Le grosbec prend la pose

Le gros bec casse-noyaux est un peu la star de mes mangeoires ou plutôt le caïd qui joue les gros bras et s’installe pour de longues minutes à déguster les graines. Il est donc relativement facile de l’y photographier dans de bonnes conditions.

Hélas, malgré les apparences, il est assez craintif et il reste généralement caché dans le couvert des branchages à bien observer la situation, avant de décider qu’il n’y a aucun danger et de foncer directement dans la mangeoire. Difficile donc de l’avoir ailleurs.

Du moins jusqu’à hier….

En effet, alors que j’étais dans l’affût à photographier deux verdiers qui se chamaillaient, d’un seul coup, je l’aperçois sur la branche juste au dessus de la mangeoire…

Je suis tellement surpris que j’ai du mal à ajuster mes réglages à sa taille…

D’autant plus qu’il me regarde fixement pour mesurer si je représente un réel danger ou pas.

Il me fixe même intensément droit dans les yeux (raté pour mon camouflage….).

Rassuré par son examen, il observe attentivement tout autour de lui.

J’ai donc tout le tout le temps de lui tirer tranquillement le portrait :

Un vrai rêve de photographe ornitho…

A ce moment, je le vois regarder en bas vers la mangeoire et commencer à descendre lentement la branche.

Je réalise qu’il va plonger tout droit vers les graines. Rapidement, je modifie mes réglages de vitesse et mon cadrage afin d’essayer de l’avoir en train de plonger. Et tout cela, sans mouvements brusques pour ne pas l’effrayer et qu’il s’envole…

Je ne suis pas vraiment prêt quand je le vois relâcher ses pattes mais je déclenche sans même y réfléchir…

Dans mon for intérieur, je fais des prières pour que la photo soit nette et que le cadrage ne soit pas raté… Mais à ce moment précis, je n’en sais absolument rien…

Et puis, j’ai fait le choix de le cadrer au saut de la branche et de ne pas plus bouger vers le bas pour le suivre, je sais donc que je ne pourrai pas l’avoir en train d’atterrir sur la mangeoire.

Et effectivement, le temps de descendre tout doucement, il est déjà à pied d’œuvre sur la mangeoire à jauger la situation.

Et de gouter derechef la première graine…

Puis tranquillement durant de longues minutes, il déguste les graines sans se soucier des autres oiseaux qui patientent.

Je peuxdonc observer de près sa technique de décorticage.

J’en profite également pour lui tirer tranquillement le portrait….

Mais, les meilleures choses ayant toujours une fin, je le sentais de plus en plus nerveux et prêt à redécoller.

D’ailleurs, c’est ce qu’il fit de manière si rapide que je fus surpris et que je n’eus pas le temps de le photographier..

Mais bon, j’avais le sentiment d’avoir vécu un moment d’exception et je n’allais pas faire la fine bouche…

Et puis, il me restait plein d’images dans la tête et l’envie pressante d’aller voir si les photos étaient réussies…

Et je ne fus pas déçu du résultat…

J’espère que vous aussi…

 


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