraiment heureux d’avoir pu y participer, même comme simple spectateur !

Espérons que le Département de la Drôme et la Cie Transe Express ne mettront pas à nouveau huit ans pour remettre ça…

 

 

 

La formation SPIPOLL

Samedi dernier, j’ai eu la chance de participer à une journée de formation SPIPOLL.

Rassurez-vous, je n’ai pas cédé aux sirènes de la peopolisation, ni même exhumé les Villages People des oubliettes du disco..

Non, il s’agissait de se former à un projet de sciences participatives, le Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs, le fameux SPIPOLL…

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Ce programme est une initiative du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) et de l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) .

Il a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles, en mesurant les variations de leur diversité et celles de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Pour faire simple, les chercheurs ont besoin de beaucoup d’informations de terrain sur les populations des pollinisateurs et les études à grande échelle ne sont plus guère financées par l’argent public…

D’où le recours à monsieur et madame tout le monde afin qu’ils viennent enrichir les bases de données par leurs observations bénévoles.

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Or donc, à l’initiative du CPIE Vercors et du Parc naturel régional du Vercors, une journée de formation était proposée samedi 28 mai à Lans en Vercors.

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Pour la douzaine de personnes présentes, elle débuta par une présentation en binômes et par un petit jeu d’identification des grandes familles d’insectes.

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Puis, nous eûmes la chance d’avoir une intervention de Pascal Dupont, chercheur au pôle espèces du service patrimoine naturel du Muséum de Paris.

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L’occasion de remettre à niveau les connaissances générales de chacun et de pouvoir lui poser plein de questions, luxe dont je ne me suis guère privé, vous me connaissez….

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Après cette matinée très vite passée et un pique-nique partagé, nous partîmes sur le terrain pour mettre en pratique le protocole.

Les observations commencèrent dés le village,

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Nous empruntâmes ensuite la voie du tram et le sentier du patrimoine,

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l’occasion pour Clémence Aubert, chargée d’études au CPIE et qui a conçu ce sentier d’interprétation, de nous évoquer quelques éléments de l’histoire du val de Lans et de l’usage ancien de ces espaces.

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Puis, toujours en binômes, nous nous pûmes mettre en pratique le protocole.  Il s’agit d’observer durant 20 minutes, une plante ou un petit groupe de la même plante et de photographier tous les insectes qui s’y posent.

Et nous nous en donnâmes à cœur joie…

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Puis Pascal Dupont fit une présentation plus large sur la prairie et sur le système en réseau des pollinisateurs et des fleurs,

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Suite à cette première séquence, nous continuâmes, de manière un peu plus dispersée, à explorer la prairie et ses habitants.

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Puis, une deuxième séquence de vingt minutes débuta, l’occasion pour moi de découvrir un nouvel insecte et de m’attaquer à l’identification d’un coléoptère…

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Euh… Ai-je affaire à un Taupin comme le Taupin des moissons ou alors, plus précisément à un Ctenicera  comme le cupreus ou le virens…

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Bon, même après avoir utilisé la clef d’identification, je n’ai toujours pas de certitudes… On va dire que c’est un Ctenicera peut être cupreus…

J’ai un peu l’impression que j’ai trouvé un nouveau jouet complexe qui va pas mal occuper mes soirées, non ?

Heureusement, les insectes pollinisateurs ce n’est pas que de l’identification, c’est aussi du plaisir visuel pour le photographe et, là, je fus un peu plus à l’aise…

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Après cette séance trop vite passée dans la prairie du val de Lans, il était temps pour nous tous de retourner à la maison du Parc pour exploiter nos résultats et surtout apprendre à les rentrer dans la base de données SPIPOLL.

Après une présentation de l’outil par Anaïs en stage au parc du Vercors,

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… courageusement, nous nous collâmes devant des ordinateurs pour créer notre compte

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… et commencer à créer notre « collection », à savoir la fiche d’identification de notre observation comprenant le milieu, les conditions ambiantes, la plante et le ou les insectes observés et photographiés.

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Après cette séquence, nous étions officiellement des contributeurs SPIPOLL…

Mais la journée n’étais pas finie et François Marquet, administrateur du CPIE Vercors et initiateur de nombreux projets d’éducation à l’environnement, nous fit une présentation de la fabrication d’hôtels à insectes.

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La journée fut conclue par Pierre Gagnat, Président du CPIE Vercors qui se fit le porte parole de tout le groupe pour remercier chaleureusement Pascal Dupont de nous avoir consacré son samedi et de nous avoir si bien transmis ses connaissances et sa passion des insectes pollinisateurs.

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Au final, ce fut une journée très riche, bien organisée et très conviviale.

Il ne reste plus qu’à mettre en pratique le protocole au fur et à mesure des sorties et surtout à mettre en ligne les observations.

C’est sans doute plus contraignant que le simple fait d’observer ou de prendre des photos mais, pour une fois où on nous demande de contribuer même modestement à la recherche, ça vaut le coup, non ?

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Pour en savoir plus :

Le site web de SPIPOLL

Le site du CPIE Vercors

Le site du Parc du Vercors

Le site du Muséum D’histoire naturelle de Paris

 

L’affut photo de jardin

Certains de mes amis me demandent parfois comment j’arrive à approcher les oiseaux de si près pour faire des photos avec autant de détails.

Je répond que la passion, la patience et la résistance au froid sont les qualités nécessaires pour photographier les oiseaux de près et que tout le monde peut y arriver…

En effet, si la balade photo à l’approche demande une bonne connaissance des habitudes et habitats des espèces, la photo à l’affut permet d’observer facilement des oiseaux et de les photographier dans de bonnes conditions.

Encore faut il avoir un affut près de chez soi me direz-vous… Et bien, pas de problème, il suffit de le construire !

Ceux qui suivent mes petits reportages dans « Chroniques de la mangeoire » savent que j’avais bricolé une mangeoire spéciale pour photographier les oiseaux et que j’y décrivais un affut très sommaire fait de quelques branches et d’une bâche de camouflage :

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Cette version minimaliste a l’avantage d’être très rapide à monter et à démonter. Par contre, elle n’a pas beaucoup aimé la dernière tempête de vent…

De plus, on ne peut pas dire que j’y étais réellement dissimulé et il était évident que les oiseaux savaient pertinemment que j’étais là. Ce qui avait pour conséquence de dissuader les plus craintifs de s’approcher.

J’avais donc envie d’en bâtir un nouveau qui soit permanent et qui me permette d’être réellement caché afin d’observer toutes les espèces qui fréquentent mon jardin.

Je décidais donc de construire un genre de cabane au même endroit que l’abri sommaire précédent. Je voulais également qu’il puisse accueillir deux photographes afin de pouvoir partager ma passion avec des amis.

Petit hic, je suis nul en bricolage…

Heureusement, je suis de nature obstiné (sans doute le sang catalan…) et j’ai plein d’amis et voisins très sympas qui aiment bien donner des coups de main.

Je choisis donc deux arbres distants d’environ 2,50 mètres, une dizaine de longues branches droites de 3 à 4 m de long et de la ficelle.

Je commençais à monter une structure avec une façade verticale constitué de trois branches attachées horizontalement entre les deux arbres par de la ficelle.

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Les deux barres les plus basses définissait la « fenêtre d’observation » et la plus haute l’endroit ou je viendrai poser la structure arrière.

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Mais avant ça, il fallait égaliser le sol qui était légèrement en pente et le décaisser sur environ 30 cm.

Facile me direz-vous ? Enfin, pas vraiment quand on habite dans le Vercors et qu’on tombe très vite sur de la caillasse. Sans compter les grosses racines qui passent pile à l’endroit où vous devez creuser…

Heureusement, l’ami OliV était là et nous relayâmes durant deux après midi à la pioche et à la binette pour venir à bout du chantier..

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Le terrassement terminé, je pouvais attaquer la charpente. Sur la plus haute des trois branches horizontales, je fixais un plan incliné en treillis, constitué de 4 branches verticales et deux horizontales.

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Puis, je m’attaquais à la façade à proprement parler. Je montais un mur constitué de branches entremêlées jusqu’à la hauteur de la première branche horizontale. Ça ressemble un peu à du mikado, ça n’est pas attaché mais c’est beaucoup plus solide que ça en a l’air.

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La structure générale étant terminée, il fallait passer à la couverture. J’avais décidé d’y poser une bâche avant de recouvrir le tout de branches.

J’achetai donc une bâche camouflage de 3m X 2m pour 8,69 €. Avec l’aide de Charlotte, bien plus experte en nœuds que moi, nous attendîmes une des rares journées sans vent pour la fixer à la structure.

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L’idée était que, non seulement, elle recouvre le treillis arrière mais qu’elle vienne sur la façade de devant se fixer à la deuxième barre horizontale :

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Ceci afin d’occulter l’angle de vue des oiseaux qui observent en plongée du haut des branches et de me prémunir du soleil.

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Restait à trouver des branchages pour habiller le tout. Coup de chance (enfin pour moi pas pour lui), un sapin de mon hameau avait lui aussi mal supporté la tempête de vent et un de ses deux troncs jumeaux, était tombé :

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Il ne restait qu’à le débiter. Là aussi, je pus compter sur l’aide de Bernard et Philippe mes voisins qui rendirent la tache plus rapide et surtout plus conviviale !

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Très rapidement, je disposais d’un stocks de branches de différentes longueurs : 2 à 3 m pour la couverture et 1 à 1,5 m pour l’habillage.

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Je posais donc les plus longues sur le « toit » en pente. Je mis trois couches en commençant par une couche verticale puis une horizontale puis une verticale.

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Je décidais de ne pas les fixer avec de la ficelle mais juste de les entremêler en liant certaines branches entre elles. Je me suis dit qu’ainsi, s’il y a un coup de vent, certaines branches partiront sans embarquer toute la couverture.

Enfin, on verra bien à la prochaine tempête de vent….

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Puis, je pus habiller la façade afin de boucher les trous sur les cotés, recouvrir le mur de branches et casser un peu la régularité de la bâche en fronton.

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Il ne restait plus qu’à installer mon appareil et attendre les oiseaux …

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J’ai installé cet affut dans mon jardin afin de photographier durant l’hiver les oiseaux de mon jardin. Ça parait beaucoup d’effort pour une saison mais ici, dans le Vercors, l’hiver commence souvent à la fin septembre pour ne finir réellement qu’en mai…

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Et puis, rien n’empêche de reprendre ce principe pour aller l’installer ailleurs, en pleine nature.

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D’ailleurs, j’ai un projet d’implantation près d’une mare mais c’est une autre histoire que je vous garde pour une prochaine fois, du moins quand j’aurai obtenu l’accord de ma mairie qui possède le terrain…

Et pour vous remercier d’avoir lu jusqu’ici et vous démontrer ce que je disais en intro sur la facilité de faire des photos de près grâce à un affut, voici une petite sélection des premières photos prises du nouvel affut :

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Ça valait la peine de se donner un peu de mal, non ? Même pour un nul en bricolage…

Et la bonne nouvelle, c’est qu’il est prévu pour deux personnes;

A bon entendeur….

 

 

Le Warp à Romans

Le week-end de pâques 2016 aura vu se dérouler un projet un peu fou à la Maison de quartier Saint Nicolas de Romans sur Isère. A l’initiative d’un groupe de passionnés, il s’agissait de proposer trois jours dans l’univers de Warhammer 40 000, en mêlant jeu de rôle et batailles de figurines…

Pour ceux qui ne connaissent pas Warhammer 40 000, il s’agit d’un jeu stratégique de figurines se déroulant dans un univers de science-fiction. Les joueurs assemblent et peignent des figurines miniatures à l’échelle 28 mm qui représentent individuellement des soldats futuristes, des créatures et des véhicules de guerre.

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Ces figurines sont rassemblées pour composer des escadrons dans des armées qui peuvent être opposées à celles des autres joueurs. Chaque joueur apporte une somme à peu près égale d’unités sur un champ de bataille donné, la table figurant le terrain. Les joueurs décident ensuite d’un scénario, allant d’une simple escarmouche à une bataille complexe. Une bataille peut durer d’une demi-heure à plusieurs jours.

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Maintenant que vous avez les bases minimales, venons-en à ce qui s’est passé ce week-end…

Le projet était basé sur la combinaison de tables de jeu de rôle le premier soir dont les résultats influenceraient une apocalypse (bataille de figurines) qui se déroulerait sur les deux jours suivants…

Le Warp à Romans commença donc le vendredi 25 mars 2016 par une soirée jeu de rôle dans l’Univers de Warhammer 40 000.

Une trentaine de joueurs purent découvrir différentes versions de la gamme Warhammer 40 K avec 6 maîtres de jeu :

Côté Imperium :

Deathwatch, où une Kill-team de space marines eut à cœur de mettre à mal les puissantes forces de l’adversaire,

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avec Ludovic Mouton comme maître de jeu.

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Dark Heresy, avec une équipe de Sœurs de Bataille, IMG_9625A (Medium)

 

, masterisé par Full (Vivian Marion)

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Rogue Trader, avec un équipage rompu aux assauts planétaires,

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, emmené brillamment par JM (Jean-Michel Armand),

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Côté Alliance Chaos-Xenos :

Dark Heresy/Black Crusade humains, avec une équipe d’hérétiques, bien décidée à accroitre le potentiel des forces du Chaos,

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, masterisée par Blandine (Scommegna) Gaillard,

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Rogue Trader, où un équipage orks mena l’action dans le bruit des os brisés,

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, proposé par Stryker (François Berne),

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Black Crusade Space Marines, où les élus et champions du Chaos eurent fort à faire pour garantir la solidité de l’alliance,

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, avec Samuel Gaillard.

