Les chardonnerets ont une semaine d’avance !

La semaine dernière, avec la tempête de vent du sud, sont revenus dans le Vercors mes semis-migrateurs préférés, les chardonnerets élégants.

L’année dernière, ils étaient arrivées vers le 26 janvier (cf le reportage) avant de redescendre vers le sud à la fin mars, poussés par le retour inopiné de la neige.

Étaient-ils juste de passage, poussés par les caprices du vent chaud ou allaient-ils rester jusqu’à l’automne ? Difficile à dire, mais j’espérais vivement que j’aurai le temps de les photographier…

Tout d’abord, jeudi 19 janvier, j’en aperçus deux au petit matin, qui traversaient rapidement mon jardin alors que la lumière était très faible. Difficile donc d’en être certain, même si leur silhouette est aisément reconnaissable.

Puis, je les vis, toujours au petit matin, venir reprendre leur table habituelle à ma mangeoire plateau :

Plus de doute, ils étaient bien de retour !

Ce matin, je décidais donc de me faire une petite séance d’affût pour les voir de plus près, en espérant qu’ils seraient toujours là.

Après une petite heure d’attente, une silhouette se profila sur les branches. Il me tournait le dos mais je sentais bien qu’il était dans sa phase d’approche pour vérifier qu’il n’y avait pas de danger.

Il commença par regarder la mangeoire où les habitués se disputaient les graines de tournesol depuis le petit matin.

Puis, il observa attentivement ce gros oeil de verre qui dépassait de l’affût. Cela me permis de l’observer tranquillement et de la photographier à ma guise, malgré la lumière un peu terne.

Il se déplaça encore de branches en branches afin de s’assurer qu’un danger n’était pas présent :

Avant de plonger brusquement, alors que je n’avais pas fini de régler la vitesse pour le prendre en vol…

Il atterrit sur la mangeoire et commença par regarder dans ma direction.

Puis, rassuré, il commença à manger les graines, non sans me jeter de temps en temps, un regard inquisiteur.

Mais, très vite, il du concentrer son attention sur d’autres visiteurs : les autres habitués de la mangeoire qui ne voyaient pas d’un bon oeil, l’arrivée de ce nouveau concurrent…

Il chassa une première mésange bleue

Avant d’être confronté à une mésange charbonnière qui n’avait, apparemment, pas l’intention de se laisser faire

Il commença donc à reculer un peu et à partager la mangeoire.

La tactique avait l’air de bien fonctionner et il l’appliqua avec le visiteur suivant, un moineau domestique mâle.

Mais l’arrivée de nombreux autres moineaux et des verdiers souvent belliqueux, le rendit mal à l’aise et je me doutais qu’il n’allait pas tarder à laisser la place.

Il finit pas s’envoler et se percha sur une branche, jeta un dernier regard sur les graines et la cohue d’oiseaux avant d’aller, d’un coup d’aile, voir plus loin s’il pouvait trouver sa pitance sans devoir se frotter à trop d’autres affamés…

J’étais très content de cette première rencontre de 2017 même si je n’en ai vu qu’un sur les deux que j’avais aperçus et si je n’avais aucune idée s’il s’agissait d’individus égarés, d’éclaireurs ou de membre d’un petit groupe.

Mais, le bon côté de la chose, c’est que ça me donne une motivation de plus (s’il était nécessaire…) pour continuer à les observer !

Et à vous tenir au courant par ce blog…

 


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