Saoû la forêt, les oiseaux

Il y a huit ans, le Département de la Drôme avait donné une carte blanche à la Compagnie Transe Express pour investir la forêt de Saoû.

Ce spectacle, « La forêt sens dessus dessous », resta longtemps dans les mémoires comme un des temps forts de la vie du site. A l’époque, je faisais partie de l’équipe d’organisation et j’en ai gardé un souvenir enchanté, même si je n’en avais pas vu grand chose de mon stand d’accueil…

Autant vous dire que quand j’ai appris que les deux acteurs remettaient ça, et en plus sur le thème des oiseaux, je me suis empressé de prendre mon billet et de préparer mon appareil photo…

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Voici donc un petit déroulé de la journée, forcément subjectif et empreint de nostalgie vu que je n’étais pas revenu en forêt de Saoû depuis que j’ai quitté le service des Espaces naturels sensibles de la Drôme…

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Comme souvent dans ce genre d’évènement, la première vision qu’on en a, c’est les parkings…

Je savais que l’organisation avait décidé que le stationnement aurait lieu à la sortie du village de Saoû qu’il faudrait relier à pieds et qu’ensuite, des navettes avec un horaire très précis, nous amèneraient en forêt.

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Et là, surprise, dés le parking, je tombe sur trois anciens collègues exilés bien loin de la forêt, à gérer le stationnement des centaines de voitures.

Laurent, qui a toujours su démontrer que l’autorité naturelle et le charisme ne sont pas une question de taille,

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Et Bernard, qui arrête si bien les voitures d’un doigt, qu’on dirait qu’il a fait ça toute sa carrière… (Désolé Christine, tu n’as pas eu droit à ta photo…).

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Après de brèves retrouvailles (faut dire qu’ils avaient un peu de boulot …), une deuxième surprise agréable m’attendais.

En effet, au lieu de longer une route bitumée, c’est par un petit chemin champêtre qu’il me fut proposé de relier Saoû.

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Par contre, la forêt était sous les nuages et je me disais que ça allait être compliqué question lumière pour faire des bonnes photos…

En attendant, le chemin continuait agréablement à serpenter dans la campagne Saonienne et on voyait bien qu’on n’était pas perdu…

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Puis, on déboucha dans le village à proprement parler et, le moins que l’on puisse dire, c’est que malgré la grisaille, il y en a des moins agréables à  traverser…

Nous arrivâmes enfin au départ de la navette et à l’heure. En effet, notre billet indiquait un départ à 11h et l’obligation d’être strictement dans les temps pour avoir de la place.

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Las, cette rigueur germanique n’était que dans l’annonce vu que nous attendîmes environ 40 minutes avant d’embarquer pour la forêt… Heureusement, il y avait plein d’amis et de connaissances dans la file et nous passâmes un bon moment à imaginer ce qui nous attendait.

Il faut dire que pour la plupart des gens présents c’était leur première fois en forêt de Saoû et ils n’avaient aucune idée d’où ils allaient vraiment et comment ça allait se passer…

Mais l’attente prit fin et Grabouille, notre accompagnatrice, put contribuer à détendre les passagers en distribuant programmes et informations dans la bonne humeur.

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Au bout d’une dizaine de minutes de route, nous arrivâmes enfin au parking du silo.

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Mon regard fut tout de suite attiré par un oiseau d’acier qui annoncait le thème de la journée, tout en s’inscrivant parfaitement dans le message de l’expo Burrus d’un « rêve pour la forêt ».

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Autre surprise agréable, nous fûmes accueillis par Olivier, le chargé de mission de la forêt qui, talkie-walkie en main, gérait les flux, sans se départir de son sourire :

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Comme lui aussi avait (un peu…) de travail, je le laissait tranquille et je pénétrait dans le parc.

J’aperçus tout de suite le stand d’accueil mais fut un peu déçu par son manque de pep’s, de couleur et de fantaisie; honnêtement, je m’attendais à plus décalé et plus en lien avec le thème…

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Mais bon, vu que je connaissais le programme et (un peu…) la topographie des lieux, ça ne me dérangea pas plus que ça.

Les spectacles étant programmés pour plus tard, je décidais d’aller faire un tour sous les platanes où étaient prévus les stands de sensibilisation.

Au passage, je repérai les food trucks (ou camions pizza en français…) et, grosse erreur stratégique, je décidai de remettre à plus tard l’achat du ravitaillement…

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Je fit alors un petit tour sur les stands de la LPO et de la Communauté du Val de Drôme afin d’y saluer les animateurs, bénévoles et gardes que je connaissais.

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Et puis j’aboutis au stand des ENS où Yannick et Philippe officiaient et, inlassablement, informaient les visiteurs sur la vie des oiseaux.

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L’observatoire des oiseaux, façon palissade d’affut, était d’ailleurs un vrai succès tant auprès des petits…

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Que des grands…

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Les écogardes équestres saisonniers étaient également là et faisaient toujours autant recette.

