août 29

L’onagre à grandes fleurs

L’Onagre à grandes fleurs

Oenanthera glazioviana

Famille:
Onagraceae

Synonymes:
Onagre de Glaziou

Ethymologie :
Le nom d’onagre fut donné, par le botaniste Pitton de Tournefort (1656-1708), en raison de la ressemblance de ses feuilles avec les oreilles des ânes. Celui d’oenothère viendrait de l’odeur de vin des racines séchées (oinothera = plante à la saveur vineuse). Autre variante explicative: on croyait même qu’elle apprivoisait les animaux si elle était préalablement infusée dans du vin (du grec, oinos = vin; ther = bête sauvage) !

Origine:
Amérique du nord

Hauteur:
De 50 à 150 cm de haut

IMG_8501A (Medium)Fleurs:
Les fleurs sont jaunes. Elles sont dépourvues de pédoncule. Elles possèdent 8 étamines.  Le pistil est surmonté d’un seul style et de 4 stigmates étalés en croix. La corolle est formée de 4 pétales égaux, libres, avec l’extrémité arrondie

Feuilles :
Sur la tige, les feuilles sont alternes

Tige :
La tige est pleine, à section ronde. Elle a une surface lisse, et elle est poilue.

Période de floraison:
Elle fleurit de juin à septembre

Milieu :
On la trouve sur des sols assez sablonneux au soleil ou à la mi-ombre. Elle affectionne les talus.

Usages :
Elle fut introduite en Europe vers 1612-1614 avec la terre qui servait à ballaster les bateaux. En Europe centrale, les paysans l’utilisèrent pour soulager leur faim durant les guerres du XVIIIe et XIXe siècle. Mais, jusqu’à une époque récente, cette plante était pourtant peu apprécié, comme en témoigne son nom  d' »herbe aux ânes » car, eux, les ânes la mangent avec plaisir.
Les Indiens d’’Amérique ne  mangeaient l’œ’onagre que lors des périodes de disette; ils s’en frottaient le corps et leurs mocassins pour masquer les odeurs humaines pour chasser. Un des pouvoirs magiques de l’onagre etait de donner de la chance à la chasse.

Lieu d’observation :
Lans en Vercors, Hameau de la Chenevarie
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août 29

L’Epeire Fascié

Épeire fasciée
Argiope bruennichi

Ordre :
Araneae

Famille:
Araneidae

Synonymes:
Argiope frelon, argiope rayée, argiope fasciée

Origine:
Originaire de la zone méditerranéenne, on la rencontre de l’Afrique du Nord à la Scandinavie, et depuis la fin du XXe siècle davantage en Europe. Elle était autrefois particulièrement présente au sud de l’Europe (essentiellement au sud de la Loire en France) et considérée comme rare au nord de cette ligne.

Taille :
La femelle mesure entre 15 et 25mm de long. Le mâle a une taille beaucoup plus petite autour de 5mm.

Milieu :
Elle fait sa toile dans les hautes herbes et les champs en friche ou dans les vallées chaudes et humides. On la rencontre également à la limite des bois ou le long des clôtures.

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Reproduction :
Le mâle, au terme de l’accouplement, abandonne son appareil copulateur afin de pouvoir s’échapper rapidement et de diminuer les chances de ses rivaux de le concurrencer. Mais parfois, il n’est pas assez rapide et la femelle lui injecte son venin et le dévore. On peut alors observer ses restes dans la toile :

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Après l’accouplement, la femelle pond rapidement 200 à 300 œufs dans un cocon blanc camouflé en brun, composé de soies de structures biochimiques différente, suspendu dans les graminées peu au-dessus du sol. Ainsi, les œufs hivernent à l’abri du gel.

Description :
L’argiope frelon est une araignée orbitèle. Pour chasser, elle bâtit une toile géométrique (orbiculaire, forme proche du cercle) dans la végétation, à moins d’un mètre de hauteur. Elle comporte de 19 à 41 rayons (généralement 30) Cela lui prend environ une heure à l’aube ou au crépuscule.