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Avec toutes ces tables et des joueurs chauffés à blanc, autant vous dire qu’il y eu des surprises dans les déroulements des plans bien rodés des MJ…

Et oui, quand on lâche des rolistes dans des forteresses ou en éclaireurs, ils ont pour caractéristique de faire des choses que les MJ n’avaient pas prévus et qui vont changer la donne sur les champs de bataille….

Et ce fut le cas le lendemain mais c’était la règle et le principe du week-end…

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Le lendemain matin, les organisateurs et nombre de bénévoles étaient à pied d’œuvre dés 9h30 devant la maison de quartier Saint Nicolas, pour installer toutes les tables de bataille.

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L’installation commença par le déchargement des véhicules et des plateaux qui allaient servir de supports aux décors des champs de bataille.

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Puis vint le ballet des innombrables caisses et mallettes contenant les précieuses figurines :

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Une fois tout dedans, cela faisait un certain volume, pour ne pas dire un volume certain, dans le hall de la MDQ….

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Une fois cette opération terminée, l’installation des champs de bataille pu alors commencer par la créations des décors….

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Le choix, délicat, des figurines,

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Et enfin la dépose, millimétrée, des escadrons sur le champ de bataille :

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Tandis que certains révisaient des points de règle ou préparaient leurs stratégies.

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Pendant ce temps, une autre équipe s’activait en cuisine afin de préparer les sandwichs pour restaurer les participants :

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Certains étaient venus avec leur équipement : trancheuse et gant de maille,

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D’autres avec leur savoir faire professionnel,

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Et tout le monde avec de la bonne humeur à revendre….

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Résultat : en moins d’une heure et demie l’équipe buvette était, elle aussi, prête à soutenir un siège…

——-

Les plateaux de jeu aussi également quasiment terminés et on pouvait apercevoir quasiment 6 000 figurines (en comptant les réserves), toutes plus belles les unes que les autres.

Certains en profitaient même pour préparer leur figurine fétiche….

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Hélas, il n’était pas possible de les photographier toutes et je prie les figurinistes de m’excuser car ce petit florilège est forcément réducteur et ne fait pas suffisamment honneur à leur travail….

A midi, tout était fin prêt et Julien dit Pentack, le grand maître de cérémonie de ce week-end, pu faire son discours pour haranguer les joueurs et leur donner les ultimes consignes

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Et après une dernière mise au point entre organisateurs,

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Les batailles purent alors commencer dans les 4 différentes tables :

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Durant toute l’après midi du samedi, la convivialité et la bonne humeur régna autour des tables,

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Et certains se lâchèrent même quelque peu….

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Au final, cette première édition du Warp à Romans aura été un véritable succès. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les chiffres :

  • 38 joueurs différents ont été présents
  • 6 tables de JDR
  • Quasiment 6 000 figurines rassemblées
  • une table de 360 X 180 (6,48 m²) avec une valeur de 48 000 pts
  • une table de 360 X 180 (6,48 m²) avec une valeur de 44 000 pts
  • une table de 240 X 160 (3,84 m²) avec une valeur de 30 000 pts
  • une table de 180 X 160 (2,88 m²) avec une valeur de 14 000 pts

Au delà des chiffres qui parlent surtout aux passionnés, ce fut également un moment fort à la fois de convivialité et de rassemblement car, pour le rendre concret, s’étaient réunis des membres actuels ou anciens d’Abracadabra, des Hérauts du jeu (LHDJ) ainsi que des figurinistes indépendants.

Le succès du Warp à Romans c’est donc avant tout l’union des associations et des passionnés, pour prouver qu’ensemble on peut réaliser de chouettes évènements fédérateurs et conviviaux.

Un grand merci à tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie et vivement la prochaine édition du Warp à Romans !

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Sortie ornitho au lac Leman

Dimanche 24 janvier, à l’invitation d’Avenir, Conservatoire des espaces naturels de l’Isère, j’ai eu la chance de pouvoir suivre son équipe permanente en sortie ornithologique autour du lac Leman.

L’objectif principal était de compter des oiseaux qui prennent leurs quartiers d’hiver dans ce secteur. Pour cela, une dizaine de sites, tant en France qu’en Suisse, avaient été ciblés et l’espoir de certains étaient d’avoir la chance de pouvoir observer les différents Plongeons, qu’ils soient catmarin, imbrin ou arctique.

Pour ma part, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, étant habitué à observer et photographier à l’affut durant des heures plutôt qu’à enchainer les sites pour identifier et recenser des populations.

Mais c’est avec beaucoup de curiosité et d’envie, que j’attendais , avec dix bonnes minutes d’avance, que mes petits camarades arrivent au rond point du Mac Donald de Voreppe vers 7h du matin.

Finalement, nous partîmes à six dans deux voitures, l’occasion de faire connaissance avec Françoise et Olivier et de parler…d’oiseaux et de photo….

Après un voyage agréable grace à la conduite toute en souplesse d’Olivier, nous arrivâmes à notre première étape :

La jetée de Séchez à Margencel :

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Malgré les prévisions pessimistes de la météo qui nous prévoyait du brouillard jusqu’en fin de matinée, c’est sous le soleil que nous pûmes commencer les premières observations, pour le plus grand plaisir de certains…

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Nous pûmes notamment y observer :
  • 25 goélands cendrés (Larus canus)
  • 1 ou 2 goélands argentés (Larus argentus)
  • 2 goélands pontiques  (Larus cachinnans)
  • 2 cincles plongeurs (Cinclus cinclus)
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Goéland argenté

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Goéland leucophé

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Goéland pontique

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Goéland argenté, leucophé et pontique ensemble

Après cette première observation très encourageante, nous fîmes un saut de puce pour nous rendre :

Au port de Sciez, toujours à Margencel :

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L’ambiance y étais très différente, conforme à ce que l’on peut attendre d’un petit port de pêche :

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Et qui dit port de pêche, dit pêcheur et dit oiseaux qui savent profiter des rejets ….

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L’occasion pour notre petite troupe de se régaler de ce spectacle et d’en profiter pour observer des manœuvres en vol…

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Après ce spectacle, il était temps de refaire des forces via un petit déjeuner convivial et bienvenu…

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Mais, le thé et la brioche engloutis, il était temps de nous rendre :

Au Vion Rau à l’embouchure à Sciez :

Les forces reconstituées, c’est d’un pas allègre que la petite troupe parcourut la plage :

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Pour s’installer au bout de celle-ci,

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et y observer les différents groupes d’oiseaux se reposant sur les bancs de sable :

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Mais c’est sur la plage elle même que nous rencontrâmes un tourne pierre à collier (Arenaria interpres), si peu farouche qu’on pouvait se demander s’il n’était pas mis là par le syndicat d’initiative local désireux d’attirer des ornithos….

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Nous pûmes donc le photographier à loisir et j’ai l’impression qu’il fera l’objet d’un portrait spécial dans « La bestiole du jour« , tant j’ai pu faire de clichés….

Puis, nous allâmes explorer une autre partie de la commune :

Le port de plaisance de Sciez :

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Nous y vîmes entre autres :

  • 1 fuligule milouinan (Aythya mania)

Un autre saut de puce plus tard, nous voilà à

La résidence du Foron à Sciez, le temps d’y observer :

  • 6 canards siffleurs (Anas penelope), 3 mâles et 3 femelles
  • 9 sarcelles d’hiver (Anas crecca)

Puis, nous nous rendîmes :

Au débarcadère d’ Excenevex  (prononcez Excè’nvè, si vous ne voulez pas trop faire touriste…) :

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Nous y vîmes notamment :

  • 1 chevalier guignette (Actitis hypoleucos)

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Nous reprîmes la route juste le temps d’aller découvrir :

Le Domaine de Roverriaz, toujours à Excenevex :

C’est une propriété du Département de Haute Savoie, classé espace naturel sensible.

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Et je connais des Départements, dont un pour qui j’ai travaillé (suivez mon regard…), qui aimeraient bien avoir de tels domaines classés en ENS…

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Nous nous installâmes près de l’ancien embarcadère du domaine, profitant des vieux arbres et de l’avancée pour essayer de voir nos plongeons :

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Mais les estomacs nous rappelèrent qu’il était temps de faire une pause déjeuner,

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Même si certains restèrent aux aguets, au cas où un plongeon serait passé à ce moment :

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Hélas, point de plongeon sur le site mais nous vîmes quand même :

  • 1 cygne noir (Cygnus atratus)
  • 4 canards chipeaux (Anas strepera)
  • 2 eiders à duvet (Someteria molissima)
  • 2 macreuses brunes (Melanitta fusca)
  • 27 garrots à oeil d’or (Bucephala clangula)
  • 1 cincle plongeur (Cinglus cinglus)
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Macreuses brunes

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Puis, nous explorâmes une dernière jetée à Excenevex,

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Le temps d’y compter :

  • 90 grèbes à cou noir (Podiceps nigricollis)

Et d’y admirer Yvoire et son château, juste en face :

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Nous nous arrêtâmes ensuite dans un petit port (dont je n’ai pas noté le nom, désolé….)

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Et d’où nous reprîmes nos observations, profitant d’une jolie lumière tamisée :

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Nous passâmes alors la frontière pour pourssuivre notre comptage dans la Confédération Helvétique. La première étape fut :

La plage de la Savonnière à Collonge-Bellerive :

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Nous y vîmes :

  • 2 grèbes esclavons (Podiceps auritus)
  • 1 Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis)

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Nous nous rendîmes ensuite,

A la pointe de la Bise, toujours à Collonge-Bellerive,

C’est un centre nature, géré par pro nature, et qui est la plus grande roselière lacustre du canton de Genève. Il y a, en plus de parcours pédagogiques de découverte et d’un jardin, une tour d’observation au bord de la roselière :

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D’où nous pûmes observer à loisir :

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Une colonie de foulques, des grèbes castagneux ainsi que deux fuligules nyrocas (Aythya nyroca)

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Le jour baissait, et je me disais qu’il était sans doute temps pour moi de ranger le matériel photo. Mais c’était mal connaître nos passionnés qui souhaitaient faire une dernière étape au cœur même de la ville de Genève…. La première étape fut :

Aux Eaux-Vives, à Genève :

Nous nous rendîmes donc à ce port port de plaisance,

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Le temps de me dire que nous étions un peu décalés, après notre journée nature, au milieu de la promenade de la fin d’après-midi des Genevois,

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…, Bruno et Françoise venaient de faire une découverte sur une jetée….

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Deux splendides canards à collier noir (Caillonetta leucophrys)     IMG_8120A (Large)

Et très coopératifs pour se laisser tirer le portrait….

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A ce moment, je me rendis compte qu’il y avait une lumière fantastique et pléthore d’oiseaux que l’on voit rarement d’aussi près…. Je mitraillais donc sans relâche. Là aussi, je sens que je ne vais pas tarder à mettre en ligne des « Bestioles du jour » voire un « Reportage » spécial canards genevois….

En attendant, en voici une petite sélection :

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Nous notâmes :

  • 2 canards à collier noir (Caillonetta leucophrys)
  • 4 canards hybrides (Anatidae sp) dont 3 milouins nyroca et 1 morillon nyroca
  • 2 canards des Bahamas (Anas bahamensis)
  • 5 fuligules nyroca (Aythya nyroca)

Je serais bien resté jusqu’à la nuit tant le spectacle était fascinant, mais il nous restait encore une étape… Heureusement, ces rencontres imprévus nous avaient mis en joie,

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, et c’est d’un pas alerte que nous nous rendîmes vers :

L’Ile Rousseau :

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Il y avait là des familles qui donnaient à manger aux oiseaux, l’occasion de voir des regroupements de diverses espèces :

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Mais, là aussi, une surprise nous attendait avec un dendrocygne fauve (mon premier) :

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Nous vîmes donc :

  • 1 dendrocygne fauve (dendrocygna bicolor)
  • 1 tadorne casarca (Tadorna ferruginea)
  • 1 canard de Barbarie (Cairina moschata domestica)
  • 1 canard siffleur (Anas penelope)

Mais le jour baissait vraiment tout en nous laissant une dernière impression magique :

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Il était temps de retraverser le port pour retourner vers les voitures et la France.

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Au final, ce fut une longue journée que je n’ai pas vue passer…

Ce fut très différent de ce que je vis habituellement en photo ornitho mais j’ai beaucoup appris et j’ai rencontré des gens au moins autant passionnés que moi et très chaleureux.

Dis, m’sieur Bruno, c’est quand la prochaine sortie d’Avenir ?

 

PS : un grand merci à Françoise et Jérémie pour les photos qui complètent les miennes (passez la souris sur les photos pour savoir lesquelles).

Rare comme un merle blanc…

Les fêtes de fin d’années et leurs difficultés de digestion ont parfois pour conséquence de nous procurer de drôles de rencontres.

Non, je ne parle pas ici de l’oncle qui raconte toujours les mêmes blagues salaces au moment du digestif ou de la charmante cousine qu’on avait pas vue depuis qu’elle avait huit ans et qui a bien changé depuis…

Non, je vous parle d’une rencontre improbable avec un drôle d’oiseau, si peu fréquent que son nom en est quasiment devenu synonyme de rareté dans la langue française : le merle blanc.