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Des stands de découverte suspendus avaient également été montés par le Club Alpin Français et chacun, en fonction de son age et de son niveau, s’essayait à l’équilibre :

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Et pour ceux qui voulaient tester le trapèze, la Cie Tour de cirque proposait une initiation.

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Et, très vite, la file d’attente s’allongea…

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Au gré des déambulations, la Pekno parade et la Taraf des trois becs rythmaient les découvertes de toutes les générations qui se mélangeaient allègrement.

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L’heure du déjeuner approchant, je me dirigeai vers les camions aperçus plus tôt mais ils étaient pris d’assaut et, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça se mérite un panini ou un café en forêt de Saoû…

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Une fois restauré, il était temps de faire le tour des spectacles, au gré des prairies.

D’autant plus que la forêt de Saoû à la particularité d’être comme un vaste théâtre à ciel ouvert où l’on croise les acteurs au détour d’un chemin ou d’un pré et où on a vraiment l’impression d’en faire un peu partie…

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Après ces mises en bouche, je pus donc, entre autres, voir les Burdini’s et leur magie bucolique où les oiseaux tiennent une place classique mais qui fascine toujours autant les spectateurs :

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La Cie Pas de loup avec Emelyne N’guyen et Isabelle Raquin (bien connue dans le Vercors et avec qui mes filles ont fait leurs premiers pas de danse), dans un spectacle décalé et très prenant, où une caravane tenait le premier rôle.

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Ces performances, sans oublier celles du cirque Hirsute, des Envolires ou de la Cié Tout Samba’l avaient toutes réuni un public nombreux et attentif.

Mais le clou du spectacle était encore à venir…

En effet, tout le monde attendait la Cie Transe Express qui aidée de Mattatoio Sospeso et d’Animotion, nous avait promis un spectacle naturel, lyrique et suspendu, tel une parade vivace pour réveiller les fétiches de l’Auberge des Dauphins !

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on a pas été déçus…

Tout commença par des oiseaux acrobates qui volaient de branches en branches :

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Rejoints au sol par une forêt de sapins percussionnistes :

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Des maîtres d’hôtel faisaient voltiger la vaisselle et formaient un cortège hétéroclite :

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Avant que ne déboulent deux élégantes perchées, chantant et haranguant la foule, du haut de leurs crinolines démesurées et colorées :

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Ce cortège se fraya un passage au milieu des spectateurs avec l’aide de Gilles Rhodes qui fit son maximum (comme toujours…) pour que le spectacle se déroule au mieux :

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Toute la troupe remonta donc l’allée des cèdres et entraina la foule avec elle dans une procession hétéroclite et bonne enfant.

Par contre, pas facile de faire des photos au milieu d’une telle foule… Il faut dire que les oiseaux que je photographie d’habitude sont moins entourés… On va dire que c’est le métier qui rentre…

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Arrivé devant l’Auberge des Dauphins, une autre partie du spectacle commença avec un opéra sylvestre pour quatuor de danse verticale sur la façade :

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Si l’objectif était de faire rêver et s’émerveiller les participants en regardant l’Auberge et en l’imaginant comme un lieu susceptible d’accueillir des spectacles, ce fut réussi !

D’autant plus qu’on eut droit à une apparition de Maurice Burrus, que les échos du spectacle avaient ramené au balcon de l’Auberge :

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Il harangua la foule qui se massait avec moult difficultés devant le bâtiment et, d’un petit air de yukulele, lança le bal final :

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Mais comme toute les meilleures choses, le bal et la parade prirent fin et certains purent en profiter pour assouvir leur curiosité (photos de mon assistante de luxe Charlotte Bizot) :

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Après ce magnifique spectacle, le temps passa très vite et il était l’heure de regagner le point de départ des navettes pour revenir à Saoû.

Là, ce fut un peu la foire d’empoigne pour accéder aux cars et il y a sans doute des choses à mettre en place pour mieux gérer le flux lors de l’embarquement et ne pas laisser aux participants, une dernière impression de tension et de chacun pour soi…

Heureusement, la Pekno Parade était là pour nous aider à partir en musique :

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Une fois parvenu à accéder au car, le retour fut rapide et je me retrouvais sur le petit chemin bucolique qui menait vers les parkings quand le soleil se décida enfin de percer les nuages :

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Je me retournai donc une dernière fois pour apercevoir enfin les parois du synclinal perché et pour regretter toutes ces photos lumineuses que j’aurai pu prendre s’il avait daigné arriver quelques heures plus tôt…

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Mais ce fut malgré tout une belle journée pleine de rencontres, de retrouvailles, de nostalgie et de féérie et je suis vraiment heureux d’avoir pu y participer, même comme simple spectateur !

Espérons que le Département de la Drôme et la Cie Transe Express ne mettront pas à nouveau huit ans pour remettre ça…

 

 

 

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