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L’araignée immobilise sa proie grâce à un venin paralysant. Il est inoculé par l’intermédiaire des crochets portés par les chélicères au sommet desquels s’ouvre un minuscule orifice. Comme chez les autres araignées, l’Argiope dilue les chairs de sa proie, grâce à son venin et surtout les sucs digestifs que l’araignée régurgite.

Elle se nourrit principalement de sauterelles, de mouches et d’abeilles, et peut dévorer jusqu’à 4 sauterelles par jour.

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Divers :
Une des particularités de l’épieire fasciée est la présence du Stabilimentum, un motif blanc de soie en zig-zag qui se trouve sur la toile.

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De nombreuses théories tentent d’expliquer son ou ses utilités. L’une d’elles propose qu’il contribue à attirer les proies du fait de sa grande brillance dans le spectre des ultra-violets, brillance que les insectes perçoivent et qui les attireraient.

Une autre théorie expliquerait la présence du stabilimentum afin de renforcer la toile, en particulier pour capturer les gros insectes ou pour faciliter sa fuite rapide en cas de danger. L’étude de A Tilquin  » Les transformations du stabilimentum et l’évolution organique chez Argiope Brunnichi  » donne notamment des détails intéressants sur la saisonnalité du Stabilimentum.

Lieu d’observation :
Lans en Vercors, hameau de Chenevarie, à proximité d’une clôture de fil barbelé bordant un ruisseau.
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Liens pour en savoir plus :
La hulotte : et oui on en revient toujours à La Hulotte et en particulier aux N° 73 et 74

Les Souvenirs entomologistes de Jean-Hentri Fabre

Le monde des insectes  : avec des hypothèses sur le Stabilimentum

La revue scientifique en ligne Persée avec un article de A Tilquin sur le Stabilimentum (pour ceux qui veulent approfondir la question…)

Wikipedia

Un reportage photo dans l’antre de Glacas pour la découvrir sous forme d’enquête policière

 

 

 

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août 29

L’Épeire des bois

Epeire des bois

Aculepeira ceropegia

 Ordre :
Araneae

Famille:
Araneidae

Genre :
Aculepeira

Synonymes:
Epeire à feuille de chêne

Origine:
Contrairement à ce que son nom de genre semblerait indiquer (Aculeus = aiguillon), cette araignée n’a pas d’aiguillon. Il vient sans doute de la forme de l’abdomen relativement effilé.

Araignées (6)B (Medium)Description :
Son abdomen en forme de ballon de rugby et le dessin sur son abdomen en forme de feuille de chêne permettent de l’identifier assez facilement.

Taille :
Le mâle mesure 7 mm et la femelle de 15 à 17 mm.

Milieu :
Elle vit dans les buissons bas, les prairies, au bord des chemins, dans les jardins, toujours dans des endroits exposés au soleil et au vent. On la rencontre en montagne jusqu’à 3 000 m d’altitude.

Présence :
On trouve cette araignée dans presque toute l’Europe, sur le continent américain et en Asie.

Habitudes :
Bien qu’elle séjourne longuement au milieu de sa toile, elle aménage un refuge à proximité fait d’une surface de soie plus dense où elle s’abrite en cas de mauvais temps. Cette araignée est assez farouche : elle se jette hors de sa toile à l’approche d’un intrus, accrochée à un fil qui lui permet de remonter le danger passé.

Contrairement à la plupart des autres épeires qui généralement se cachent à la vue quand elles ne sont pas au milieu de leur toile, l’épeire feuille-de-chêne aime prendre le soleil dans une cupule de soie en haut de sa toile où elle est généralement recroquevillée.

L’accouplement et la ponte ont lieu en automne. Les cocons sont cachés dans les fentes de l’écorce des arbres.

Lieu d’observation :
Lans en Vercors
hameau de la Chenevarie
Lien vers l’emplacement sur la carte

Divers :
Décrite en premier par Walckenaer, 1802 : Faune parisienne. Insectes. ou Histoire abrégée des insectes des environ des Paris, Paris, vol. 2, p. 187-250.

Sources :
Nature Douard et sa fiche descriptive détaillée: Lien
Wikipedia

 

 

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