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Mais reprenons du début : cette année, j’ai passé les fêtes de noël en famille à Revel à la limite de la Haute Garonne, du Tarn et de l’Aude. Après trois jours d’un régime spécial à base de foie gras, chapon farci et autres bûches à la framboise, le besoin d’aller marcher un peu avant d’attaquer le repas du quatrième midi se fit sentir…

Évidemment, je ne conçois pas d’aller me balader sans prendre un boitier avec moi, même si ça fait souvent râler ma famille… Qui plus est, il y avait une jolie lumière et je me disais que ça me changerait des oiseaux de faire quelques photos d’ambiances… Et d’ailleurs, je n’avait qu’un zoom 28-135 mm avec moi donc, pour une fois, je n’allais vraisemblablement pas taquiner les volatiles.

Pourtant, alors que nous marchions sur un sentier longeant La Rigole de la Plaine, mon regard fut attiré par une tache blanche au milieu d’une haie de lauriers.

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Évidement, c’était un oiseau mais je me demandais bien quel oiseau blanc pouvait se retrouver perché, en cette saison, au milieu d’une haie…Sans doute un juvénile mais de quelle espèce et si tard dans l’année ?

Il y a bien quelques goélands et mouettes qui rodent près de la décharge et sans doute une aigrette ou deux qui doivent trainer près du Lac de Saint Ferreol mais, là, dans une haie, c’était plutôt étrange…

Je m’approchais donc doucement, tout en pestant de ne pas avoir mon 300 mm, ni même mes jumelles avec moi…

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Je réussis à m’approcher à moins d’une dizaine de mètres sans trop l’inquiéter et je pus donc l’observer à loisir :

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Et là, pas de doute, il s’agissait bien d’un merle et de taille adulte ou quasiment… J’avais bien déjà entendu parler d’oiseaux albinos mais je n’en avais jamais observé. Tout excité, j’essayais de me souvenir de la théorie sur la dépigmentation chez les oiseaux.

En fait, le merle blanc est un Merle noir (Turdus merula) atteint de leucistisme ou d’albinisme.

Normalement noir avec un bec jaune, il arrive parfois qu’un merle ait un problème de pigmentation, d’origine génétique, qui peut porter sur tout ou partie du plumage et du corps.

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Le merle blanc albinos, c’est-à-dire dont les cellules sont incapables de synthétiser la mélanine qui colore normalement son corps de brun-noir, aura un plumage entièrement blanc, des yeux et pattes rouge rosés mais le bec jaune grâce à la présence d’autres pigments (caroténoïdes).

Le merle blanc leucistique, c’est-à-dire dont les pigments ont des problèmes pour migrer dans les cellules, pourra présenter seulement quelques plumes blanches ou bien, au contraire, quelques plumes noires résiduelles, avec toutes les possibilités intermédiaires, selon le degré d’atteinte de sa pigmentation. Si les pattes ou le bec peuvent être décolorés également, l’œil, quant à lui, reste noir.

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Albinisme et leucisme concernent toutes les familles d’oiseaux, mais à des degrés divers. Chez Turdus merula, on observe assez souvent des individus (presque toujours des mâles) avec diverses parties du corps tachées de blanc.

Ce caractère lié au sexe et certaines descendances d’individus leuciques laissent supposer une origine génétique.

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La couleur de ces oiseaux les expose plus à l’attaque des prédateurs. Plus vulnérables, les individus entièrement blancs ont donc de moindres chances de survie et de reproduction.

De plus, les albinos ont une déficience visuelle qui les voue à une mort rapide. Les albinos rencontrés sont donc le plus souvent des sujets jeunes.En revanche les merles leucistiques n’ont pas d’atteinte oculaire et peuvent très bien atteindre l’âge adulte.

Et c’était vraisemblablement le cas pour celui-ci. j’avais donc affaire à un merle atteint de leucinisme.

Comme je décidais de tenter de me rapprocher encore un peu plus, il regagna le couvert de la haie et je ne vis plus qu’une petite tache claire qui, finalement, disparut.

J’étais tout estabousit, comme on dit dans le Languedoc, et je m’empressais d’aller me documenter sur cet animal.

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J’appris ainsi que, sans être rarissime, c’était un animal très peu fréquent au point d’avoir généré quantité d’expressions :

  • « Un merle blanc » est, dans le langage familier, une expression désignant une chose exceptionnelle ou rarissime
  • « C’est le merle blanc. » : se dit par extension de quelqu’un qui possède des qualités très difficiles à réunir.
  • Pour défier quelqu’un de faire une chose qu’on regarde comme impossible, on dit quelquefois : « Si vous faites cela, je vous donnerai le merle blanc ».

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Il a également inspiré les poètes et les auteurs :

  • Jules Renard : « Le merle blanc existe, mais il est si blanc qu’on ne peut le voir, et le merle noir n’est que son ombre. ».

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Et pour finir, je laisserai le dernier mot à Georges Brassens dans « Embrasse les tous » :

« En attendant le baiser qui fera mouche,
Le baiser qu’on garde pour la bonne bouche,
En attendant de trouver, parmi tous ces galants,
Le vrai merle blanc,
En attendant qu’ le p’tit bonheur ne t’apporte
Celui derrière qui tu condamneras ta porte
En marquant dessus « Fermé jusqu’à la fin des jours
Pour cause d’amour« , embrasse les tous ! »

Ce sera toujours plus fin et plus enrichissant que les blagues salaces de l’oncle au moment du digestif, qui lui n’a rien, hélas, d’un merle blanc…..

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Sources, liens et remerciements :

Actualités de l’APON

Bioclicetphotos.blogspot.fr

Wikipedia

Le site du canal du midi

 

 

la mangeoire pour photographe

Cette année, le père noël est passé avant l’heure !

Dans sa hotte, un joujou expérimental et spécialement conçu pour les photographes passionnées par les oiseaux et aimant bien prendre des clichés à la mangeoire.

Je l’ai reçue vendredi soir alors que je rentrais d’une dure semaine de boulot et, sans même prendre le temps de me changer, j’ai commencé à l’examiner sous toutes les coutures…

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Il s’agit d’une structure en teck très légère avec une partie du toit en plexiglas. Tout a été conçu pour laisser passer un maximum de lumière et faciliter les angles de prises de vue :

Elle a été spécialement conçue par Michel (dit Mejazz) concepteur et réalisateur de toutes sortes d’objets et de meubles en bois : des boites en rondin pour bijoux (très demandées parait-il), des objets de bureau, des aménagements de jardins et des tas de mangeoires à oiseaux rigolotes et très esthétiques.

Je vous conseille donc vivement d’aller faire un tour sur la page Hoaw Art Works, c’est un vrai plaisir pour les yeux des profanes comme moi et aussi pour ceux qui sont amoureux du joli travail sur bois.

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Donc un grand merci à Michel pour m’avoir envoyé cette mangeoire, faite sur mesure pour l’amoureux des photos d’oiseaux que je suis; je suis très touché…

Venons-en maintenant aux tests de mon nouveau joujou; car enfin, c’est une chose de m’enthousiasmer mais encore faut il que ça plaise aux principaux intéressés, les oiseaux de mon jardin… Et ils sont difficiles les bougres car je n’arrête pas de leur proposer de nouveaux dispositifs à graines…

Bon, reconnaissons néanmoins, qu’en les alimentant avec des graines de tournesol bio produites dans la Drôme par l’ami Sébastien Blache, c’est assez facile de les attirer dans mes dispositifs…

J’ai donc simplement posé la mangeoire sur mon balcon sans même utiliser le système prévu pour la fixer à un mat, juste pour tenter des angles différents et voir la réaction des oiseaux. Et force fut de constater qu’ils ne mirent pas longtemps pour s’emparer de mon joujou…

Comme souvent, ce fut une mésange nonnette, les plus aventureuses de cette famille, qui tenta le coup la première. Ses cousines, les mesanges bleues ne tardèrent pas à rappliquer

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Et très vite la bataille fit rage…

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Cette première escarmouche tourna à l’avantage de la mésange bleue qui, malgré sa petite taille, est une des plus agressives.

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Mais, elle ne put pas grand chose quand sa cousine la mésange charbonnière vint se joindre à la bataille pour ce nouveau territoire alimentaire :

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La mésange charbonnière avait l’air un peu intriguée par cette nouvelle mangeoire et par son toit transparent…

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Mais pas au point de lui couper l’appétit tout de même…

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Avant que la Sittelle Torchepot, qu’on surnomme le bandit masqué, ne vint les mettre toutes les trois d’accord et squatter la mangeoire durant un bon bout de temps…

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Ces premiers utilisateurs prirent donc vite leurs marques et je pus, tout à loisir, leur tirer le portrait en faisant varier la position de la mangeoire :

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Au final, pour une séance d’essai, ce fut très concluant. Même si je n’ai pas eu beaucoup de temps pour avoir plusieurs espèces différentes et leur interaction, ce fut une bonne séance dans une jolie lumière quasi estivale.

Cette mangeoire a pour principal avantage de vraiment laisser passer la lumière et son toit en plexiglas rajoute un éclairage supplémentaire qui donne un vrai plus pour bien faire la netteté et voir les détails du plumage.

Ses montants ouverts sur les cotés sont aussi assez intéressant pour « encadrer » le sujet même si, sur la plus grande face, le fait qu’il soit scindé en deux fait que, trois fois sur quatre, l’oiseau se pose sur le coté opposé à votre angle de prise de vue… L’idée de mettre une barre horizontale pour se poser est très bonne mais je supprimerai la barre verticale centrale pour ouvrir en grand cette « fenêtre ».

De plus, j’y rajouterai bien deux ou trois petits reposoirs sur les cotés afin que d’autres oiseaux puissent attendre leur tour, tout en restant dans le champ de netteté, sans devoir changer tous les réglages…

Je me disais également qu’on pouvait utiliser des feuilles de papier coloré ou du plexiglas amovible jaune ou orange pour rajouter une luminosité encore plus chaude ou un effet « vitrail »sur la scène.

Un autre intérêt réside dans sa facilité à le déplacer et à ajuster son orientation au fur à mesure de la course du soleil sans que ça n’ait eu l’air de gêner les oiseaux. Et j’ai plein d’idées pour déplacer la mangeoire (à photographe…) dans d’autres endroits insolites et propices à capter la lumière dans le plumage des oiseaux.

Donc un grand merci à Michel pour la conception et à Charlotte pour le cadeau de noël avant l’heure…

 

Le Hibou moyen duc

Le lundi matin, je ne travaille pas et j’en profite généralement pour aller faire de la photo en toute tranquillité.

En effet, on ne croise pas grand monde sur les chemins du Vercors ce jour là. Ni joggeur, ni cycliste, ni promeneur, ni chasseur et je profite donc à plein de ce moment de liberté dans la nature.

Mais, lundi dernier, malgré une belle journée qui s’annonçait, j’avais décidé, à contrecœur, de déroger à ma règle pour m’attaquer à une pile de courrier en retard et à une montagne de cartons à vider…

Cela faisait bien une heure que je m’escrimais avec des factures quand j’entends frapper à ma porte.

C’est Olivier mon voisin, un appareil photo compact à la main : « Je viens d’apercevoir une petite chouette dans mon jardin et je n’arrive pas à la photographier avec cet appareil…Tu veux pas m’aider à le régler ? ».

– Une petite chouette ? Grande comment ? 

– Ben, environ 30 cm de haut….

Évidemment intrigué, je lui fait un réglage sur le compact, tout en me disant que le courrier en retard peut toujours attendre encore un peu et qu’il faut que j’aille voir de quoi il retourne…Par pur esprit scientifique, bien sur…

Et comme mon boitier déjà équipé d’un 300 mm est posé là à se morfondre sur la table  je décide de l’amener prendre prendre l’air avec moi…

Olivier me donc conduit dans son jardin vers un bouleau au feuillage encore dense en cette fin septembre.

Tout d’abord, je ne vois rien tant l’oiseau est bien fondu dans les branchages. Après qu’olivier, sans qui je chercherai encore, me l’ai indiqué, je finis par l’apercevoir :

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Waouh ! En fait d’une chouette, c’est un hibou moyen duc, le premier que j’arrive à observer dans mon hameau.

Au début, j’hésite entre le moyen duc et le petit duc car il est ramassé sur lui même et ne parait pas bien gros.

Mais un certain nombre de critères ne trompent pas :

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D’abord, sa taille. Avec ses 35 cm de long (env.), le moyen-duc est légèrement plus grand que le petit duc qui mesure en général 20 cm.

C’est également le cas de son envergure de 86 à 98 cm, alors qu’elle est de 50 à 54 cm pour le petit duc. Bon, il faut bien reconnaitre que ce n’est pas très facile à voir en vol, mais c’est quand même presque le double…

Mais le critère principal pour identifier le moyen duc, surtout par rapport à la chouette hulotte qui lui ressemble beaucoup, ce sont ses « cornes ».

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Bien sur, ce ne sont pas des cornes mais deux grandes aigrettes de plumes. Quand elles sont dressées, on dit qu’il « fronce les sourcils ». Et d’ailleurs, elles sont couchées quand le hibou est serein et tranquille.

Cet attribut lui sert vraisemblablement à impressionner ses adversaires ou prédateurs. Voire à percevoir des informations en fonction des vibrations sonores.

Un autre critère de différenciation, réside dans la couleur de ses yeux. En effet, ils sont d’un jaune-orangé (jaunes chez le petit duc ) et au centre d’un disque facial arrondi de couleur beige/roux.

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Au niveau de son cri, on l’entend surtout à la saison des amours. Le male pousse alors un  « hou-ou » répété toutes les 2 secondes environ et souvent exécuté sur une longue période. Selon la situation, il est peut être audible à plus de 200 m.

On peut également l’entendre mettre en garde ses adversaires par un « wupp wupp ».

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Ensuite, c’est un rapace qui vit dans les zones boisées, les taillis, les bosquets et les bouquets d’arbres et les petites plantations dans les campagnes ouvertes.

De jour, il se cache dans les branchages épais où il se tient immobile et ainsi se fond dans le décor grâce à son plumage à l’aspect d’écorce au-dessus brun/roux marbré de brun foncé, et le dessous est plus clair, parfaite tenue de camouflage…

Il s’y repose de sa longue nuit de chasse.

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En effet, le hibou moyen-duc chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe.

La plupart des proies sont capturées sur le sol, ou dans la végétation. Après l’avoir attrapé, le hibou moyen-duc la tue en tapant l’arrière de la tête, et ensuite, il l’avale entière. Il régurgite des pelotes, environ trois à quatre heures après s’être nourri.

Il affectionne principalement les petits mammifères, surtout les campagnols et les mulots qui représentent respectivement 78 % et 15 % de son régime alimentaire. Mais il consomme également des oiseaux (moineaux, ou pinsons), et parfois des coléoptères..

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Le hibou moyen-duc niche dans des zones boisées, caché dans une végétation dense. Il utilise habituellement un nid abandonné, fait avec des brindilles par une autre espèce.

La femelle dépose 4 à 5 œufs blancs, lisses et brillants. L’incubation dure environ 25 à 30 jours, assurée par la femelle. Elle reste au nid toute la journée, mais elle sort brièvement la nuit.

Les poussins sont couvés par la femelle pendant deux semaines. Le mâle apporte de la nourriture à la femelle et aux jeunes pendant l’incubation et la période au nid.

Au bout de 35 jours, les jeunes commencent à effectuer des vols courts. Ils deviennent indépendants au bout de dix à onze semaines.

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Le hibou moyen-duc bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981, relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.

Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu.

Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

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Mais on peut le photographier…. Surtout si on évite de le déranger ou de trop s’approcher de lui quand, en journée, il se repose de sa longue nuit de chasse.

Et surtout les lundis, même si on a décidé de ne pas faire de photos ce jour là…

D’ailleurs, si ça permet de faire de telles rencontres, je crois bien que je vais faire semblant de faire du courrier tous les lundis matins….

 

Sources, liens et remerciements :

Un grand merci à Olivier sans qui je n’aurais pas eu l’opportunité d’une telle rencontre.

Oiseaux.net  pour la fiche technique détaillée

Wikipedia pour les compléments

Cahiers d’Habitat « Oiseaux » – Inventaire National du Patrimoine Naturel MEEDDAT- MNHN

Etude : Le Hibou moyen-duc (Asio tous) et son régime alimentaire dans le massif dunaire de la Slack, Courrier de l’environnement de l’INRA n°45, février 2002

Et pour les curieux qui n’en ont pas eu assez, quelques photos complémentaires :

 

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Diguem no ! Je dis non !

En février 1939, environ 500 000 réfugiés espagnols arrivèrent à la frontière française. Ils fuyaient l’avancée des troupes du dictateur Franco et sa répression sanglante envers les républicains espagnols.

Parmi cette cohorte de malheureux transis par le froid et la neige, il y avait mon père, mon oncle, mon grand père, ma grand-mère, ma grande-tante et mon arrière grand-mère.

Mon grand-père était très engagé dans la seconde République espagnole, démocratiquement élue en 1931 et alliée de la République française. Il était également un fervent partisan de l’indépendance de la Catalogne. A ce titre, il se savait condamné par la répression franquiste aveugle (au minimum 80 000 exécutions sommaires de républicains entre janvier et mars 1939).

Après la chute de Barcelone, il prit la décision d’abandonner tout ce qui faisait sa vie à Lérida et de mettre sa famille à l’abri en France, confiant dans l’accueil de la République française.

Les premiers réfugiés étant arrivés début janvier 1939, la France avait d’abord mis en place un dispositif d’empêchement avec fermeture de la frontière. Mais la chute du front de Catalogne et la prise de Barcelone, générèrent un exode massif.

La frontière fut alors ouverte le 27 janvier par le gouvernement français. Cette ouverture ne fut, dans un premier temps, concédée qu’aux civils, les gardes mobiles et le 24e régiment de tirailleurs sénégalais faisant le tri, repoussant même de force les hommes valides. Lors de l’entrée sur le territoire français, les réfugiés furent dépouillés de tout : armes, mais aussi bijoux, argent liquide, etc.

Début mars1939, les autorités estimèrent le nombre de réfugiés à environ 500 000 ou plus, dont un tiers de femmes, enfants et vieillards. Sur ce total, 330 000 furent hébergés dans l’urgence dans les Pyrénées-Orientales, et plus de 130 000 furent évacués dans les départements des deux tiers sud de la France.

Les conditions de vie dans les camps de concentration, hâtivement bâtis sur les plages du Roussillon, furent terribles, particulièrement à Argeles. On estime que de février à juillet 1939, 15 000 personnes moururent dans les camps, la plupart de dysenterie…

Des femmes et des enfants morts sur des plages, ça ne vous rappelle rien ?

Mon grand-père sera séparé du reste de sa famille et interné durant 10 mois au camp de concentration de Bram, dans l’Aude. La photo en entête, prise par Agusti Centelles, un grand photographe catalan, le montre lors de son arrivée au camp.

Pendant ces dix longs mois, il sera sans aucune nouvelle de sa femme, de ses deux fils, de sa mère et de sa soeur. Il ignorera même qu’ils sont internés à plus de 600 km de lui, à Charmont près d’Angers, dans une ancienne carrière d’ardoise transformée en lieu d’internement…

Tous ces réfugiés ne bénéficièrent pas d’un accueil optimal, c’est le moins que l’on puisse dire. Malgré un gouvernement en place issu du Front populaire, la France de 1939 est loin d’être pour les Espagnols, la République sœur dont ils espéraient obtenir réconfort et soutien.

Rongée par la crise économique, en proie aux sentiments xénophobes, repliée sur elle-même, la société française offre aux réfugiés un accueil plus que mitigé.  Plusieurs décrets ont été édictés par le gouvernement Daladier, dont celui du 12 novembre 1938, qui prévoit l’internement administratif des étrangers « indésirables », c’est-à-dire susceptibles de troubler l’ordre public et la sécurité nationale…

Ce climat et ces mesures, ça ne vous rappelle rien ?

Et pourtant, malgré les déchaînements de haine et de xénophobie dans les journaux de l’époque, malgré les diatribes des partis d’extrême droite sur le « péril rouge » qui allait contaminer la France et les appels incessants à les renvoyer chez eux en Espagne, il y eut très peu d’incidents provoqués par ces réfugiés.

Qui plus est, la guerre étant déclarée à l’été 39, beaucoup combattirent spontanément pour la France dans la légion étrangère, furent souvent les premiers cadres des maquis naissants ou les troupes d’élites de la fameuse 2ème DB qui libéra Paris.

Et les familles qui n’avaient pas été renvoyées de force, s’intégrèrent et participèrent au développement français de l’après-guerre.

Je suis un des fruits de cet exode et même si on parlait parfois catalan à la maison, si on supportait le Barça et si on mangeait de la paella le dimanche au lieu du cassoulet, on s’est toujours sentis français.

C’est pourquoi, la situation récente des réfugiés de Syrie ou d’Irak me touche au plus haut point. Je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle avec cette époque, tant les points de ressemblance sont nombreux.

Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas l’impression que la perception de l’urgence et du drame de cette crise humanitaire touche vraiment les français…

Ou plutôt si, elle en fédère beaucoup dans le rejet de ces migrants… On retrouve quasiment les mêmes discours qu’à l’époque où il suffit juste de transformer « péril rouge » par « péril islamique ». On parle également de gens qui ne veulent pas s’intégrer et qui menacent nos prétendues valeurs. Voire de 5ème colonne, comme dans les années 30…

De plus, j’en ai assez d’entendre beaucoup de gens dans les conversations ou sur les forums, ânonner la même phrase « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde… ». Pensez, une phrase dite par un premier ministre de gauche… Le plus souvent, ils oublient d’ailleurs la fin de la phrase : « ..mais elle doit en prendre sa part ».

J’ai du mal à penser que l’on fasse partie de la même France… La mienne, elle s’est construite depuis deux siècles sur les valeurs de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Rien à voir avec cette prétendue civilisation séculaire chrétienne européenne, qui n’était qu’une société féodale où le plus fort imposait sa loi au plus faible et où l’obscurantisme religieux pouvait vous conduire au bucher si vous pensiez différemment…

En somme, cette société ressemblait curieusement à celle que ces migrants de Syrie ou d’Irak veulent fuir pour que leurs enfants aient la chance de pouvoir échapper à la tyrannie et avoir une vie meilleure, déterminée par leur mérite et pas par leur naissance…

Et puis, j’ai honte que ce soit l’Allemagne et Mme Angela Merkel, que nos médias nous présentent depuis longtemps comme une horrible libérale, qui prennent l’initiative de faire tomber le mur de l’indifférence et de l’égoïsme, en décidant d’accueillir largement ces réfugiés.

Et si certains prétendus vrais français veulent continuer à attiser les braises de le discorde, du repli sur soi et de la haine de l’autre, et bien tant pis pour eux, qu’ils restent dans leur médiocrité et leur égoïsme.

Car de mes racines catalanes, il me reste certaines maximes comme « Nosaltres no som d’eixme mon !« . On pourrait la traduire par « Nous autres, nous ne faisons pas partie de ce monde là..« .

S’intégrer ne veut pas dire raser les murs, faire taire ses valeurs et hurler avec les loups contre les faibles et les opprimés, sous prétexte que 20% des français votent pour l’extrême droite…

En effet, je refuse qu’ailleurs en Europe, on m’assimile à cette frange de français frileux, racistes et égoïstes qui, s’ils sont nés par hasard dans l’hexagone, ne méritent pas d’être qualifiés de citoyens français !

Et pour continuer dans la langue natale de mon grand-père, « Digem no ! » : Je dis non ! Non à la la peur et à l’indifférence.

Allons, mes frères citoyens français, montrons que nous sommes à la hauteur de l’histoire et de la grandeur de notre nation, en tendant la main à ces réfugiés !

C’est dans l’engagement que se joue l’avenir de notre République, pas dans le repli sur soi !

 

Sources, liens et remerciements :

Un très bon article issu du Musée de l’histoire de l’immigration

« Nosaltres no som d’eixe mon » d’après une chanson de Raimon Digem no !

Wikipedia

Photos d’Agusti Centelles

 

Mangeons français ! Enfin, faut voir…

J’imagine que depuis quelques semaines vous avez du, comme moi, voir ou entendre ces injonctions gouvernementales qui fleurissent dans nombre de médias : « Pour soutenir l’élevage français, consommez de la viande française ! ».

Ca parait frappé du sceau du bon sens et faire consensus large. D’ailleurs, avez vous essayé d’aborder le sujet en société ? Et bien, c’est la quasi unanimité ! Pour une fois, tout le monde se range derrière le gouvernement et les syndicats agricoles, pourtant pas souvent du même avis…

Tout le monde ? Enfin presque…Quelque part dans les villes et les campagnes, des irréductibles consommateurs résistent à l’envahisseur idéologique.

Et j’en suis !

En effet, depuis le début, cette campagne me dérange et me parait tellement réductrice qu’elle en devient caricaturale. Et cela à plus d’un point.

Tout d’abord, que se passera t’il si les consommateurs des autres pays européens décident de faire la même chose ?

En effet, la France est le premier exportateur européen de bétail; d’après un rapport d’Interbev, c’est environ 240 000 tonnes de viandes par an qui partent à l’export dont 1,3 millions de bovins vivants.

Mais, me direz vous, on exporte beaucoup vers des pays d’Afrique ou du moyen orient qui n’en produisent pas et qui devront toujours en importer.

Oui, mais pas que… Par exemple, sur ces 1,3 millions de bovins, nous en exportons 906 000 vers l’Italie et 273 000 vers l’Espagne, soit 91% …

Si nous fermons nos frontières à leurs produits ou que nous continuons, à l’instar de ce qui s’est passé cet été, à intercepter leurs camions de viande, comment ne pas penser qu’ils feront la même chose et boycotteront ou brulerons nos productions ?

Et puis, toujours dans ce chapitre de la prétendu concurrence déloyale européenne, il serait bon de rappeller que nombre d’éleveurs et de producteurs touchent des aides européennes, afin que leurs productions soient économiquement rentables.

Toutes productions agricoles confondues, cela a représenté environ 7,5 milliards d’euros en 2014. In fine, cet argent provient des impôts des citoyens européens, lesquels citoyens pourraient trouver cette forme de solidarité bien amère, envers un pays qui choisit, indirectement, d’inciter au boycott des productions des autres nations du vieux continent…

Bref, cette forme de nationalisme de la consommation, est plutôt un choix à court terme pour ne pas dire à courte vue… Comme tous les natiolalismes d’ailleurs…

Mais pour ma part, l’essentiel nest pas là…

Manger français, d’accord mais à condition de manger de la qualité. Et c’est là où bien souvent le bât blesse.

En effet, cette campagne de communication sous-entend implicitement que les viandes françaises sont forcément de qualité et que celles des autres pays ne le sont pas ou le sont moins…

Tout d’abord, il suffit d’avoir un tant soit peu voyagé en europe, pour se rendre compte que nos voisins ont eux aussi leurs terroirs et savoirs-faire et que, bien de leurs produits, sont au moins aussi qualitatifs que les nôtres.

Pour être honnête, et à y regarder de plus près, ces campagnes disent juste que consommer de la viande française c’est soutenir les éleveurs français, pas que la viande est nécessairement de qualité…

D’ailleurs, ces logos déclinés pour chaque animal, ne sont pas des labels de qualité officiels à l’instar du Label rouge. Ils peuvent être apposé sur toutes les viandes françaises et donc sur les viandes produites industriellement.

Et oui, au cas où vous l’ignoreriez, la majorité de la viande française est produite dans des élevages industriels intensifs et de moins en moins par des agriculteurs dans une ferme avec des animaux se nourrissant à l’air libre.

En effet, selon les sources (et ce n’est pas si facile à vérifier.. ), environ 80% des animaux élevés en France le seraient de manière industrielle. Bien sur, il y a de grosses disparités entre le lapin (près de 99%) et le boeuf (environ 40%).

Et encore, sur la production de bovins, seulement 3% ont un des quatre véritables labels de qualité (Label rouge, AB, AOC, IGP).

Ces élevages intensifs produisent bien de la viande française quoique on pourrait se demander si une bête qui n’a mangé que du tourteau de soja importé du Brésil ou des farines protéinées venant des Etats unis est si française que ça…

Et que dire de l’impact sur la planète de cette production, des méthodes d’élevage dans le mépris envers un animal qui nous nourrit, sans même parler des conditions ignobles dans lesquelles il est bien souvent abattu…

Et oui, le tableau est bien sombre et l’on peut comprendre que d’aucuns choisissent de renoncer à la viande, française ou pas.

Il est clair que l’élevage français est à un tournant; va t’il aller encore plus loin dans l’industrialisation, par exemple vers le modèle de la ferme des milles vaches ? Ou bien va t’il revenir à des productions de qualité où l’animal est au centre de la préoccupation de l’éleveur ?

Pour ma part, cela fait déjà longtemps que j’ai exercé le seul choix qu’on a bien voulu me laisser (à part celui d’ouvrir ma gueule dans ce blog…) : acheter  de la viande de qualité, auprès d’éleveurs locaux dans des circuits courts.

Privilège de nanti me direz vous, voire de bobo ? Même pas ! Il faut juste accepter deux choses à la portée de tous : manger moins de viande par semaine et consacrer plus de temps à aller l’acheter auprès de producteurs.

Ça ne me coute pas plus cher qu’avant (j’ai vérifié…) et j’ai ainsi l’impression d’être en accord avec mes valeurs de protection de la planète tout en contribuant à aider à vivre des producteurs et des éleveurs qui ont l’amour du travail bien fait.

Et en plus, je me régale et ma famille aussi ! D’ailleurs, j’invite tous ceux qui le veulent à venir gouter chez moi l’agneau d’alpage produit par Didier Girard au Bourg d’Oisons, le veau de la Ferme des Merciers à Lans en Vercors, le boeuf ou le porc de la ferme des Colibris à Méaudre et les volailles de la ferme de Valensole à Saint Just de Claix.

De plus,  je continuerai à acheter du jambon de Parme italien ou du chorizo espagnol car la qualité n’est pas l’apanage de l’hexagone…

Et même si je ne connais pas encore de producteurs de sanglier, on pourrait ainsi se faire un banquet d’irréductibles consommateurs, qui résistent aux diktats du nationalisme alimentaire industriel…

Par Toutatis !

 

 Sources, liens et remerciements :

Synthèse du rapport d’Interbev et rapport détaillé sur les exportations françaises de viande.

Les chiffres clefs de la production de viande rouge par France Agrimer

Atlas de la viande pour les chiffres de l’impact de l’élevage sur la planète

Interview de Christian Le Lann,  Président de la Confédération française de la boucherie charcuterie traiteur (CFBCT),

 

La mésange et le composteur

Depuis le printemps, j’ai installé un composteur derrière ma maison, à la limite des prés, protégé du vent du nord par un bosquet et quelques arbres.

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C’est un modèle en pin du jura que la Communauté de communes du massif du Vercors propose aux habitants intéressés.

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L’autre jour, alors que j’observais de la fenêtre sous mon toit, une fauvette à tête noire, j’aperçus une mésange charbonnière posée sur le composteur.

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Concentré sur la fauvette qui sautait de branche en branche, je n’accordais qu’un coup d’oeil distrait à cette Parus major, que j’adore pourtant observer durant l’hiver…

Je vis bien qu’elle faisait des petits bons du haut du composteur au tas de bois mais cela n’attira pas mon attention plus que ça…

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Malgré tout, son manège avait piqué ma curiosité et je continuais à l’observer du coin de l’oeil…

Et bien m’en prit, car je la vis pénétrer dans le composteur par une des ouvertures…

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Ma première réaction fut de me dire : « Tiens, elle niche dans le composteur ? C’est pas normal ça…Et puis, je l’aurai vu avant, pas plus tard que ce midi quand j’y ai amené les restes du repas… ».

Le temps de me dire que mon idée était absurde, la voilà qui ressort avec la clef de l’énigme dans le bec :

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Les graines du melon de midi…J’aurai du m’en douter tout de suite !

C’est vrai que les melons ne poussant pas vraiment dans le Vercors, leurs graines doivent avoir une saveur exotique pour les mésanges montagnardes…

En tous cas, ça c’est du circuit rapide de recyclage !

Cette fois-ci, mon intérêt était complètement éveillé et j’abandonnai l’observation des fauvettes pour suivre plus attentivement cette mésange.

Je m’aperçus bien vite qu’elle n’était pas toute seule à profiter du filon…

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Durant dix bonnes minutes, ce fut même un véritable balai aérien autour du composteur :

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Mais très vite le filon se tarit, et après une dernière graine pour la route, les mésanges disparurent.

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Cette rencontre imprévue m’inspira deux réflexions :

Les mésanges, surtout les charbonnières, sont des oiseaux très adaptables aux situations et on comprend donc mieux comment elles ont pu s’installer durablement et survivre aux rigueur du milieu et du climat du Vercors…

Et puis, point n’est besoin d’aller crapahuter longuement dans les forêts et taillis, il suffit, parfois, d’observer de sa fenêtre pour assister à des scènes insolites…

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Le Vulcain

Voici un beau papillon que l’on peut facilement observer dans les parcs, jardins et prairies. Mais le fait qu’il soit commun ne veut pas dire qu’il soit banal…

En effet, le Vulcain, ou Vanessa Atalanta, est placé sous le signe de la dualité dans nombre de ses caractéristiques.

Tout d’abord, on retrouve ce double aspect dans ses différents noms, qui évoquent les mythologies latines et grecques.

Latine, avec Vulcain le dieu du feu et des enfers chez les romains. En effet, Le couleur rougeoyante de sa livrée, associée au battu des ailes, évoquait aux anciens les soufflets et les feux des forges de Vulcain.

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Grecque, car son nom savant en est issu, avec Vanessa qui signifie briller et Atalanta qui était une vierge chasseresse. Elle aurait même été la seule femme à faire partie de l’équipage des argonautes, qui accompagna Jason dans la quête de la toison d’or

Son père souhaitant néanmoins la marier, elle ne voulut prendre pour époux que celui qui pourrait la battre à la course ; ceux qui échoueraient seraient mis à mort…La légende indique que les prétendants partaient les premiers, sans armes, et qu’Atalante, munie d’un javelot, tuait ceux qu’elle dépassait.

De nombreux prétendants moururent ainsi, jusqu’à ce que se présente Hippomène, qui aidé d’Aphrodite, laissa tomber trois pommes d’or, provenant du jardin des Hespérides, données par la déesse ; curieuse, la jeune fille s’arrêta pour les ramasser, et fut ainsi devancée à l’arrivée…Et forcée de se marier…

Ce lien aux fameuses pommes d’or est vraisemblablement lié à une autre dualité de ce papillon : son alimentation.

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En effet, ce papillon a la particularité d’être très attiré par les fruits mûrs, et même plus que mûrs…voire pourrissants.

De ce fait, et notamment en fin de saison, il s’observe fréquemment sur les pommes, poires, prunes, raisins, et autres fruits tombés, le plus souvent en compagnie de mouches, guêpes, et frelons.

Néanmoins, le nectar des fleurs est sa nourriture principale. Les fleurs les plus appréciées du vulcain sont celles de la famille des composées. On les voit souvent se nourrir sur les buddleias, les marguerites, les artichauts et bien d’autres fleurs.

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Double, il l’est également dans sa reproduction. Ou du moins, selon qu’il migre ou pas, il va donner naissance à une ou deux générations. On dit qu’il est bivoltin ou univoltin (1 ou 2 générations annuelles).

La femelle pond des œufs de couleur vert foncé qu’elle dépose de manière isolée sur des feuilles d’orties. L’éclosion des œufs a lieu après une semaine.

La chenille confectionne un abri bien reconnaissable en enroulant une feuille qu’elle maintient dans cette position au moyen de fils de soie, et dont elle ronge le pétiole, de sorte que la feuille pend librement. Au bout d’un mois environ, la chenille atteint environ 35 mm et se chrysalide. Le stade nymphal dure approximativement 15 à 20 jours.

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Mais le Vulcain est également célèbre pour sa capacité exceptionnelle de migration qui en font un véritable voilier au long cours. Et là aussi, il utilise deux voies possibles.

Ces lépidoptères aventureux quittent le Maroc au printemps en survolant le détroit de Gibraltar. Puis, soit ils longent les côtes atlantiques portugaise puis françaises pour ensuite se diriger vers les Îles britanniques jusqu’aux îles Shetland ou en Islande. Soit ils longent la côte méditerranéenne, empruntent la vallée du Rhône puis celle de la Saône, jusqu’aux Pays-Bas.

Dans les deux cas, les papillons arrivés dans le Sud de l’Angleterre ou en Belgique peuvent, pour certains individus, poursuivre vers les côtes danoises puis la Scandinavie, notamment la Norvège, et atteindre le cercle polaire arctique. Rien que ça…

Source : Wikipedia

Il existe également des départs depuis d’autres pays d’Afrique du Nord, auquel cas les papillons peuvent traverser entièrement la Méditerranée ou longer les côtes de Sardaigne et de Corse…

En France, là aussi, se distinguent deux voies de migrations principales : la voie occidentale (façade Atlantique, côtes de la Manche) et la voie orientale (vallées du Rhône et de la Saône, cols alpins). Chaque année, à l’automne, il est possible d’observer sur l’une ou l’autre des voies d’importants passages actifs : des milliers, voire des millions, de Vulcains peuvent survoler une région en quelques jours

Et pour finir, deux de ses caractéristiques intéressent particulièrement les chercheurs. Ses capacités à capter la chaleur et à réfléchir la lumière.

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Pour se réchauffer par temps froid, le papillon déploie ses ailes au soleil. Les ailes capturent et gardent la lumière avec une efficacité remarquable. La couleur noire capte au maximum la lumière solaire. C’est sans doute à cause de cela que j’observe souvent le vulcain ailes toutes étalées se chauffant au soleil sur un support quand il ne fait pas très chaud, en hiver (sédentaire) ou au début du printemps.

Cette aptitude n’est pas seulement due à leurs pigments sombres, mais aussi à leur structure : ces ailes sont recouvertes de minuscules écailles qui se chevauchent. Ces dernières possèdent des rangées de trous en forme de nids d’abeilles et séparées par des crêtes pointues qui dirigent la lumière vers les trous. Cette structure ingénieuse capture la lumière du soleil, ce qui rend les ailes extrêmement sombres et réchauffe le papillon avec une incroyable efficacité.

Mais ce n’est pas tout car non seulement il captent la chaleur mais ils la réfléchissent également de manière très importante.

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Certains chercheurs vont même jusqu’à affirmer que le capteur du futur aura la forme… d’une aile de papillon !

En effet, en étudiant au microscope les complexes nanostructures qui donnent leur brillance aux ailes des lépidoptères, l’équipe de Radislav Potyrailo (USA) a réussi à modéliser la manière dont elles réfléchissent les rayons lumineux.

Ils ont aussi découvert que les ailes de papillon ont un autre pouvoir : la lumière qu’elles réfléchissent varie en fonction de leur environnement chimique et sont d’excellents détecteurs de chaleur. » (Revue « science et vie » 1136 – mai 2012 – M.F -)

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Et l’on pourrait encore trouver bien des dualités pour le qualifier, mais pour le décrire, mieux vaut laisser la parole au poète qui, en quatre vers, en dresse le meilleur des portraits :

« Voici le Vulcain rapide
Qui vole comme un oiseau
son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau. »

Gérard de Nerval, Odettes   (1834), Les papillons

 

Sources, liens et remerciements :

Article d’Antoine Levêque sur la migration des papillons dans la revue du Groupe“OPIE – Insectes migrateurs ».

Balades entomologiques pour le travail sur les couleurs

Insectes.net

Quel est cet animal ?

Urticamania avec de belles planches sur le vulcain et d’autres papillons

Le blog de Jean-Yves Cordier  avec un excellent article sur l’étymologie du vulcain

Wikipedia

 

L’affut de Printegarde

Ceux qui suivent mes petits reportages photos savent que depuis un an, je passe nombre de mes week-ends et temps libres à la réserve naturelle de Printegarde (26).

Là, entre Rhône, Drôme et Petit Rhône, beaucoup de lieux se prêtent admirablement à l’observation et à la photographie d’oiseaux.

Parmi tous ces petits coins de paradis, j’ai particulièrement jeté mon dévolu sur un espace en bordure de la rivière Drôme, entre la passe au poissons de Livron et le pont de la Via Rhôna.

La présence de la ripisylve, de gravières, de roselières, d’îlots sur la rivière, de petites criques et d’arbres et souches émergeant de l’eau, en font un lieu propice pour y observer nombre d’espèces qui viennent profiter de la diversité de ces milieux.

A l’automne dernier, j’avais donc décidé d’y installer un affut. Oh, n’allez pas vous imaginer une cabane sophistiquée mais plutôt un rideau végétal ou une palissade faite de bois morts assemblés sommairement.

En général, j’y rajoute quelques filets de camouflage et le tour est joué !

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Bien sur, cet affut n’offre pas une dissimulation totale aux regards perçants des oiseaux mais, si on reste suffisamment immobile, ils ne nous voient presque pas et s’approchent parfois à moins de 10 mètres.

Voici d’ailleurs quelques photos prises entre 5 et 20 mètres (cliquez sur une des photos pour les avoir en grand):

Et puis au delà du spot photo, c’est surtout un lieu apaisant où j’aime bien me fondre dans le milieu et, au fil des heures, me vider la tête et oublier le reste du monde…

C’est pourquoi, lors de ce week-end de début août, accompagné de l’ami Alain Ji, j’approchais du lieu avec allégresse.

Et là, douche froide !

Notre affut avait été entièrement saccagé, démoli et les troncs et branches jetés à la rivière :

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Pour Alain et moi, ce fut d’abord la stupeur devant ce spectacle…

Puis l’incompréhension :  qui pouvait avoir fait ça et pourquoi ? Les gestionnaires du site ? Des chasseurs éliminant la concurrence ? Des pêcheurs voulant récupérer ce coin ? des écolos ayant pris notre affut pour une hutte de chasseurs ? Des baigneurs cherchant la tranquillité loin des regards ? Des gamins ? Des fêtards ? Des simples abrutis ?

Et enfin, le découragement : tant d’heures passées à l’améliorer petit à petit qui tombent, littéralement, à l’eau…

Mais, passé ce 1/4 d’heure d’abattement,  nous décidâmes de le rebâtir ! Et encore plus fonctionnel qu’avant, non mais !

La première tâche consista à essayer de récupérer les troncs et grosses branches qui flottaient encore à proximité :

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Alain se mouilla, au sens propre, en prenant un bain de pieds pour tenter de les rattraper avec une gaffe improvisée, tandis que je les hissais sur la berge.

Et, petit à petit, au fur et à mesure de la récupération des bois flottants, le moral et même la bonne humeur nous revenait…

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Ce travail nous prit une paire d’heures mais nous réussîmes à récupérer la majorité des bois de la structure. N’ayant aucun outil avec nous, nous décidâmes de revenir plus tard, avec tout ce qu’il fallait pour le remonter.

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Or donc, le surlendemain, armés de scies, sécateurs et ficelle, nous attaquâmes le chantier avec entrain, profitant du grand soleil de ce début août.

Le principe que nous nous sommes donnés, c’est de ne couper aucun arbre ni branche mais de récupérer que du bois tombé aux alentours.

Et, au delà de tous les arbres que les intempéries couchent régulièrement, nous fumes bien aidés par la découverte des œuvres d’un castor, qui nous avait gentiment abattu un arbre à proximité…

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Il ne restait plus qu’à découper et ajuster les branches à la bonne taille.

Je dois reconnaître qu’Alain est bien meilleur bricoleur que moi et aime bien faire des choses solidement. C’est sur, sans lui, le chantier aurait été beaucoup plus sommaire…

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Une fois les bois découpés, nous pûmes commencer à les ajuster pour bâtir la structure.

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Le seul élément « exogène » que nous utilisons c’est de la ficelle afin de consolider la fixation des croisillons :

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Au fur et à mesure de la matinée, la structure se monta lentement :

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Une fois celle-ci terminée, nous entreprîmes de la couvrir de branchages garnis de feuilles :

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Petit à petit, notre abri commençait à prendre forme :

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Nous améliorâmes également la fenêtre d’observation, en prévoyant à la fois un champ de vision large et des endroits pour accrocher les filets de camouflages, destinés à finir de nous dissimuler

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Nous rajoutâmes en guise de touche finale, un écriteau sommaire (et attaché avec des liens naturels…) pour informer de la nature de cet abri et éviter les incompréhensions. Nous avons d’ailleurs l’intention d’en réaliser un autre plus durable…

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Il ne nous restait plus qu’à tester notre nouvel affut :

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Tout en profitant allégrement de notre nouvel abri pour observer la vie de la rivière, nous nous disions que ce serait intéressant de se regrouper avec tous les autres photographes qui fréquentent le site et de créer une association (exemple : l’Association des Photographes Animaliers de Printegarde ?).

Au delà du partage de nos expériences et de notre amour de ce site extraordinaire, peut-être cela nous permettrait-il d’avoir une existence légale et de faire une demande officielle auprès des gestionnaires du site, pour bâtir un ou deux affut photographiques permanents afin de faire découvrir le site à d’autres amateurs de faune sauvage…

Donc, si l’idée de ce projet vous intéresse, n’hésitez pas à laisser un commentaire en bas de page…

Et peut-être à bientôt à notre affut pour profiter de la magie de Printegarde…

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Épilogue :

Quelques jours plus tard, alors qu’Alain était seul à l’affut, il fut apostrophé et menacé par un individu armé d’un bâton et se promenant à poils…

Ses propos étaient décousus mais, en substance, Alain comprit qu’il cherchait à l’effrayer pour le faire déguerpir. Peut être craignait-il qu’on ne le prenne en photo durant ses séances de bronzage en simple appareil…

Il était sur la point de traverser pour aller au contact avec Alain quand, inopinément, arrivèrent deux gars équipés de détecteurs de métaux pour chercher les vestiges du passage de l’armée allemande en aout 1944.

Leur présence inquiéta l’individu qui fit demi-tour, non sans avoir menacé Alain de représailles sur sa voiture et de revenir à plusieurs s’occuper de lui…

En tous cas, cela levait vraisemblablement l’interrogation sur le responsable de la destruction de notre affut…

De retour chez lui, Alain m’appela et nous allâmes ensemble le lendemain sur place, persuadés que nous allions retrouver notre affut à nouveau entièrement détruit.

Bonne surprise, notre construction était intacte et rien n’avait été abimé. Peut être notre panneau avait il rassuré l’individu sur nos intentions : nous avons l’habitude de photographier de drôles d’oiseaux mais à plumes, pas à poils…

Ces péripéties nous ont fait réfléchir et nous ont encore renforcés dans l’idée de créer cette association pour officialiser notre présence.

Pour nous, tous ceux qui aiment et respectent le site ont leur place à Printegarde et nous sommes prêts à expliquer notre démarche et à faire partager notre passion de l’observation naturaliste (et pas naturiste…).

Mais nous ne pouvons pas grand chose contre ceux qui veulent s’accaparer la nature pour leur usage exclusif…Si ce n’est discuter avec eux, encore et encore…

Après, comme disais Brassens, « Quand on est con, on est con !« .

Et la connerie, ne fait pas partie de nos sources d’inspirations photographiques…

 

 

Le Circaète Jean-le-blanc

Alors que nous roulions de retour de la réserve de Printegarde (26) avec l’ami Alain Ji, j’aperçois une buse qui survole un champ et qui fait s’envoler une dizaine de corneilles apeurées.

Je m’arrête, ouvre la vitre et prend mon boitier. Sans réfléchir, je commence à la prendre en photo, tout en me disant qu’elle est bien grosse cette buse et très blanche…

Puis, je la vois faire le vol du saint-esprit, ce qui n’est pas très courant pour cette espèce…Un doute me gagne mais le temps de prendre une autre photo et la voilà qui s’en va, sans doute inquiète du manège de ces deux olibrius qui lui braquent leur oeil noir droit dessus…

Ce n’est que de retour à la maison que je vois de plus près la photo et que je me dit qu’elle est vraiment bizarre cette buse…

Alain aussi, dans le même temps, m’envoie des messages et la certitude nous vient : ce n’était pas une buse variable très blanche mais un circaète Jean-le-Blanc !

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Pourquoi ce drôle de nom me direz-vous ?

Si l’on en croit Henriette WALTER et Pierre AVENAS dans leur ouvrage La mystérieuse histoire du nom des oiseaux, le nom Circaète vient du grec Kirkos Aetos qui signifie « faucon aigle ».

Le circaète est un grand chasseur de serpents et, de ce fait, il jouissait au moyen age d’une image très positive auprès de l’Église qui voyait en lui un destructeur performant de cette émanation de Satan. Or, à cette époque, « Jean » (le disciple préféré du christ) était le surnom donné aux gens habiles et adroits.

On retrouve cette étymologie liée au serpent dans les autres noms du circaète :  Snake eagle en anglais, Schlangenadler en allemand et celui de la couleuvre en espagnol avec Aguila culebrera.

Quand à « Le blanc », cela fait vraisemblablement référence à sa couleur dominante quand on le voit de dessous.

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Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace de grande taille, mesurant environ 70 cm de long pour 1,70 à 1,85 m d’envergure. Son poids varie de 1,5 à 2 kg.

Il a le dessus des ailes brun et le dessous des ailes blanc. Le corps est parsemé de taches colorées, de couleur et densité variables suivant les individus (entre beige clair et marron foncé). Ces touches de couleur forment des lignes parallèles sous les ailes, et trois barres sous la queue.

Une bavette plus sombre s’étend du menton à la poitrine

La tête est plutôt large, ronde, avec un bec court et des grands yeux jaunes, ce qui lui donne un peu un air de chouette. En fait, la tête du Circaète diffère de celle des autres rapaces diurnes : les yeux sont plus gros et dirigés vers l’avant, ce qui lui confère une très bonne vision binoculaire.

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La technique de chasse du Circaète est particulière : d’un vol plané, très lent, il survole une étendue de terrain dégagée, en scrutant le sol, à une hauteur moyenne (entre 50 et 200 mètres).

Dés qu’il pense avoir repéré quelque chose, il passe en vol stationnaire, de quelques secondes à plusieurs minutes, appelé « vol du Saint-Esprit » (en souvenir de la colombe de l’Évangile, encore une image religieuse…).

Pour cela, il s’arrête simplement sur place en étendant ses ailes, face au vent, en régulant constamment les filets d’air par des changements plus ou moins rapides de l’extension de ses ailes, leur angle d’incidence, l’écartement de ses rémiges ou de sa queue, le tout en essayant de garder la tête le plus immobile possible…Pas si simple…

Quand il a finalement repéré une proie à coup sur, il se laisse tomber en pliant ses ailes, généralement les pattes en avant, d’un piqué assez rapide.

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Le circaète Jean-le-Blanc se nourrit presque exclusivement de reptiles, principalement des serpents, qui représentent 70 à 96% de ses prises. Ses proies préférées sont les grandes couleuvres (à collier ou d’Esculape). Une telle spécialisation est d’ailleurs un phénomène assez rare chez les rapaces.

D’après plusieurs travaux, l’estimation du nombre de serpents prélevés par un couple et son jeune par saison, serait de 700 à 800 individus. Il a même été observé des maximum de 1500 proies capturées…

Le Circaète Jean le Blanc est partiellement protégé des morsures par des écailles présentes sur ses pattes, et par l’épais plumage des cuisses et du corps. Mais, il n’est pas immunisé pour autant contre le venin et doit faire preuve d’habilité dans sa capture…

Il saisit le serpent dans ses serres et l’achève à coups de bec au niveau de la tête. Après la capture le serpent est ingurgité tout de suite s’il est de petite taille.

S’il est de grande taille, il l’emporte pour le digérer ailleurs. c’est pour cela qu’on aperçoit parfois un bout du reptile qui dépasse de son bec.

De plus, pendant la phase de rapprochement des partenaires, il arrive que le mâle laisse pendre une très longue portion de couleuvre hors du bec : il s’agit pour lui d’attirer la femelle, pour lui faire une « offrande » en vue de l’accouplement.

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Le circaete est un oiseau migrateur. Dés la mi-aout, ils s’envolent pour l’Afrique de l’ouest où ils passent l’hiver jusqu’au printemps suivant.

En France, il ne niche qu’au sud d’une ligne reliant la Vendée au Jura en passant par la Sologne, l’Orléanais, le sud de l’Yonne et la Côte d’Or.

Toutefois, la majorité des couples sont fixés dans le sud-est : régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, sud de Rhône-Alpes et sud-est du massif central.

Le passage migratoire pour les oiseaux français s’effectue, en majorité, par les Pyrénées dont 80% par l’Est de la chaîne, puis le détroit de Gibraltar pour rejoindre ses quartiers d’hiver sud sahéliens.

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Cette espèce a été moins persécutée que d’autres rapaces, du fait de sa « bonne réputation » de destructeur de serpents. Toutefois, les changements survenus dans les habitats à cause de l’augmentation de l’agriculture et de la déforestation, affectent les populations de certains pays.

Il bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Il est inscrit à l’annexe I de la directive Oiseaux de l’Union européenne.

Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

Et puis, au delà de la réglementation et de sa bonne réputation pour un rapace, il est si beau à observer !

Même quand on le rencontre par hasard, et qu’on le prend pour une buse….

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Sources, liens et remerciements :

La mystérieuse histoire du nom des oiseaux par Pierre AVENAS et Henriette WALTER

Le site de Marie-Christine Dehayes pour l’étymologie du Circaète

L’observatoire des rapaces de la LPO

Wikipedia

oiseaux.net

 

L’écureuil roux

Parmi les rongeurs, l’écureuil roux est sans doute un de ceux qui attirent le plus la sympathie des petits et des grands.

Il faut dire qu’avec sa queue en panache, sa silhouette gracieuse et son agilité, il nous donne l’impression d’un animal familier, auquel personne ne peut vouloir du mal.

Et pourtant, cette espèce rencontre nombre de difficultés pour survivre dans nos contrées.

Mais, commençons par l’examiner de plus près.

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L’Écureuil roux (Sciurus vulgaris) est donc un rongeur de la famille des Sciuridés et du genre Sciurus, nom provenant du grec ancien « skíouros » signifiant « dont la queue fait de l’ombre ».

Strictement forestier et arboricole, l’Écureuil roux est le plus gros des rongeurs de ce type de milieux. C’est d’ailleurs le seul écureuil autochtone présent en France.

Le pelage de l’Écureuil roux est variable selon les individus. Si une grande proportion d’individus présente un pelage roux, de nombreuses autres couleurs sont observées, allant du gris, au marron foncé, voire au noir.

Les individus foncés sont rencontrés plus fréquemment en montagne, dans les Alpes ou les Pyrénées. C’est d’ailleurs le cas de celui présenté ici et qui a été photographié dans le Vercors, à 1000 m d’altitude.

Son ventre est toujours blanc. Ses oreilles portent un pinceau de poils bien visible et caractéristique. Ces « toupets » deviennent encore plus importants en hiver.

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On peut l’observer toute l’année dès le lever du jour mais il cesse son activité dés la tombée de la nuit.

Il est présent dans les boisements composés de feuillus, mélèze, pins, sapins mais également dans le bocage, les parcs et jardins.

Il fréquente essentiellement la frondaison des arbres mais peut être également observé au sol, en  recherche de nourriture.

Ses membres postérieurs bien développés, lui permettent de faire des bonds importants de branche en branche.

Son pied postérieur est constitué de 5 doigts, contrairement à ses mains qui n’en comptent que 4. Tous sont munis de griffes acérées lui permettant de grimper facilement aux arbres, aussi bien en montant qu’en descendant y compris la tête la première….

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L’écureuil roux est omnivore et adapte son alimentation aux disponibilités en nourriture de son territoire.

Au printemps et en été, son régime est très diversifié : baies, fleurs, jeunes pousses d’arbres, fruits à pulpe (cerise par exemple), invertébrés (insectes, escargots), et occasionnellement œufs et oisillons (et oui…).

En automne, les fruits d’arbres tels que graines de conifères, faînes, châtaignes, glands, noisettes et noix sont enterrés au hasard de ses déplacements, mais de préférence rassemblés au pied des arbres, ou dans des cavités.

Il stocke également des champignons, séchés au préalable. Il redécouvre ses réserves au cours de l’hiver, lors de la recherche de nourriture.

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Contrairement à la croyance populaire, il ne niche pas forcément dans un trou d’arbre.

En effet, l’écureuil roux trouve refuge, et met bas, dans des nids qu’il construit généralement à la fourche d’une branche, ou dans la couronne d’un arbre, entre 5 et 15 m de hauteur, assez haut pour échapper aux mammifères prédateurs, mais pas trop haut, afin de ne pas être exposé aux vents violents.

Au cours des saisons, l’Écureuil roux fréquente plusieurs nids en parallèle, afin de tromper les prédateurs. Il arrive également qu’il s’installe dans des cavités d’arbres (ancien nid de pics par exemple) pour s’abriter, voire également pour mettre bas.

D’où l’image d’animal vivant dans une cavité…

Il n’hiberne pas mais restera volontiers blotti dans son nid par grand froid.

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En forêt de chênes et de charmes, l’Écureuil installe fréquemment son nid sur un charme situé à proximité d’un Chêne.

L’accès au nid se fera par le tronc du chêne (écorce bien adhérente), puis par les branches latérales, et se termine par un bond lui permettant d’accéder aux branches du charme.

En effet, l’écorce lisse du charme interdit l’accès direct au nid par le tronc et protège ainsi l’écureuil des prédateurs notamment la martreCelle-ci, d’un poids environ 5 fois supérieur, ne parvient pas à emprunter le même itinéraire que lui…

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Mais alors me direz vous, qu’est ce qui peut bien menacer l’écureuil ?

D’après les études scientifiques, les prédateurs naturels ne prélèvent qu’une infime partie des populations d’écureuils roux, et ils ne sont en rien responsables d’une diminution des effectifs de ce rongeur forestier.

En France, ses principaux prédateurs sont la martre des pins, le chat sauvage, l’autour des palombes, la buse, le renard roux, le chien et surtout, le chat domestique.

En effet, la prédation par les chats domestiques n’est pas insignifiante, notamment lorsque l’Écureuil se rapproche des habitations pour se nourrir à partir des aliments distribués par les particuliers.

Malgré son statut « d’espèce protégée » depuis plus d’une trentaine d’années, ses densités demeurent faibles excepté dans les habitats les plus favorables, dans les jardins à proximité des habitations, et dans certains parcs urbains.

La fragmentation de ses milieux de vie, les collisions sur les routes, voire l’arrivée de compétiteurs comme l’écureuil gris originaire d’Amérique du nord, fragilisent ses populations.

Bref, malgré l’impression que l’on peut avoir qu’il a toujours été là et qu’il sera toujours présent dans nos arbres, c’est un animal qui doit de plus en plus lutter pour sa survie.

Donc, si vous le croisez au détour d’un bois, prenez le temps de l’admirer car rien ne dit que vous le reverrez de sitôt…

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Sources, liens et remerciements :

Le muséum national d’histoire naturelle et ses pages écureuils

Wikipedia

 

Le ragondin

Et encore un mal aimé !

Et lui, actuellement, au rayon des parias, il a le pompon !

Tout le monde se souvient de ces images en marge d’une manifestation (âmes sensibles s’abstenir…), de quelques « agriculteurs » en train de les frapper à grands coups de pieds, pendant que leurs congénères rigolaient grassement du traitement infligé à ces bestioles…

En l’occurence, il s’agit d’un lynchage public sur des animaux sans défense dont la seule faute est d’exister…

Il semble que ces exploitants agricoles (tout un programme…) ne fassent pas la différence entre une autorisation de régulation d’une espèce classée nuisible et le fait de considérer des êtres vivants comme de vulgaires objets sur lesquels on peut se défouler.

Mais plutôt que de polémiquer, essayons de prendre du recul et de considérer avec un peu plus d’objectivité le cas du ragondin.

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Le Ragondin (Myocastor coypus) est un rongeur de la famille des Myocastoridae; Ce n’est donc pas un castor, qui lui fait partie des Castoridae.

Il est vrai que l’on peut aisément les confondre. Mais, hormis sa taille plus petite, la section de sa queue est ronde alors qu’elle est large et plate chez le castor.

On peut dire que la queue du castor ressemble à une pelle et celle du ragondin à une longue lime.

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Il ressemble également beaucoup au rat musqué mais celui ci à une queue ovale et est beaucoup plus petit.

Il pèse en moyenne 7 kg (mais parfois jusqu’à 10kg), mesure environ 50 cm et est doté d’une queue de 25 à 45 cm.

Sa tête est relativement grosse et ses oreilles sont toutes petites, mesurant 2 à 4 cm. Ses narines et ses yeux sont placés en hauteur lui permettant de respirer et de voir tout en nageant.

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Son pelage est brun foncé à brun-roux et légèrement plus clair sur la partie ventrale de son corps et sur ses pattes. L’extrémité de son museau ainsi que son menton sont blancs.

On note la présence de longs poils en forme de moustache et de couleur blanche de chaque côté de son museau (des vibrisses).

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On le reconnaît aisément par ses 4 grandes incisives orange facilement observables, comme chez les castors, mais tirant plus sur le rouge.

Le ragondin possède 20 dents dont 10 sur la mâchoire supérieure et 10 sur la mâchoire inférieure.

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Sur chaque patte antérieure, le ragondin possède 5 doigts munis de longues griffes ; on note que les pattes antérieures ne sont pas palmées.  L’empreinte laissée par cette patte mesure en moyenne 5 à 6 cm de long comme de large.

La patte postérieure du ragondin est palmée sur 4 doigts, laissant un 5ème doigt (externe) indépendant.

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Remerciements à http://animal.cheloniophilie.com pour l’illustration

Sa fourrure est épaisse et imperméable ce qui permet de nager durant une grande partie de son temps.

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Rongeur herbivore, son régime est normalement constitué de céréales, de racines, d’herbes et de glands.

Néanmoins, il s’adapte très vite aux ressources disponibles sur son territoire. Il consomme ainsi une grande quantité de de céréales comme le maïs et le blé. Majoritairement herbivore, il peut toutefois manger des moules d’eau douce.

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Il creuse un terrier de 6 à 7 m le long des berges. Ce terrier possède en général plusieurs entrées, dont une subaquatique.

Le ragondin atteint sa maturité sexuelle vers six mois et es mâles sont actifs sexuellement toute l’année. La femelle a deux ou trois portées par an de cinq ou sept petits en moyenne. Elle les allaite pendant sept à huit semaines.

Fait particulier, ses mamelles sont déportées vers les flancs au lieu d’être placées sous le ventre comme chez la plupart des mammifères, ce qui lui permet de nager avec ses petits accrochés aux tétines.

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Le froid est un facteur limitant et les hivers rigoureux leur sont fatals. L’organisme du ragondin n’est pas adapté au gel comme celui du castor. Lors d’hivers rigoureux, de nombreux ragondins ont la queue qui gèle, ce qui dégénère en gangrène mortelle.

Ce gros rongeur, originaire d’Amérique du Sud, fut introduit en Europe au XIXe siècle pour l’exploitation de sa fourrure bon marché.

Hélas, avec la chute des cours de la fourrure après la crise économique de 1929, de nombreux élevages relâchèrent les ragondins dans la nature.

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Dans les pays où il a été introduit, le ragondin n’a aucun prédateur naturel, tout du moins à l’état adulte, à part le renard roux. Les jeunes ragondins sont parfois les proies de mammifères prédateurs comme la fouine, ou des oiseaux comme le busard des roseaux, la buse variable et la chouette effraie.

Mais, ces prédateurs n’ont rien de comparable avec les caïmans, alligators et autres pumas qui le régulent dans le continent américain.

Résultat : il est désormais présent dans plus de 70 départements français et les populations ont augmenté de manière sensible ainsi que leur impact .

Pêle mêle, on lui reproche aujourd’hui :

  • la dégradation et la mise à nu des berges favorisant leur érosion progressive ;
  • la fragilisation des fondations d’ouvrages hydrauliques par le réseau de galeries ;
  • des dégâts causés aux cultures (céréales, maraîchage, écorçage dans les peupleraies…) ;
  • des menaces sur certaines espèces végétales aquatiques à cause d’une surconsommation;
  • la destruction des nids d’oiseaux aquatiques;
  • ainsi que la possibilité de transmission de maladies telles que la douve du foie ou la leptospirose.

N’en jetez plus !

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Depuis, en France, il est inscrit officiellement sur la liste des animaux susceptibles d’être classés nuisibles.

Dans certaines régions, il a fait l’objet de plans de lutte collectifs, à l’échelle de dizaines de communes. Les méthodes de lutte contre le ragondin sont les mêmes que celles autorisées pour les autres espèces nuisibles : tir au fusil, tir à l’arc, piégeage, déterrage…

L’empoisonnement avec des appâts garnis d’anticoagulants comme le bromadiolone, pourtant interdit depuis 2006, est parfois poursuivi.

Et tout cela ne semble pas vraiment efficace tout en ayant de l’impact sur d’autres espèces.

Pourtant, à l’inverse, lorsque sa densité n’est pas trop importante, cette espèce joue un rôle positif dans l’entretien de la végétation des marais (roseaux, lentilles d’eau).

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Au final, on a un peu l’impression que  cet animal « immigré » est chargé de tous les maux et problèmes du monde agricole de ce début du 21ème siècle…

Si les dégâts qu’il occasionne sont réels, nous ne pouvons oublier notre responsabilité dans sa prolifération et devons assumer sa régulation.

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Mais, cela doit pouvoir se faire dans le respect du à un être vivant, sans infliger de souffrances inutiles ni s’en servir de défouloir en place publique comme aux plus sombres heures du haut moyen âge….

On peut même le trouver beau, et à l’instar de mon ami Alain, se prendre de passion pour lui….

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Sources, liens et remerciements :

Wikipedia

Le documentaire de Catherine Lacroix et François-Xavier Pelletier : Ragondin – Les dents du marais
https://www.youtube.com/channel/UCaCq…

animal.chelionophilie

 

Le héron cendré

« Un jour sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
le Héron au long bec, emmanché d’un long cou ».                                                                                   

Depuis La Fontaine et sa fable, le héron nous est familier, même si le célèbre fabuliste y dessine un portrait peu flatteur de l’oiseau.

Donc, plus modestement, essayons d’esquisser, 
une image plus sensée, du héron cendré.

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Cet échassier a pour nom savant : Ardea chinera. Il fait partie de l’ordre des Pélécaniformes comme les pélicans, les ibis ou les spatules et, plus précisément de la famille des Ardéidés comme les aigrettes ou les butors.

 Le haut de sa tête est noir surmonté d’une huppe de la même couleur. Son cou est blanc, avec des striures noire sur la gorge. Le dos est gris, l’extrémité des ailes noires. Il possède un long bec jaune.

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Il possède une excellente vue panoramique latérale et une très bonne vision binoculaire frontale. Son ouïe, également très développée, le fait réagir au moindre bruit suspect.

Il atteint en général 95 cm de hauteur et une envergure de 1,85 m pour un poids de 1,5 à 2 kg.

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Le vol du héron cendré est lent, avec le cou replié (lové en S). Ceci est caractéristique des hérons, à l’opposé des cigognes, des grues et des spatules qui étendent leur cou en volant.

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Apparemment lent, il vole tout de même à 45 kilomètres à l’heure. C’est un migrateur partiel qui ne se déplace généralement pas au-delà de 500 kilomètres. Certains sujets demeurent même sédentaires.

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On le trouve tout particulièrement sur les marais côtiers ou intérieurs, les rivières à débit lent, les deltas, les étangs et les champs humides.

Si l’hiver est froid, il visite parfois les mangeoires garnies de déchets de cuisine et les étangs de jardin peuplés de poissons rouges…

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Le héron cendré se nourrit le plus souvent de poissons, mais il consomme également des batraciens, des reptiles, des crustacés, des petits mammifères (musaraignes d’eau, campagnols, mulots, rats), et même des végétaux (bourgeons).

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Les hérons cendrés se reproduisent de février à juillet. Ils nichent généralement en colonies, appelées héronnières, au sommet des arbres, en forêt, dans certaines zones humides ou aux bords de lacs et de rivières.

Les hérons y construisent un nid plat, en forme de plate-forme. La femelle y pond de 3 à 6 œufs de couleur claire mais ce nombre peut être largement dépassé (parfois doublé). Ces œufs vont être couvés alternativement par les deux parents durant 25 à 28 jours.

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On peut souvent appercevoir les « petits » immobiles dans le nid et attendant le retour des leurs parents.  Grâce au radiopistage, des ornithologues ont observé que les parents chassent dans un rayon de 15 à 40 kilomètres autour de la colonie.

Les petits apprennent donc la patience, car 4 à 7 heures peuvent s’écouler entre deux nourrissages.

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A mesure qu’ils grandissent, leur appétit augmente contraignant les deux parents à rechercher des proies sans relâche, chacun de leur côté.

On a même estimé que le couple peut parcourir jusqu’à 6 000 kilomètres durant la saison de reproduction et de nourrissage…

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Les jeunes prennent leur envol vers 50 jours et quittent le territoire des parents au bout de 8 à 9 semaines.

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Et puis, n’en déplaise au grand La Fontaine,
au delà de ces faits, de façon certaine,
peut être ne faut il, au final conserver,
qu’un seul élément de ce portrait, sa beauté !

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Liens, sources et remerçiements :

Oiseaux. net

Wikipedia

Oiseaux-birds.com

 

 

Le moro-sphinx

Et encore un papillon nocturne actif la journée !

Et en plus, on aurait presque tendance à le prendre pour un mini-colibri. D’ailleurs, il est parfois appelé Sphinx colibri ou Sphinx du caille-lait. Certains le prennent même pour un gros bourdon.

Son nom latin vient de Macroglossum = grande langue et stellatarum : des asters

Son nom commun, « moro » proviendrait des couleurs teintées de noir des ailes de ce sphinx, (Dr Paul Atgier, Les Maures d’Afrique). Pour d’autres, l’étymologie de moro-sphinx serait « Sphinx fou ».

Mais c’est bien un lépidoptère, nom savant de la plupart des papillons, issu du grec lepidoptera qui signifie « à ailes écailleuses ». Il appartient précisément  à la  famille des Sphindigaede, dont la plupart des représentants sont nocturnes.

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En été, cet insecte migrateur peut se rencontrer presque partout dans l’hémisphère nord mais il réside de manière permanente uniquement dans les climats tempérés les plus chauds (Espagne, Portugal, Italie, Turquie, Afrique du Nord).

En effet, il survit rarement à l’hiver aux latitudes plus nordiques.  Il est présent durant la saison chaude dans tous les départements de France métropolitaine.

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Le cors est trapu, grisâtre, velu, avec des taches blanches sur le coté. Les ailes antérieures sont de couleur brun-gris avec des lignes plus foncées, les postérieures sont rousses, grises à leur base, et plus sombre sur leur bord externe. Les antennes sont bien visibles et en forme de massues.

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Il est rare de voir ce papillon posé. On le remarque le plus souvent, volant de fleur en fleur pour butiner.

Pour cela, il utilise une très longue trompe et en restant immobile en vol stationnaire, à la manière du colibri, pompe le précieux nectar. Ses ailes battent tellement vite qu’elles sont à peine visibles.

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Le Moro sphinx peut voler jusqu’à 50 km/h40 km/h en moyenne, ce qui le place parmi les papillons les plus rapides. Toujours au titre des particularités vous noterez la vitesse du battement des ailes, de l’ordre de 75 par seconde, ce qui est considérable pour un papillon…

L’espèce peut donner deux générations par an, la première en avril-mai et la seconde de septembre à octobre.

Une partie de la seconde peut hiverner à l’état de chrysalides, et l’autre entreprendre une migration inverse, parfois jusqu’aux confins du Sahara… .Sans que l’on sache encore vraiment comment il peuvent se repérer, surtout pour ceux nées dans nos contrées…

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En tout cas, une chose est sure, le moro-sphinx est un papillon qui ne laisse pas indifférent et la diversité de ses noms et ses performances en vol ont, de tous temps, suscité la curiosité des petits et des grands…

 

Sources, liens et remerciements :

Insectes.net

Insectes.org pour l’étymologie

Wikipedia

Quel est donc cet animal

 

La pie bavarde

La beauté est elle liée à la rareté ?

Il y a quelques années déjà, un ami ornitho africain me disait : « Je ne comprends pas que vous les français, vous ne passiez pas plus de temps à observer les pies; ce sont pourtant des oiseaux magnifiques et fascinants…. ».

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Et c’est vrai qu’elles sont belles nos pies… De plus, c’est un oiseau que tout le monde, même les plus jeunes, reconnait au premier coup d’oeil sans hésitation.

Et c’est peut être pour cela qu’on s’y intéresse si peu…Trop commun !

Et bien, pour une fois, prenons un peu de temps pour l’examiner de plus près :

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D’abord son nom : pie bavarde (Pica pica en latin) et non pie voleuse. Sa réputation de voleuse a servi de prétextes à différents ouvrages comme l’opéra de Rossini La gazza ladra (La pie voleuse) ou la bande dessinée Les Bijoux de la Castafiore d’Hergé.

Une mauvaise réputation totalement injustifiée, même s’il lui arrive bien de subtiliser des proies à d’autres oiseaux plus petits qu’elle (un comportement largement répandu chez de nombreuses espèces), estiment des chercheurs de l’Université britannique d’Exeter dans une étude du comportement animal (voir article de Libé sur la synthèse).

Venons-en à sa morphologie : cet oiseau d’assez grande taille (de 44 à 56 cm de longueur) est doté d’une longue queue (de 20 à 30 cm). L’envergure varie de 52 à 60 cm et le poids de 190 à 250 g.

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Quand on pense à la pie, on a tendance à estimer qu’elles sont uniquement noires et blanches.

Pourtant, leur plumage montre des reflets métalliques, bleuâtres sur les ailes, violacés sur le corps et la tête, et verdâtres sur la queue, dus à une iridescence des plumes.

Un mélange de couleur bien plus riche que les simples dégradés de noir et blanc, jugez-en par vous même :

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Le bec puissant est noir. Les yeux sont brun foncé voire noirs. Les pattes et les doigts sont noirs.

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La pie bavarde est omnivore, se nourrissant surtout d’insectes et de chenilles (plus de 80 % de son alimentation). Mais elle consomme aussi des graines de conifères, des baies, des noisettes, des détritus, des petits rongeurs ainsi que des oeufs et des oisillons.

Ainsi, en milieu rural, en période de reproduction des passereaux, on peut observer un couple de pies, «ratisser» systématiquement de bout en bout une haie d’épineux ou parcourir de branche en branche tout le volume d’un buisson épineux, à la recherche de couvées ou nichées.

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La pie est un oiseau très sédentaire, plutôt fidèle à son nid (occupé toute l’année ou à chaque printemps) et très territorial en période nuptiale. Elle est  plus sociale en période inter-nuptiale.

Le territoire d’un couple de pies s’étend sur 1 à 2 hectares en ville, mais peut être chevauché par d’autres territoires de pies, notamment dans les parcs urbains. Il peut atteindre 4 à 5 ha en moyenne dans des habitats plus naturels

D’une année à l’autre, si des adultes reproducteurs se dispersent, c’est à faible distance. En milieu urbain, la pie semble encore plus sédentaire : les données récentes de Seine-Saint-Denis ont confirmé le caractère exceptionnel des déplacements de pies entre espaces verts (« Sur près de 500 pies baguées en 3 ans dans les parcs de Seine-Saint-Denis, seulement 4 ont été revues dans des parcs différents du lieu de leur baguage).

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La pie bavarde est dotée d’un cerveau proportionnellement plus important que celui de beaucoup d’autres oiseaux. C’est l’un des oiseaux qui mémorise bien son environnement et les endroits où il peut trouver à manger, y compris dans des cachettes où il a pu accumuler de la nourriture.

Il est le premier des oiseaux à avoir été capable d’avoir conscience de se voir dans un miroir, dans le fameux « test du miroir » réputé démontrer une conscience de soi (comme c’est le cas pour l’homme, le chimpanzéle gorille, l’orang-outan, le chimpanzé pygmée, le dauphin ou l’éléphant).

Il peut apprendre à ses petits une partie de ce qu’il a appris lui-même et , à priori, faire preuve d’empathie. Des pies ont même été observées en train « d’organiser des funérailles ». Les pies se sont tenues près du cadavre et lui ont même apporté de l’herbe…(travaux de Marc Bekoff)

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Avec tous ses éléments, il est d’autant plus difficile de comprendre pourquoi la pie bavarde est toujours classée «nuisible» dans 70 départements français, et donc, à certaines conditions, «régulable» par piégeage continu tout au long de l’année.

Il est évoqué sa prédation sur certaines espèces de petite faune et le fait qu’elle serait en concurrence avec les pratiques agricoles, d’élevage et de chasse…

Bref des arguments « anthropo-centrés » voire archaïques et basées sur des connaissances très approximatives de cette espèce.

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Pour ma part, et depuis mon enfance où je les observais dans le jardin de mon grand-père, j’ai toujours été fasciné par leur comportement.

A l’instar de mon ami africain, je pense que les pies sont la meilleure preuve que la beauté n’ést pas liée à la rareté ou à l’exotisme et qu’il suffit de regarder autour de soi pour découvrir des merveilles…

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Donc, la prochaine fois que vous croiserez une pie, prenez quelques minutes pour l’observer, vous ne le regretterez pas….

 

Liens, sources et remerçiements :

François Chiron, Dynamiques spatiale et démographique de la pie bavarde Pica pica en France : implications pour la gestion [archive] ; Thèse de doctorat en écologie, du MNHN, soutenue le 23 février 2007, PDF, 322 pages

Libération pour la synthèse d’une étude scientifique sur la pie « non voleuse ».

Oiseaux. net 

 Wikipedia

Mail on line pour les rites funéraires de pies

La zygène de la spirée

La zygène de la spirée est un papillon de nuit qui reste actif durant le jour !

Ça tombe bien, je ne fait pas trop de photos la nuit…Remarquez, c’est peu-être un tort vu la diversité d’insectes qu’on peut y rencontrer…

Mais revenons à notre Zygène. La Zygaena filipendulae doit son nom savant au latin Zygaena = « joug terrible » (allusion à ses antennes massives) et filipendulae = de la filipendule ou spirée.

Mais, contrairement à son nom, cette espèce ne vit pas sur les spiréé filipendules (comme les reines des prés) mais on la trouve le plus souvent sur les knauties des champs ou, comme ici, sur les chardons:

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Les ailes antérieures sont noires avec des reflets bleus ou verts. Elles comportent 6 points rouges (parfois jaunes), ce qui lui a valu son nom anglais Six-spot Burnet. A noter que les derniers points vers la tête sont souvent quasi fusionnés en un :

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La zygène un papillon aposématique, c’est à dire qu’ il se signale, par cette coloration noire tachée de rouge, comme toxique à ses prédateurs tel les oiseaux et les lézards.

En effet, son corps contient du cyanure au gout désagréable. De plus, s’il est attaquée, il exhale, par les pattes et la bouche, une sécrétion nauséabonde. Avis aux amateurs !

Mais ça n’empêche pas certains, comme cette abeille mellifère, d’essayer de le chasser de cette fleur appétissante…

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Pour se nourrir, à l’instar de nombreux lépidoptères (le nom savant de la plupart des papillons…), il utilise sa trompe longue et souple pour aller aspirer le nectar :

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Et pour finir, si vous avez aimé la beauté de ce papillon, sachez qu’il existe près de 800 espèces de zygène dans le monde dont 35 en France.

Ça vous laisse largement l’opportunité d’en croiser une, au détour d’une prairie fleurie avec des chardons…

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Sources, liens et remerciements :

Wikipedia

Quel est donc et animal

Microcox

 

L’aigrette garzette

Et pour ouvrir cette nouvelle galerie des « Bestioles du jour, »  je commencerais par un de mes oiseaux préféré, l’aigrette garzette.

L’aigrette garzette ou Egretta garzetta est un oiseau de l’ordre des Pelecaniformes comme les pélicans, les ibis ou les hérons, et plus précisément de la famille des Ardeidae comme les hérons, les butors, les crabiers et autres blongios…

On la distingue de ses cousines les grandes aigrettes par sa taille plus petite, vu qu’elle mesure environ 65 cm et pèse entre 500 et 650 grammes.

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Mais on l’identifie à coup sur à son bec gris/noir, ses pattes noires et ses pieds jaunes.